Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

L'affaire Guy-Môquet ou les apprentis-sorciers de l'histoire

Encore Guy Môquet? Préalable: je comprends parfaitement et partage à plus d'un titre l'agacement exprimé par Versac. A ceci près qu'il y a dans le déversement qu'il souligne un phénomène qui devient caractéristique de la réception des affaires politiques dans ce pays. Faut-il, comme le suggère Thierry Crouzet, traiter tout emballement médiatique par le mépris? Je ne le crois pas. D'abord parce qu'il y aurait désormais trop de choses à passer sous silence (et mon petit doigt me dit que le paquet ne va faire que s'alourdir). Et puis, pourquoi laisser au seuls journalistes, qui ont suffisamment prouvé leurs limites, le privilège de dicter le sens de lecture? Etant moi-même un adepte résolu de la contre-programmation, je pense avoir suffisamment montré que je choisissais mes objets en fonction de mes préoccupations. Pas la peine, donc, de commenter en m'expliquant “qu'on s'en fout”. Le lecteur, qui a tout loisir de passer son chemin, doit admettre que si je parle d'un sujet, c'est parce qu'il m'intéresse, pas parce qu'il figure à l'agenda médiatique.

L'affaire Guy-Môquet a sa place marquée dans la chronique du régime. Elle offre un puissant révélateur de certains mécanismes de fond. Première initiative publique du président nouvellement élu, elle se présente comme un message patriotique consensuel, appuyé sur l'histoire de France: le rappel mémorial, par l'intermédiaire de sa lettre d'adieu, du sacrifice d'un jeune résistant, victime de la barbarie nazie. Comment un schéma aussi simple a-t-il pu se transformer en chemin de croix, suscitant l'une des plus vives polémiques du début de l'ère Sarkozy? Revue de détail des bugs qui ont miné le plan com' de l'Elysée.

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L'invention du divorce d'Etat

image Dans les dernières semaines de la campagne présidentielle, alors que Nicolas Sarkozy creusait l'écart avec Ségolène Royal, quelques gauchistes désespérés faisaient circuler la rumeur d'un prochain départ de Cécilia. Trop beau pour être vrai, ce scénario semblait seul capable de porter un coup d'arrêt à l'ascension du tribun. Sur quelles bases imaginait-on qu'une séparation d'avec son épouse fut susceptible de fragiliser le candidat? Nul ne s'aventurait dans le détail de l'analyse, mais il paraissait clair qu'un tel cas de figure eut constitué un accident grave. Une bombe atomique, chuchotait-on.

En début de semaine encore, malgré l'impatience grandissante des médias, le comportement de Cécilia Sarkozy était manié avec autant de précautions qu'un flacon de nitroglycérine. Affaire privée, disaient ceux qui ne voulaient pas risquer de nuire au président de la République. Etant entendu qu'une telle péripétie ne pouvait que lui causer du tort. Et pourtant, deux jours après l'annonce officielle du divorce, non seulement l'affairement médiatique est retombé comme un soufflé (moins de 20 secondes au JT d'hier soir), mais le président, loin d'avoir été affaibli, semble sortir intact, voire grandi, de la tempête. Comment expliquer ce retournement?

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Une image qui vole en éclats

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Chacun se souvient de l'extraordinaire mise en scène familiale qui avait marqué l'intronisation du nouveau président de la République, le 16 mai dernier. Abondamment reprise par les journaux et les télévisions, cette image d'une famille recomposée modèle avait donné le la de la "rupture" selon Sarkozy, bien décidé à prendre ses distances avec les pesanteurs républicaines de ses prédécesseurs.

Selon les informations diffusées aujourd'hui par le quotidien suisse La Tribune de Genève (doublé dans 24 Heures), confirmant les rumeurs de séparation qui circulaient dans la blogosphère depuis une semaine (ne cherchez pas dans la presse française: Libé a démenti), cette exhibition d'un bonheur familial sans faille n'aurait été qu'une fiction de circonstance. N'en déplaise à Laurent Joffrin, ce n'est pas internet qui nous fait régresser au XIXe siècle, mais bien le goût sulpicien des services de la présidence, amateurs d'images emblématiques dans la grande tradition du dessinateur Job. Après le film légendaire H.B. Human Bomb, la figure de l'intronisation rejoint les allégories de l'histoire officielle du régime. Un récit qu'il devient de plus en plus difficile de conjuguer avec le réel.

