Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Voyage au pays des mashups (1): Fastr

image Selon Wikipédia, un mashup est une application composite «qui combine du contenu provenant de plusieurs applications plus ou moins hétérogènes. On parle de mashup artistique ou de mashup technologique (…). On parle de mashup dans le cadre d'une superposition de deux images provenant de sources différentes, superposition de données visuelles et sonores différentes par exemple dans le but de créer une expérience nouvelle.»

Avant d’être appliqué aux recombinaisons de données sur internet, ce terme définissait un style de production musicale. Apparu dans les années 1980, le mash-up est une forme de remix associant dans un même morceau deux ou plusieurs titres existants, mêlant généralement les parties vocales d'un morceau sur la musique d'un autre. Par extension, cette expression sera également appliquée aux productions vidéo mélangeant images et fond sonore de sources différentes. Quelque soit le domaine dans lequel on l'utilise, le terme de mashup désigne toujours un processus libre de transformation créatrice et de recombinaison, une culture du remake qui se nourrit de remaniements et de reprises, basée sur une éthique de l'emprunt et du partage créatifs.

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Small is beautiful (6): le carton d'invitation

image "Small is beautiful" devait être une série de notes sur les effets "à bas bruit" du nouveau. Je ne m'attendais pas y consigner les retours de manivelle de l'ancien. Mais il faut admettre que les outils numériques ont une influence qui déploie leurs modèles bien au-delà de l'univers électronique. Hier encore, au moment de partir, impossible de remettre la main sur ce fichu carton d'invitation (pour la très recommandable exposition Tichy à Pompidou). En fin d'année scolaire, le capharnaüm de mon bureau atteint des sommets. Un état qui n'est d'ailleurs pas sans lien avec l'augmentation de productivité qu'entraîne le numérique – les sollicitations se multiplient, le rythme auquel on est supposé y répondre s'accélère. Mais à la différence du merveilleux bureau virtuel de mon Mac, où tout nouvel objet entrant se range tout seul et reste à tout moment accessible par la grâce de l'indispensable Spotlight, les piles qui s'entassent de part et d'autre de mon écran ne sont, elles, pas indexées automatiquement par l'infaillible mémoire d'un moteur de recherches multicritères. Je me retrouve donc à chaque fois à maudire la poste, l'industrie papetière et Gutenberg lui-même, en écumant les huit tas de courrier astucieusement répartis entre: ultra-urgent, à faire demain, priorité code rouge, sans faute, promis-juré-craché. Le carton, bien sûr, est quelque part sous mon nez, à une distance statistiquement comprise entre vingt et quarante centimètres, mais il est aussi bien caché que la caisse de l'Arche perdue dans les archives fédérales US. Je le sais, c'est peine perdue. Je pars donc furax. A l'arrivée, évidemment, ce truc ne sert strictement à rien, puisqu'on me laisse entrer sans. Quand les fabricants de cartons d'invitation comprendront-ils la futilité de ce vestige des années pub, aussi tendance qu'un clip de Demis Roussos? Ce soir, c'est République des blogs. Au moins une invit' que je n'aurai pas à chercher – merci Facebook!
(A noter que l'expo Tichy a aussi son annonce sur FB – grâce à Marc Lenot, contributeur au catalogue et chercheur au Lhivic.)

Wikio classe les blogs savants

image Créé par Pierre Chappaz en juin 2006, le moteur de recherche francophone Wikio poursuit l'amélioration de son interface, en créant ce mois-ci plusieurs nouvelles catégories de classement des blogs (divers, littérature, musique, science...). Dans la catégorie "sciences", Actualités de la recherche en histoire visuelle, 116e au classement général, remonte à la deuxième place, derrière Affordance.info, d'Olivier Ertzscheid – à qui j'ai essayé sans succès de ravir la tête du classement en rédigeant un billet qui associait Carla Bruni, Laure Manaudou et Simone de Beauvoir. Peine perdue! Olivier suit son sillon grâce à Wikipédia, ce qui lui vaut une interview dans Libération, Ecrans et Politis. J'espère bien que cette mise en valeur du contenu d'ARHV me permettra moi aussi de côtoyer bientôt le monde doré de la grande presse, voire d'accéder à Elkabbach ou Morandini.

La suite du classement distingue Bibliobsession 2.0, Langue sauce piquante, Urfirstinfo, Tour de toile du BBF, Bruit et chuchotements, Figoblog ou Baptiste Coulmont. Soit une prédominance marquée des sciences de l'information et des bibliothèques dans le haut du palmarès.

