Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Image numérique et culture visuelle au menu 2009-2010

image Bientôt le début de mes deux nouveaux séminaires, proposés en alternance le jeudi de 18 h à 20 h à partir du 5 novembre (INHA, salle Walter-Benjamin, galerie Colbert, 2 rue Vivienne, 75002 Paris, ouverts aux auditeurs libres).

  • Recherches en histoire visuelle (1er et 3e jeudis du mois, du 5 novembre 2009 au 20 mai 2010)

L'image est aujourd'hui au cœur de la société de l'information. Non plus comme un spectacle auquel on assiste passivement, mais comme un outil de médiation que chacun peut mettre en oeuvre. Cette révolution est liée à la combinaison de trois facteurs techniques, qui s'est produite entre 2003 et 2005: l'arrivée à maturité de la technologie des photocapteurs; la diffusion rapide du haut débit; les services proposés par les systèmes interactifs du web 2.0. Caractérisée par la collectivisation des contenus visuels, l'utilisation des images comme support d'interaction et de communication, ou encore par l'ubiquité des images, un nouveau paysage visuel s'élabore sous nos yeux. Le séminaire proposera une première approche de l’histoire de ces évolutions et de leur mise en récit.

  • Mythes, images, monstres (2e et 4e jeudis du mois, du 12 novembre 2009 au 27 mai 2010)

En articulation avec le séminaire "Recherches en histoire visuelle", ce séminaire poursuit les travaux entamés en 2008 sur la question des images comme support de mythes. Comment et pourquoi l'image devient-elle médiateur de récit? Par quel mécanisme et dans quelles condistions en vient-elle à à se substituer au représenté? On étudiera notamment le rôle de l'iconographie dans la modélisation scientifique et technique, les élaborations de la culture populaire, ou encore la part visuelle de la construction des récits journalistiques.

Tous les séminaires de l'EHESS

Comprendre la pratique du MMS

image Compte rendu de la séance du séminaire "Recherches en histoire visuelle" du 23/04/2009, intervention de Bertrand Horel (Paris 4/CELSA).

Proposé à partir de 2003 dans le cadre des abonnements de téléphonie mobile, le MMS (multimédia messaging service) s'est avéré un échec commercial. Ce service a été conçu sur le modèle du SMS, dont le succès avait surpris les opérateurs. A l'origine simple outil de communication technique, le SMS a fait l'objet d'une réappropriation enthousiaste par les usagers. L'observation de ce phénomène a donné lieu à des théories de sociologie des usages (P. Flichy), spéculant sur les capacités du grand public à se réapproprier les propositions techniques. Mais le miracle ne s'est pas reproduit. L'étude des pratiques du MMS montre qu'il s'agit d'une proposition technique bien trop complexe. La logique de la proposition s'inscrit dans le contexte des investissements lourds liés à l'achat des licences 3G. Face à des capacités de débit que les opérateurs ont payé très cher, la multiplication de services ont pour vocation de rentabiliser cet espace de communication. La théorie du braconnage et de la réutilisation a permis de proposer un service sans s'interroger sur son utilité. L'utilisateur se voit soumis à des contraintes et simultanément à des injonctions à s'émanciper de ces contraintes. Les usages effectifs observés montrent que la communication par messages visuels ne marche pas bien: les gens ne comprennent qu'environ 10% des messages envoyés. Le fait qu'il s'agit d'un système d'échange interpersonnel sans plate-forme publique, du type Flickr, interdit un apprentissage et rend difficile la création d'un code commun.

Séminaire "Quand les images prennent position"

L'Ecole nationale des beaux-arts de Lyon a mis en ligne l'enregistrement vidéo de l'intervention de Georges Didi-Huberman, "Quand les images prennent position" (14-16 novembre 2007), dans le cadre du séminaire "La construction du réel dans l'art contemporain".

Réf.: Quand les images prennent position.

Séminaire "Recherches en histoire visuelle", séances de juin

image

Ci-dessous le programme des dernières séances de l'année du séminaire "Recherches en histoire visuelle". Les auditeurs libres sont admis dans la limite des places disponibles.