"Affiches de campagne": une expérimentation des usages visuels

image Le 12 avril 2007, soit quatre jours après le début de la campagne officielle pour les élections présidentielles françaises, le projet "Affiches de campagne" a été lancé par le Laboratoire d’histoire visuelle contemporaine (Lhivic). Les objectifs de ce projet étaient définis dans un message électronique diffusé largement auprès des chercheurs de l’EHESS, ainsi qu’auprès des étudiants et usagers de la liste de diffusion du Lhivic. Il s’agissait de mener une «petite étude collective de réception» concernant les graffitis et autres atteintes portées aux affiches officielles des candidats. La première phase de l’exercice devait consister en la constitution d’un corpus, la seconde phase en serait l’observation et l’analyse critique.

Plutôt que de proposer la vision sémiologique habituelle de l'affiche comme réseau de signes, l'hypothèse de travail a été de les considérer du point de vue de leur réception, comme un support d'expression politique. Les affiches politiques suscitent des réactions variées et souvent vives, en particulier dans le contexte très personnalisé de l'élection présidentielle. La nouvelle économie du dialogue permise par les outils du web nous rend aujourd'hui attentifs au fait que l'affiche est un objet particulièrement soumis à l'exercice de l'interaction. D'où l'idée d'essayer d'enregistrer ce phénomène fugitif, de façon collective et locale. L’exercice, qui était d’ailleurs proposé «à titre de divertissement», n’a pas été réalisé selon un protocole scientifique rigoureux. Les consignes de départ étaient volontairement assez souples et ont été complétées d’indications méthodologiques au fur et à mesure de la constitution du corpus.

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L'image parasite. Après le journalisme citoyen

image Au mois de mars 2006, une proposition gouvernementale visant à modifier le droit du travail des jeunes suscite une importante mobilisation universitaire et de nombreuses manifestations dans toute la France. Gilles Klein, journaliste indépendant et blogueur, note que Libération et Le Monde invitent leurs lecteurs à leur faire parvenir des photographies numériques des manifestations. Cette démarche fait partie des nouveaux réflexes de la presse lors d'un grand événement collectif: le 7 juillet 2005, au matin des attentats de Londres, le site BBC News lançait un appel similaire: «We want your pictures[1]».

À la date où Gilles Klein rédige son billet, le mouvement anti-CPE[2] a mis plusieurs centaines de milliers de personnes dans la rue, avec une forte participation de la jeunesse. Pourtant, il constate que les propositions des journaux ne rencontrent qu'un faible écho. «Les "jeunes" ne semblent pas avoir envie d'envoyer leurs photos à des journaux qu'ils ne lisent peut-être pas, commente-t-il. Ils les partagent plutôt sur Flickr – tapez le mot "CPE" et ce matin vous avez près de 1.400 photos[3]

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Pensées de Sarkozie. Le bouc émissaire

Ce soir encore, je ne dors pas. Je me repasse le film. J'essaie de comprendre ce qui nous est arrivé, ce qui nous arrive. Tout est si étrange depuis dimanche. Le Fouquet's, le yacht, la commémoration de l'abolition de l'esclavage, Versailles, Allègre, Kouchner – et Cécilia qui ne vote pas... Drôle de ballet, où tous les points de repère sont systématiquement retournés, inversés, invalidés. Comme si nous devions apprendre à nous en remettre, corps et âme, à la seule loi de l'apprenti sorcier.