Lire également chez Ouinon.

Pouvoirs de l'image, mystères de la recherche

Il est de tradition sur les blogs de relever les requêtes les plus étranges ayant conduit sur le site. Enregistrée aujourd'hui à 10h40, la question suivante, sur AOL Search: “faire peur à un ami avec une image à l'ouverture de son PC”, me plonge je l'avoue dans des abîmes de perplexité – tant par son libellé et ce qu'il suggère d'intelligence artificielle dernier cri, par le but énigmatique visé par l'internaute, que par les réponses du moteur, qui donne ARHV en 2e et 3e positions, avec des renvois sur les tags "pratiques" et "photo digitale". Pour le cas où ce farceur adepte des nouvelles technologies repasserait par ici, les suggestions pour obtenir l'effet recherché seront les bienvenues.

Le musée achéménide à l'honneur

image Il y avait foule pour écouter la présentation du Musée achéménide par son créateur, Pierre Briant, mercredi 28 février à l'INHA, à l'occasion de la rencontre-débat "L’image, l’histoire de l’art et le web". Unique en son genre, cette ressource en ligne propose l'accès aux reproductions en haute définition de plus de 8000 objets d’époque achéménide (550 à 330 avant J.-C., entre Indus et Méditerranée), conservés dans des dizaines de musées dans le monde (Bibliothèque Nationale de France, British Museum, glyptothèque de Munich, etc.). Une interface remarquable permet de procéder à une observation détaillée des pièces et de conserver la mémoire de ses recherches sur le site. “Un cabinet d’étude plus encore qu’un musée”, selon la formule de Corinne Welger-Barboza qui, par une heureuse coïncidence, consacre au même moment un article détaillé à ce programme exceptionnel dans les colonnes de l’Observatoire critique (également présent à la rencontre-débat). L'application mise au point par José Paumard (Paris XIII), sous l'égide du Collège de France et du CNRS, sera bientôt disponible en libre accès pour servir à d'autres projets.

Référence: http://www.museum-achemenet.college-de-france.fr/

Le tag social, piège à journalistes

image La rumeur de manipulation des vidéos communistes sur Dailymotion est en passe de devenir l'un des attrape-gogos les plus drôles de la campagne présidentielle. Un mois après Le Monde et Marianne, un journaliste du Figaro.fr est à nouveau tombé dans le piège. Sous le titre "Le mystère des vidéos communistes sur Dailymotion", Jérôme Bouin écrit:

Ce sont les vidéos de la candidate communiste Marie-George Buffet qui occupent les huit premières places du classement, de sa déclaration de candidature jusqu'à ses positions sur le droit opposable au logement. Ces vidéos ont été vues entre 564.000 et 207.000 fois. Des scores étonnants par rapport aux vidéos les plus populaires sur les favoris de la présidentielle. Ainsi, les montages satiriques sur Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy culminent à 56.000 visionnages. Les idées défendues par Marie-George Buffet connaîtraient-elles, via Internet, un regain d'intérêt ou ces chiffres sont-ils obtenus par une manipulation technique ? Chaque clic sur une vidéo étant comptabilisé comme un visionnage, des robots peuvent effectivement être programmés pour répéter cette action des milliers de fois, venant ainsi gonfler l'audience.

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Small is beautiful (2): la carte d'Egypte

image Petite chronique des nouveaux usages (suite). Agé de neuf ans, mon fils est en cours élémentaire deuxième année. Hier soir, il demande à sa mère s'il peut utiliser son ordinateur (celui de son père est toujours occupé). Il lui faut une carte de l'Egypte pour un exposé. Ouverture du navigateur sur la page d'accueil de Google. Il tape les mots: "carte d'egipte" (sic). Le moteur lui propose de modifier l'orthographe pour: "carte d'egypte". Un clic. Puis un deuxième sur l'item "Images". Je n'interviens que pour conseiller de sélectionner l'affichage "Grandes". Il choisit une carte illustrée, un document scanné de 1992, disponible sur Lycos. Impression (couleur). Deux, trois minutes en tout? Là encore, comme précédemment, aucune hésitation sur la procédure.

— Tu connais Google images? Tu as déjà fait des recherches dessus? — Oh oui, à l'école, on va sur Google. On a cherché des images pour préparer les exposés. Le maître va les mettre sur une petite clé pour les mettre après sur notre site, tout le monde pourra les voir. (Puis, avec une lueur de malice, sûr de coincer son interlocuteur:) Tu sais faire des hyperliens?