  • 4 juin: projection de Godzilla (1954, Ishirô Honda, version japonaise originale sous-titrée en anglais, distribution British Film Institute[1]), commentée par Claude Estebe.
  • 11 juin: "Des images cousues main: la fabrique de l'authenticité dans l'histoire vivante médiévale", par Antinea Leroy.
  • 18 juin: "Man will Conquer Space Soon. La concrétisation par l'image", par André Gunthert.
  • 25 juin: "L'identification biométrique. Comment? Pourquoi?" par Bernadette Dorizzi.

Les jeudis, 17h-19h30, salle Walter Benjamin, INHA, galerie Colbert, 2 rue Vivienne/6, rue des Petits Champs, 75002 Paris (métro: Bourse).

Illustration: Chesley Bonestell, vaisseau spatial à étages (d'après Wernher von Braun), illustration de couverture, Collier's magazine, 22 mars 1952.

Notes

[1] A noter: Contrairement aux Etats-Unis, où les dispositions du fair use protègent les usages d'enseignement et de recherche, en France, ce film n'existe pas et il est impossible de le montrer. Selon les accords négociés avec les sociétés d'ayants-droits dans le cadre de la loi DADVSI, la projection intégrale d'une oeuvre protégée n'est pas autorisée (mais seulement des extraits de 6 minutes), de même qu'est interdite la projection de DVD du commerce acquis par le professeur. Toutefois, dans le cas de la version originale de Godzilla, ce film n'étant pas distribué en France, il n'est pas possible de requérir ni de visionner une copie dans le cadre défini par la loi. En un mot, comme je l'avais déjà signalé ici, le dispositif légal existant est parfaitement inadapté à la cinéphilie et aux études visuelles. Un rapport ministériel rendu public en décembre 2007 a reconnu officiellement que ces dispositions étaient impossibles à mettre en oeuvre et jamais appliquées en pratique.

Un nuage dans mon Powerpoint, svp!

image Les historiens d'art de ma génération ont accueilli avec soulagement les logiciels de présentation visuelle type Powerpoint. La lecture malaisée des diapositives, les inévitables interversions ou inversions, les longues séances de reclassement, les images perdues ou abîmées, l'encliquetage du carrousel, les hoquets et cafouillages divers des projecteurs ont laissé à chacun son lot de disgrâces en direct, dont on n'aime pas réveiller le souvenir. Face à ces défauts, la facilité de sélection des images, la sureté de la projection, la possibilité de légendage ou de comparaison d'images, l'encombrement restreint offerts par les nouveaux outils ont constitué autant d'avancées bienvenues. Encore fallait-il s'assurer de la disponibilité d'un vidéoprojecteur, et que celui-ci soit d'une définition suffisante et correctement réglé - facteurs qui étaient loin d'aller de soi il y a encore trois ans dans les universités et autres lieux de culture français. Aujourd'hui, ne pas disposer de cet équipement est devenu exceptionnel.

Pourtant, un Powerpoint n'est pas forcément le meilleur support pour l'enseignement. Initialement pensé pour les présentations brèves dans un cadre entrepreneurial, le logiciel impose une linéarité intangible, bien adaptée à un discours soigneusement rôdé qu'on n'interrompt pas avant la fin. Mais il manque vite de souplesse devant des étudiants un tant soit peu réactifs, et devient d'autant moins pratique qu'on aime à susciter le dialogue. Un cours est heureusement un espace plastique, plus ouvert à l'interaction qu'une démonstration de produit. En séminaire, combien de fois revient-on en arrière ou se déplace-t-on vers l'avant pour retrouver l'image appropriée? Quand on ne sort pas carrément du diaporama, pour aller chercher sur son disque dur ou sur internet la ressource manquante. Combien de fois aurait-on aimé pouvoir raccourcir ou au contraire allonger tel développement, en ajustant en temps réel le nombre d'images? Dans chacun de ces cas, on rêve à une interface plus malléable, dont la manipulation de l'iPhone donne à peu près l'idée. Représenter sous forme de nuages les groupes d'images d'une photothèque ne devrait pas être d'une insurmontable difficulté. Un tel outil, où l'on pourrait choisir du doigt le visuel adapté, serait l'instrument idéal du conférencier du XXIe siècle. Qui mettra un nuage dans mon Powerpoint?