Qu'est-ce qui fonde mon sentiment qu'un démocrate est forcément ulcéré par les positions d'un Sarkozy? Qu'il ne s'agit pas d'un politicien comme un autre? Je crois que j'ai trouvé. C'est Miller et Véronis qui m'ont mis sur la voie. Le premier en pointant l'usage de l'implicite, le second en mettant en exergue la figure de l'assisté. Le principe de base de Sarkozy, on pourrait l'appeler la "bouc-emissarisation". Un problème? Un bouc émissaire. Celui sur le dos duquel on charge tous les péchés de la société, avant de le chasser du clan. L'immigré clandestin, les 35 heures, le chômeur profiteur, la racaille des banlieues, le criminel multirécidiviste, le pédophile violeur – sans oublier mai 1968...

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Schneidermann ne sait plus sur quel blog danser

image Peut-on être simultanément journaliste et blogueur? Laisser parler tout à la fois sa raison et son coeur? Au moment de faire le bilan, Daniel Schneidermann, pilote du Big Bang Blog (l'un des lieux les plus prisés de la blogosphère et un média désormais plus intéressant et plus réactif que l'émission "Arrêt sur images") retrouve les habitudes de sa corporation d'origine. Dans un entretien intitulé "Pendant la campagne, les médias en ligne ont raté des occasions d'acquérir une vraie stature", publié par Le Monde.fr, il estime notamment que "l'amateurisme, c'est ce qui fait le charme des médias en ligne", mais que "les blogs n'ont pas réussi à prendre le relais et n'ont pas réussi à produire une information alternative crédible".

Surprise! Dans l'édition d'aujourd'hui d'"Arrêt sur images", Schneidermann a choisi d'asseoir aux côtés de Henri Guaino, auteur des discours de Nicolas Sarkozy, deux débatteurs: Jean Véronis et Gérard Miller. Professeur de linguistique à l'université d'Aix en Provence, Jean Véronis a aussi été l'un des blogueurs les plus actifs de la campagne présidentielle, fournissant en direct matériel et analyses des discours des différents candidats sur Technologies du Langage (où l'on peut lire par exemple le passionnant décryptage de l'expression "La France qui se lève tôt"). Quant à la présence de Gérard Miller, elle n'était évidemment pas justifiée par ses prestations chez Ruquier, mais par la vidéo diffusée dans les derniers jours de campagne sur Dailymotion, où le psychanalyste proposait un examen serré des principaux slogans sarkozistes, dont a déjà dit ici même tout le bien qu'on en pensait. Alors, Daniel? Le web, amateur et incapable de prendre le relais? Ou bien suffisamment pertinent pour nourrir une émission télévisée? A vous lire, on se dit pourtant qu'il y a aussi des blogueurs qui se lèvent tôt...

Premières images de Sarkozie

Edit: "Croisière sur le Paloma, le retour de Johnny, affrontements avec la police", extrait du journal télévisé de 20 h de France 2.

La nouvelle machine à gagner de la droite

D'où vient la victoire de Nicolas Sarkozy? D'une envie d'action des Français, très certainement. L'envie d'un chef, d'un management et d'une voie claire. Quelle qu'elle soit, pourvu qu'elle donne un peu d'espoir, sans doute. J'avoue que ces propos de Versac me laissent songeur. Sans prétendre en remontrer au nouvel Alain Duhamel de la blogosphère, il me semble utile de tenir compte de quelques autres éléments d'analyse.

La France n'a pas basculé d'un coup à droite toute. Cela fait longtemps que la glissade a commencé, comme le révèle l'intraitable thermomètre du vote Front national. Ce mouvement est passé inaperçu en raison du cordon sanitaire maintenu par Chirac. En 2002 encore, sa victoire pouvait faire oublier que Le Pen avait recueilli plus de 5,5 millions de voix. Sarkozy, lui, ne l'a pas oublié. Il est le premier dirigeant de la droite de gouvernement à avoir ouvertement prôné le rapprochement avec l'électorat du Front national. Cette stratégie politique inédite est la nouvelle machine à gagner de la droite. Le succès qu'elle a remporté ce soir suggère qu'elle ne va pas changer de sitôt de dispositif.

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"La campagne du net" diffusé sur Arte

image La campagne du net, documentaire de Frédéric Biamonti et Alexandre Hallier, (France, 2007, 52mn), coproduction ARTE France/La Générale de production.
Diffusion: le mardi 8 Mai à 20h40 sur Arte (rediffusion en streaming du 9 au 16 mai sur Arte.tv).