Pendant ce temps, certains évoquent gravement l'école de Jules Ferry...

Des bravos pour Zotero!

On attendait depuis longtemps un outil capable de produire à la volée des notices bibliographiques à partir de la consultation d'une page web. Après plusieurs essais guère satisfaisants, le chercheur dispose désormais d'une interface qui ressemble beaucoup à la solution miracle: Zotero, produit par le Center for History and New Media. Enregistrer d'un seul clic le titre d'une page web en même temps que son url: ce principe simple et efficace a fait le succès de Del.icio.us. Pour les universitaires, cet instrument restait toutefois trop sommaire pour être utilisé dans un contexte scientifique. Sous la forme d'une extension gratuite de l'indispensable Firefox 2.0, Zotero est un véritable couteau suisse du référencement bibliographique. Sa première fonction est de permettre un archivage détaillé d'une page web: à l'url, au titre et à la date de consultation, il ajoute une sauvegarde complète en html, ce qui est déjà extrêmement pratique. Mais Zotero est aussi un outil de réferencement bibliographique complet: on peut achever à la main le renseignement de la fiche (nom de l'auteur, titre de la publication, etc.), éventuellement enrichie d'une prise de notes, le tout catalogué aux formats classiques des logiciels de bibliographie (EndNote, Refworks, JabRef, etc.), avec lesquels Zotero est parfaitement compatible à l'export et à l'import (là, normalement, le lecteur qui connaît un peu le paysage de la bibliographie électronique doit commencer à avoir les yeux qui brillent...).

Mais ce n'est pas tout: comme on pouvait s'y attendre - comme on pouvait l'espérer - Zotero est aussi capable de reconnaître automatiquement dans une page web les métadonnées bibliographiques et de les enregistrer, toujours d'un seul clic. Il faudra bien sûr corriger et compléter certaines indications, en fonction du contexte et de ses habitudes, mais il suffit de tester l'outil sur la Library of Congress, sur Google Books ou sur le site du New York Times pour commencer à avoir une idée des chevaux qu'on a sous le pied. Evidemment, le village gaulois les catalogues de la BNF restent imperméables à ce type d'interactivité, et requièrent de passer par le bon vieux couper-coller. Quant à Hal-SHS, qui comporte une fonction d'exportation des métadonnées, un peu lourde, mais qui a le mérite d'exister, on ne peut que souhaiter qu'il se convertisse à la philosophie du one-click. En un mot, Zotero livre à la communauté savante un outil admirable d'ergonomie, qui complète avec bonheur les instruments existants. A tester d'urgence.

Consulter également:

Ouverture du site "L'Observatoire critique des ressources en ligne pour l’histoire de l’art et l’archéologie"

image L’équipe de l’Observatoire critique des ressources en ligne pour l’histoire de l’art et l’archéologie est heureuse de vous informer de la mise en ligne de son site: http://www.observatoire-critique.org/

Cette publication se veut un outil de médiation à la disposition des historiens de l’art et des archéologues, étudiants, enseignants, chercheurs pour favoriser l’appropriation critique du web comme environnement scientifique pour la documentation, l’étude et la recherche.

Si internet offre un milieu neuf d’accessibilité à des ressources documentaires de toutes sortes, il peut également être appréhendé comme un laboratoire de nouvelles pratiques. L’innovation prend appui sur l’expérimentation de techniques d’exploitation des documents, et favorise l’échange et le partage, à une échelle transnationale inédite. Ce sont les parti-pris qui animent l’exploration critique du web que nous proposons de construire (cf. Le Projet: www.observatoire-critique.org...).
Un point de vue de départ qui demande à être nourri, interrogé, débattu grâce aux réactions, aux contributions que nous espérons susciter (cf. La Charte et Contacts).