La culture visuelle s'invite à Neuchâtel

14 heures d'enseignement répartis sur deux jours représentent sans nul doute une épreuve pour les étudiants. Pour le professeur, l'exercice revient à emprunter le rythme du marathon tout en essayant de maintenir pour chaque séquence la qualité du sprint. Une performance physique dont je suis sorti épuisé, mais ravi. Invité par Luc Debraine, journaliste au Temps, à inaugurer le premier cours de culture visuelle proposé par le nouveau master en journalisme et gestion des médias de l'université de Neuchâtel, j'étais partie prenante du programme original concocté par Vincent Kaufmann, qui compte parmi ses intervenants invités Catherine Bertho-Lavenir, Edwy Plenel ou Francis Pisani.

Elaboré a priori, mon plan de bataille a subi quelques modifications en cours de route. La confrontation avec un public neuf, éveillé et réactif, mais doté de points de repères différents de ceux auxquels je suis accoutumé au sein de mon labo, imposait une souplesse et la capacité d'adapter l'offre en temps réel. Au moment où une certaine technocratie nous chante les louanges de l'e-learning, entendue comme la réponse idéale à la pénurie organisée des formateurs, cette expérience m'a rappelé à quel point le rapport concret avec une classe est la condition essentielle de ce dialogue subtil, où l'on mesure par quelques signes discrets – un oeil qui s'allume, un rire, un bâillement, un soupir... –, la réaction de son auditoire à l'enseignement proposé.

Lire la suite...

Bourdieu et la retouche

image Regardons-nous les images? Ou ne sont-elles qu'un écran sur lequel nous projetons ce que nous attendons de voir? Soit un livre majeur sur la photographie, Un art moyen, publié en 1965 aux éditions de Minuit et constamment réédité depuis, synthèse d'une magistrale enquête menée par Pierre Bourdieu sur les usages sociaux du médium. Ce volume comprend deux cahiers iconographiques de 4 pages chacun, insérés entre les pages 112-113 et 208-209. En commentant récemment ce travail avec des étudiants, je m'aperçois qu'ils ne repèrent pas du tout une caractéristique pourtant évidente pour un oeil exercé: la plupart des photographies d'amateur ont été lourdement retouchées.

L'iconographie d'Un Art moyen a été très mal réalisée (voir reproduction sur Flickr). En lisant le texte, qui comporte nombre d'appels de figure sans illustrations correspondantes, on devine que la documentation préparée par Bourdieu était bien plus large et soigneusement préparée. A l'arrivée, seule une page sur les 8 comprend de brèves légendes. Les renvois dans le texte étant fautifs et le choix retenu visiblement incomplet, il est très difficile de retrouver les passages correspondants aux illustrations. Faute d'une articulation précise entre les articles et les images, les cahiers iconographiques deviennent une sorte d'élément décoratif, à l'utilisation aléatoire. C'est probablement pour cette raison qu'ils n'ont jamais fait l'objet d'un examen soutenu.

Il y a deux groupes distincts d'illustrations: un premier sous-ensemble de 6 photographies d'amateur (dont la table des illustrations, en fin de volume, nous indique qu'il s'agit de «la collection de photographies de J... B...», analysées par Bourdieu), puis un autre de 8 photographies d'auteur. Dans le premier groupe, presque toutes les images ont été reprises ou redessinées sur positif à l'encre et à la gouache, de façon relativement grossière (photographies n° 2, 3, 4, 5, 6). Comme il est peu probable que cette retouche (typique de l'illustration de presse, malgré une qualité de réalisation sommaire) soit due à l'auteur des images, il faut plus vraisemblablement l'attribuer à l'éditeur ou au photograveur.

Lire la suite...

Marcel Gauchet: "En état de légitime défense..."

image Dans le cadre de l'opération "Changeons le programme", Marcel Gauchet a prononcé aujourd'hui à l'EHESS un réquisitoire argumenté contre le programme de réforme gouvernemental des universités. Le philosophe montre comment ces projets, loin de corriger les erreurs du système, conduiront inéluctablement à les aggraver. Un podcast à écouter en ligne sur le site Slru-Ehess.