Une chronique de la présidentielle sur le web. Les candidats se sont tous mis à Internet, avec plus ou moins de bonheur. Mais ils sont peu nombreux à avoir entendu cet appel au renouvellement du débat que lancent les internautes. Sur la Toile, les réactions se déchaînent. Sont-elles représentatives de l’ensemble des électeurs français? Y a-t-il des "e-favoris" parmi les candidats? S’efforçant de répondre à ces interrogations, le film part à la découverte des différents acteurs de la présidentielle sur le Net: équipes Web des candidats, "e-militants", blogueurs influents… Il suit la chronologie de cette campagne numérique, des premières escarmouches d’automne (la vidéo montrant Ségolène Royal parlant des professeurs, à Angers) jusqu’aux grandes batailles du printemps. Il tente également de cerner le rôle d’Internet en tant qu’outil politique et démocratique, pointant au passage la difficulté avec laquelle les médias traditionnels prennent la mesure de ce phénomène et de ses règles du jeu.

Avec la participation de: Marc Abélès (EHESS), Guy Birenbaum, François de la Brosse (UMP), Etienne Chouard, Quitterie Delmas (UDF), André Gunthert (EHESS), Bruno Patino (LeMonde.fr), Stéphane Paoli, Benoît Thieulin (PS), Thierry Vedel (Sciences Po), Versac, Nicolas Voisin, etc.

Dimanche 6 mai, 12 h

image France, jour de vote, second tour: comportements péri-électoraux. Est-ce que c'est moi? J'ai l'impression que mon boucher a aujourd'hui une mine particulièrement réjouie. Est-ce que c'est moi, ou est-ce que les gens s'observent du coin de l'oeil dans la queue? Est-ce que c'est moi? J'ai le sentiment qu'il vaut mieux que je ne tire pas trop la tronche...

Illustration: graffiti lettré sur une affiche de Ségolène Royal (30 avril, rue du Temple, Paris, photo: Fanny Lautissier), référence à une célèbre parodie de la Joconde par Marcel Duchamp. Plus de 750 photographies à consulter sur le groupe "Affiches de campagne".

Des violons pour Sarkozy. Dernières notes sur les vidéos de campagne

Durant l'entre deux-tours, la charge des vidéos politiques a poursuivi sa croissance: plus de 1500 nouveaux contenus identifiés par le Vidéomètre ont été postés depuis le 22 avril. Quelques remarques sur les nouveautés de cette séquence.

Victoire de la communication 2.0. Qui a vu, commenté ou entendu parler des clips de campagne de second tour? Alors que le phénomène "vidéos de campagne" a pris de la consistance et suscité de nombreux articles dans la presse (le Vidéomètre n'est pas totalement étranger à cette attention), les clips traditionnels n'ont pas éveillé le moindre intérêt. Comme les affiches ou les tracts, cette forme de communication a pris un sérieux coup de vieux durant la campagne 2007. C'est d'autant plus frappant qu'il y a eu de véritables efforts de réactivité: les clips des deux candidats ont réussi la gageure, compte tenu des conditions de réalisation, d'intégrer certains éléments en rapport avec l'actualité du débat. Peine perdue. Mise en concurrence avec les formes brutes de l'expression politique et avec des modalités de consultation libres, cette communication trop formatée, à la diffusion obligatoire, ne fait plus recette. Pour compléter l'observation, on notera en revanche que, selon tous les responsables politiques, les meetings n'ont jamais été aussi pleins. Ce n'est donc pas l'ancienneté qui est sanctionnée, mais le type de relation au politique. Le public a plébiscité les formes favorisant la participation et l'interaction. Les campagnes de 1995 ou de 2002 avaient été confisquées par les agences de publicité. 2007 aura été la campagne de la réappropriation par les militants de la communication politique. Ce n'est pas une mauvaise nouvelle.