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Flickr: quels appareils pour quelles photos?

image Parmi la disponibilité de trois nouvelles fonctions, Flickr, notre plate-forme préférée de partage d'images, annonce la mise en place d'un outil de recherche sur les appareils photo. Appuyé sur le vaste corpus hébergé par le site (plus de 300 millions d'images téléchargées à ce jour), construit à partir des données Exif, celui-ci fournit diverses statistiques par marque ou par modèle. On peut ainsi savoir quelles sont les caméras les plus utilisées sur Flickr, comparer les tendances sur douze mois, mais aussi observer les photographies produites avec chacun des modèles (voir par exemple les dernières photos réalisées sur Leica M8). Les graphes sont fournis en pourcentages sans échelle chiffrée, mais on peut retrouver les données brutes classées par marques. Ces chiffres confirment par exemple que les utilisateurs de Flickr sont en majorité des amateurs exigeants, munis d'un matériel haut de gamme, plutôt que de simples usagers. Nul doute que les fabricants vont observer avec appétit cette base de données. Quant aux chercheurs, il est tout bonnement incroyable de pouvoir accéder à de telles indications, qui ouvrent à l'analyste imaginatif un vaste horizon de vérifications et d'interrogations.

Une fenêtre sur les archives de l'Ina

image Depuis maintenant plus d’un mois, l’Institut national de l’audiovisuel met en ligne une offre dite “grand public” de près de 100.000 émissions numérisées, soit 10.000 heures d'archives télévisuelles et radiophoniques. D’ici à trois ans, l’Ina espère pouvoir doubler le nombre de programmes consultables sur son site (www.ina.fr).

Cette politique s’inscrit dans un contexte plus large de sauvegarde et de mise à disposition des archives de l’institut, qui se traduit d’abord par une longue et patiente opération de contretypage, sur des supports pérennes, de l’intégralité des archives, dans le cadre d’un contrat d’objectifs et de moyens signé entre l’État et l’Ina. À l’horizon 2015, l’institution annonce ainsi que la totalité de ses fonds sera numérisée. Les professionnels disposaient déjà de l’accès à une sélection d’archives sur la base www.inamedia.com, qui devrait s’élever, en 2009, à un volume de 500.000 heures.

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Un nouveau site pour Roger-Viollet

image L'agence Roger-Viollet, placée depuis janvier sous la houlette de Nathalie Doury, a inauguré le 15 avril la nouvelle version de son site. Outre une présentation historique des collections et divers dossiers liés à l'actualité, celui-ci offre la possibilité de recherches variées (noir et blanc/couleur, recherche par copyright, tri des résultats, rebondir sur les mots-clés, etc.) sur plus de 270.000 images légendées et indexées, sélectionnées parmi les 8 millions de documents de l'agence. 60.000 d’entre elles proviennent de fonds étrangers partenaires (Alinari, Ullsteinbild, TopFoto, Imagno, UPPA, The Image Works, Bilderwelt, Shaw Family Archives) et offrent un regard complémentaire sur les grands événements des deux derniers siècles. L'ensemble constitue un modèle du genre, unique à l'échelon français, dont le développement se poursuit. Parmi les fonctionnalités actuellement à l'étude, on notera avec intérêt la recherche par reconnaissance de formes, qui devrait être proposée au cours du second semestre 2006.

Nouvel affichage de recherche sur Flickr

image Le site de gestion d'images en ligne Flickr donne accès à diverses modalités de recherche (par utilisateur, par mot-clé ou tag, par "interestingness", par date) dont la combinaison ouvre à de larges possibilités. FlickrLeech est une application web qui propose une alternative à l'affichage standard des résultats de recherche, sous forme de mosaïques d'images plutôt que de listes paginées. Certains paramètres sont encore en cours d'amélioration, mais l'outil, puissant, permet dès à présent d'effectuer de façon rapide et intuitive des recherches à priorité visuelle dans le vaste corpus flickérien.

Référence: http://www.houserdesign.com/flickr/

Lire aussi sur ce blog:

MuHST, répertoire des chercheurs français en histoire des sciences et techniques

Après une collecte d'informations effectuée en 2005 auprès d'un millier de chercheurs français en histoire des sciences et techniques, la Cité des Sciences et de l'industrie annonce la mise en ligne du répertoire MuHST (Mailing/répertoire unifié en histoire des sciences et techniques).

MuHST est réalisé collectivement par une équipe de personnels issue du centre d'histoire des techniques du CNAM, du centre Alexandre Koyré/Centre de recherche en histoire des sciences et des techniques (UMR 8560 du CNRS/EHESS/MNHN/CSI), de l'Espace Mendès France (CCSTI en Poitou-Charentes) et de la Société française d'histoire des sciences et des techniques. Il est composé de deux parties: un répertoire public et gratuit, doté d'un moteur de recherche multi-critères, et un extranet réservé aux institutions alimentant l'annuaire. Ce dernier leur permet d'effectuer des publipostages ciblés et personnalisables sur support papier ou électronique vers la communauté élargie des historiens des sciences et des techniques.