Réf.: Séminaire de Marcel Gauchet, "La redéfinition du savoir sous le néo-libéralisme", amphithéâtre, 105, bd Raspail, 4 février 2009 (extraits, 67 min.), www.slru.ehess.org....

"Changeons le programme" (1)

image Dans le cadre du mouvement de mobilisation pour l'enseignement supérieur et la recherche, l'opération "Changeons le programme" propose une série de débats et d'interventions à propos des réformes du gouvernement (entrée libre).

Lundi 2 février

  • 13h-15h, 105 bd Raspail, salle 11, Birgit Müller, "Une analyse des mots du pouvoir sur la recherche et l'enseignement".
  • 13h-15h, 105 bd Raspail, salle 9, Gérard Noiriel, "Autonomie de la science et démocratie".
  • 13h-15h, 105 bd Raspail, salle 7, Serge Paugam et Cyril Lemieux, "Le sociologue dans la cité".
  • 15h-17h, 54, bd. Raspail, salle 505, Yves Cohen (sujet à préciser).

Mardi 3 février

  • 9h-11h, 105 bd Raspail, salle 7, Isabelle Backouche, Marie Vic Ozouf-Marignier, Annie Sevin, Christian Topalov, avec Afrânio Garcia et Julien Duval, "La recherche à l'université et au CNRS: quel avenir?"
  • 13h-15h, 105 bd Raspail, salle 2, Laurent Barry, Marie-Elisabeth Handman et Dolorès Pourette, "Les raisons de notre grève".
  • 15h–17h, 105 bd Raspail, salle 5, Liora Israel, "Changement du droit et revendication de droits : l’exemple de la recherche et de l’enseignement supérieur".
  • 17h-19h, 105 bd Raspail, salle 8, Christian Jouhaud et al. (séminaire du GRIHL): "Réflexion collective sur le mouvement de protestation de l'ensemble des établissements d'enseignement supérieur et de recherche".

Lire la suite...

Beyond the photograph: Science and the antique in the work of William Henry Fox Talbot

image After André Gunthert's lecture in the lhivic seminar on the early days of the digital photograph and its 'inventor', we returned to one of the inventors of analogue photography, to William Henry Fox Talbot (1800-1877). Talbot is now primarily remembered as one of the pioneers of photography, but his work ranged across the natural sciences, classical scholarship and Assyriology. The recent acquisition of Talbot's archive, including his hitherto neglected non-photographic notebooks, by the British Library now provides an opportunity to uncover Talbot's various interest and outstanding role as a Victorian universal scholar.

The aim of the project "Beyond the photograph: Science and the antique in the work of William Henry Fox Talbot", which began in October 2007, is to catalogue the approx. 330 notebooks and situate the work of the inventor of the positive-negative photographic method on paper in a wider historical and scientific context. Through an examination of archival material at the British Library and elsewhere, this project also aims to produce a doctoral thesis on new aspects of the work of Talbot in addition to the catalogue of his notebooks. The thesis explores Talbot's interest in photographic inventions in connection to his lifelong significant scholarship in Archaeology, Classics and Assyriology, allied to a broader academic programme of research in the history of Middle Eastern Archaeology. When Henry Austen Layard, after his Assyrian excavations in ancient Mesopotamia in the 1840s and 1850s, brought back numerous objects to the British Museum, Talbot became one of the four leading experts in the decipherment of cuneiform. At that time, Archaeology and Assyriology started to establish themselves as disciplines and photography quickly became one of the most important tools for archaeological research. Hence, Photography and Archaeology/Assyriology were directly linked to each other in the 19th century. Talbot as a leading expert in both fields offers an exceptional case study to show how the disciplines have been closely linked to each other in practical terms. For the French context it is crucial to mention, that the first scientific use of Talbot's technique in Mesopotamia was carried out by the French expedition team lead by the archaeologist Victor Place in the 1850s. The project is supported by a collaborative doctoral studentship awarded by the AHRC to the University of Cambridge (Professor Simon Schaffer, Department of the History and Philosophy of Science) with the British Library. Link: http://www.bl.uk...