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La guerre des audiences a commencé

image Branle-bas de combat dans les réseaux militants sarkozistes, bien décidés à attaquer la Ségosphère sur son propre terrain. Les deux camps avaient eu jusqu'à présent une stratégie antagoniste. Alors que l'UMP préférait diffuser ses vidéos au sein de canaux protégés, dont les audiences n'étaient pas connues, comme NS-TV, le PS avait fait depuis le début de la campagne le choix de l'exposition sur des plates-formes publiques, plus conforme à l'esprit du web 2.0. Avec la vidéo "Sarkozy Human Bomb", repérée par le Vidéomètre du 28 avril, on assiste dans les derniers jours de la campagne à un retournement de stratégie radical.

Pour la première fois, sollicités par leurs réseaux, les militants UMP jouent la course à l'audience en territoire ouvert, sur Dailymotion – de façon un peu trop voyante il est vrai. Le Vidéomètre n'avait jamais enregistré une telle progression, pour ainsi dire instantanée. Un phénomène dont l'originalité n'a pas échappé à Versac, qui en proposait dès samedi un décryptage pertinent.

Contrairement à certains pseudo-spécialistes, nous ne nous hâterons pas de conclure au bidonnage. Ainsi que nous avons pu l'établir, il n'existe que deux façons de créer une audience forte pour les contenus en ligne. Dans un environnement fermé, c'est la viralité militante qui opère, grâce à l'efficacité de réseaux constamment entretenus et très réactifs. Dans un environnement ouvert, aucune vidéo ne peut atteindre rapidement un score important sans une mention par un média en ligne, ou le cas échéant par une mise en valeur sur les plates-formes elles-mêmes. En l'absence de toute citation par un grand média, "Sarkozy Human Bomb" fournit le premier exemple ouvertement revendiqué de l'application de la méthode de création d'audience militante en environnement ouvert, qui explique les caractéristiques très inhabituelles de sa progression, en taille et en vitesse.

Pour le camp sarkoziste, la nouveauté est donc bien dans le choix de la course à l'audience – un terrain sur lequel il ne s'était jamais situé jusqu'à présent, et où il se place délibérément en concurrence avec la Ségosphère. Il est évidemment assez drôle de constater, de la part de l'UMP, le recours à des méthodes qui avaient été reprochées au PC au début de la campagne. Qu'importe! C'est désormais l'urgence qui commande.

Dailymotion expliqué aux enfants

image Le blog Arte.tv reproduit un extrait d'un entretien avec votre serviteur réalisé par Elodie Barety le mardi 24 avril, sur les usages politiques de Dailymotion. Cette interview s'inscrit dans un documentaire en préparation consacré au rôle d'internet dans la campagne (La campagne du net, de Frédéric Biamonti), qui sera diffusé sur Arte le 8 mai prochain à 20h40. A ne pas manquer!
Edit. La suite avec Rémi Douine, coauteur du Vidéomètre, qui analyse les différentes stratégies de communication vidéo des partis et dresse un tableau des vidéos de l'entre-deux tours.

"La France d'après", première vidéo buzz de second tour

image A l'approche du second tour, le Vidéomètre (dont les classements sont désormais repris par 20 Minutes.fr et La Dépêche du Midi) adapte sa formule. Outre le classement habituel des 25 premières audiences, il propose une mesure spécifique des vidéos postées depuis le 21 avril 2007, le "Vidéomètre du 2nd tour".

Plutôt que l'indétrônable "Vrai Sarkozy", ce nouveau classement fait apparaître en première place l'enregistrement de la conférence de presse du 25 avril de François Bayrou. Mais la véritable révélation de la journée d’hier est le film "La France d’après" (1e partie) qui, trois jours à peine après sa mise en ligne sur Dailymotion, atteint un niveau d’audience cumulée de plus de 11.000 vues. Composé par un habile montage d'archives, non dénué d'humour, ce film militant propose une anticipation des conséquences d'une élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la république. Sur la journée de jeudi, plus de 7.000 personnes ont consulté cette vidéo sans pour autant que celle-ci ait été relayée par un média en ligne. Au vu du taux de croissance de l’audience au cours des trois derniers jours, nous lui décernons la palme de première vidéo buzz du second tour.