Référence: http://histsciences.univ-paris1.fr/muhst/

Internet va trop vite pour Google

Maîtriser les moteurs de recherche est une condition indispensable pour profiter des ressources du réseau. La publication, jeudi matin, d'un billet sur les nouvelles images d'Abou Ghraib nous donnait l'occasion de tester la réactivité de ces outils à l'épreuve d'un cas concret. Premier constat: les internautes font confiance aux journalistes et autres gourous qui promettent l'accès à l'information en temps réel. Tout au long des journées de jeudi et vendredi, cherchant à apercevoir les images chichement relayées par les grands médias, ils ont tapé sans relâche sur Google la requête Abou Ghraib (l'expérience a été volontairement limitée à l'orthographe francophone). Deuxième constat: pendant ce temps, leur moteur favori n'a affiché en première page que des sites datant de 2004 ou 2005.

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Stratégies de recherche sur internet: pageranking vs social search

Un intéressant article publié par BusinessWeek online fait le point sur la stratégie de Yahoo! face à Google. En se spécialisant dans le rachat successif d'outils voués à réunir et à faire dialoguer des micro-communautés d'internautes (WebJay, en janvier, après Flickr, en mars 2005, puis Del.icio.us en décembre) Yahoo! confirme son intention de contrer le leader de la recherche en ligne par le recours aux ressources collaboratives, territoire de la "recherche sociale" (social search). Alors que Google, pour réaliser son classement des sites indexés (dénommé pageranking), s'appuie sur une technologie de calcul mathématique déjà ancienne, à l'échelle du web, la "recherche sociale" s'élabore de façon empirique grâce aux filtres formés par les communautés d'usagers. Yahoo! peut-il ainsi rattraper son retard sur son concurrent? Ben Elgin souligne les risques de cette stratégie, qui repose sur la délégation de la hiérarchisation aux internautes et sur leur usage croissant desdites ressources. Certains experts refusent d'admettre que la "sagesse des foules" (wisdom of crowds) puisse se substituer à l'objectivité du calcul. Pourtant, Google a lui aussi décidé d'investir dans la "recherche sociale" et le succès croissant d'outils comme Technorati semble témoigner en faveur du système des tags (mots-clés désignés par l'internaute), au détriment des technologies d'évaluation automatique. Une révolution des usages est en cours.

Source: Ben Elgin, "Yahoo's Social Circle", BusinessWeek online, 23/01/2006.
Via Thomas Hawk's Digital Connection, 23/01/2006.

ART-Guide: un nouveau moteur de recherche dédié à l'histoire visuelle

image La liste H-ArtHist signale la connexion du moteur de recherche ART-Guide – Sammlung kunsthistorischer Internetquellen, réalisation commune des bibliothèques universitaires de Heidelberg et de Dresde, au Virtuellen Katalogs Kunstgeschichte (VKK) de l'université de Karlsruhe, qui ouvre à des méta-recherches dans les catalogues des bibliothèques d'histoire de l'art allemandes et européennes.
Spécialisé dans l'indexation des ressources en ligne (portails, banques d'images, listes de diffusion, etc), ART-Guide se donne pour objectif de couvrir l'ensemble de l'histoire visuelle européenne de l'antiquité à nos jours. En cours d'enrichissement, sa base de données présente d'ores et déjà un large éventail de ressources, qui vont de l'archive Kurt Schwitters du Sprengel Museum Hannover à la section "Visual arts" du Arts and Humanities Data Service, en passant par le Art Theft Program du FBI.

Source: Sabine Häußermann, Universitätsbibliothek Heidelberg, liste H-ArtHist, 17 janvier 2006.
Edit: Lire aussi sur ce blog: Création d'une archive ouverte en histoire de l'art par l'université de Heidelberg, 23/10/2006.

Ouverture du portail de la bibliothèque de la MSH

La bibliothèque de la Maison des sciences de l'homme, 54, bd Raspail, 75006 Paris, annonce l'ouverture du portail "Babylone", qui donne accès au catalogue des ouvrages disponibles ainsi qu'à de nombreuses ressources documentaires, répertoires de thèses, sources statistiques, etc. L'interface n'est pas des plus affriolantes - qu'importe! Le principal est de pouvoir accéder en ligne aux services d'une des plus importantes collections parisiennes en sciences humaines et sociales.
Adresse: http://catalogue.bibliotheque.msh-paris.fr