Résumé de la présentation par Mirjam Brusius dans le cadre du séminaire "Recherches en histoire visuelle", EHESS/INHA, 13/11/2008.

Parution de "Face au réel. Éthique de la forme dans l'art contemporain"

Les éditions Archibooks et l'Ecole nationale des beaux-arts de Lyon annoncent la parution de Face au réel. Éthique de la forme dans l'art contemporain, ouvrage collectif sous la direction de Giovanni Careri et Bernhard Rüdiger, 320 pages ill., 16 x 22 cm, 19 euros, ISBN : 978-2-35733-025-2.

Comment artistes et théoriciens affrontent-ils les questions éthiques d'un art contemporain en pleine évolution face à la technique et à l'enregistrement du «réel», dont il entend témoigner?

Un ensemble de concepts et de pratiques interrogeant une «éthique de la forme» dans la création contemporaine est ici cartographié. Parmi les questions abordées par artistes et théoriciens: la possibilité d'une image «juste», les opérations de montage - entendu comme dispositif opérationnel reliant le document à l'histoire -, ou encore l'art contemporain et son rôle dans le champ de la mémoire.

La recherche ici présentée a été menée sur trois ans par une équipe mixte composée d'artistes, de chercheurs et d'étudiants de l'École nationale des beaux-arts de Lyon et du Centre d'histoire et théorie des arts de l'École des hautes études en sciences sociales de Paris. La création contemporaine a été observée sur l'horizon de son développement récent, avec l'objectif d'en dégager les «objets théoriques»; des objets susceptibles de produire un réseau de relations significatives qui traversent l'art contemporain, le reliant à la philosophie et à l'histoire.

Avec pour principe d'articuler la théorie à la pratique et les démarches intellectuelles aux démarches artistiques, ce travail collectif s'est fondé sur la spécificité la plus remarquable d'une École des beaux-arts : les modalités d'expérimentations qu'elle permet de créer dans le prolongement des échanges, des pensées, des formes et des pratiques qui ont émergé dans la longue durée des séminaires et workshops. Faisant écho aux contributions des artistes et des théoriciens invités (philosophes, historiens de l'art...) les textes et les travaux plastiques des jeunes chercheurs et des jeunes artistes membres de l'équipe restituent la dynamique et le mouvement collectif du projet.

Avec la participation de: Ernst van Alphen, Mieke Bal, Luciano Fabro, André Gunthert, Pietro Montani, Thomas Schütte, Allan Sekula.
Et: Benjamin Seror, Aurelia Elis, Francis Morandini, Morad Montazami, Anne Bourse, Ana Janevski, Emilie Parendeau, Philippe Rousseau, Alina Abramov, Krystyna Poltowicz, Elodie Amet, Anne Creissels.

Bonnes nouvelles pour la rentrée du Lhivic

image Studieuse et chaleureuse. La réunion de rentrée des étudiants du Lhivic, le mercredi 15 octobre à l'INHA, a permis de renouer avec l'ambiance du séminaire après l'interruption estivale. Le pack soudé des aînés a accueilli les nouveaux dans la bonne humeur.

Il est vrai qu'il y avait de quoi se réjouir. Outre le rappel du programme d'enseignement 2008-2009, le plus riche depuis la création du laboratoire, plusieurs annonces permettaient de dessiner les contours d'une année captivante.

En premier lieu, après la participation du Lhivic à la IIIe école doctorale d'été organisée par l'EHESS et l'Institut Telecom, j'avais le plaisir d'annoncer que la thématique de l'édition 2009 sera consacrée aux "Pratiques de l'image dans la société de l'information", et que sa préparation s'accompagnera d'un séminaire-atelier à l'INHA dédié à l'exploration de ces problématiques, avec de nombreux invités (ouvert aux auditeurs libres, les 1er et 3e jeudis du mois, 17h-19h30, première séance le 20/11/08, INHA, salle Walter Benjamin).

Deuxième bonne nouvelle: la sélection par l'ANR (Agence nationale de la recherche) du projet "La production artistique en régime numérique", sous la direction de Philippe Le Guern, qui associe trois équipes: le laboratoire Georges Friedmann (Paris 1/CNRS), le Granem (université d'Angers), piloté par Dominique Sagot-Duvauroux, et le Lhivic (EHESS). Doté d'un budget de 200.000 euros sur trois ans, ce programme de recherche destiné à analyser les nouvelles économies de la musique et de l'image se concrétisera dès le mois de janvier prochain par un séminaire ouvert à tous (les derniers jeudis du mois, 17h-19h30, les 29/01, 26/02, 26/03, 30/04, 28/05, 25/06, INHA, 2 rue Vivienne, salle Walter Benjamin).

Ajoutons à ces annonces celle du colloque "L'histoire de l'art depuis Walter Benjamin" organisé par le CEHTA les 5 et 6 décembre prochains, ainsi que la journée d'études "La matérialité des images", proposée par le Lhivic le 13 février 2009 à l'INHA (salle Vasari), et l'on conviendra que la corbeille 2008-2009 a de quoi contenter les plus solides appétits.

Un séminaire qui fait des bulles

image Les étudiants sont des êtres étranges. Débordants d'imagination pour justifier un devoir non remis à temps – mais souvent moins inventifs lorsqu'il s'agit de traiter le sujet. D'une discrétion janséniste en séminaire – mais n'hésitant pas à noyer le professeur sous les interrogations les plus pressantes dès que sonne la fin du cours. Pour l'avant-dernière séance de l'année, ils m'ont envoyé un message mystérieux, sous la forme d'un magnum de champagne étiqueté à l'enseigne du Lhivic. Dois-je comprendre cette offrande comme l'indication de leur activité préférée dès que j'ai le dos tourné? Comme une invitation à célébrer Bacchus pour mieux oublier un séminaire laborieux? Comme une allusion à une agence de photographes que j'ai superbement ignoré cette année? Je me perds en conjectures...

(Et blague à part, j'étais super fier d'exhiber ce matin la bouteille en famille... Moi aussi, j'étais très content de cette année, exceptionnellement fructueuse dans une période pourtant pas avare en avancées. Merci à toutes et tous, du fond du coeur, pour vos questions enquiquinantes, votre soutien et vos yeux qui pétillent. Avec vous, c'est toute l'année champagne!)

Journées d'études à l'IMEC

image En clôture du séminaire "L'archive et le portrait", organisé en partenariat avec l'IMEC (Institut Mémoires de l'édition contemporaine), le Lhivic a organisé deux journées d'études sur site, les 19 et 20 mai 2008 (voir album). Accueillis dans les conditions privilégiées de l'abbaye d'Ardenne à Caen, les étudiants ont pu examiner un large échantillon de fonds photographiques, représentatifs de la variété des conditions de formation et de conservation de ces ensembles.

Fondé en 1988, l'IMEC conserve les archives de maisons d'édition, de librairies ou d'organes de presse ainsi que des archives de personnalités du monde littéraire et intellectuel. La politique de conservation de l'institut présente la particularité d'étendre l'attention généralement réservée à l'archive papier aux documents multimédia. L'IMEC conserve donc non seulement des correspondances, des manuscrits ou des ouvrages, mais aussi des photographies, des films, des vidéos, des enregistrements sonores, etc. Ces divers documents posent des problèmes de conservation spécifiques.

Lire la suite...

Confrontations et controverses en histoire visuelle

image Deux rendez-vous à noter la semaine prochaine, pour lesquels nous aurons le plaisir de recevoir Olivier Lugon (université de Lausanne):

  • La séance "Histoire du cinéma et histoire de la photographie" du séminaire Frontières et territoires de l’'histoire du cinéma, animé par Christophe Gauthier et Dimitri Vezyroglou, le mercredi 14 mai, 18h-20h, salle Walter Benjamin, INHA, 2 rue Vivienne, 75002 Paris.
  • La séance "Les images en débat" du séminaire Nouvelles pratiques des images, le jeudi 15 mai, 17-19h30, salle Walter Benjamin, INHA, où nous discuterons des expositions "Des Parisiens sous l'occupation" (BHVP, Paris) et "Controverses" (musée de l'Elysee, Lausanne). Edit: album.