Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Pour une histoire de l’audiovisuel éducatif (1950-2007)

Journée d’étude à la Bibliothèque nationale de France, mercredi 14 novembre 2007, site François Mitterrand, Petit auditorium.

La Bibliothèque nationale de France et le Centre national de documentation pédagogique organisent une journée d’étude pour explorer l’histoire et les archives de l’audiovisuel éducatif au cours du dernier demi-siècle.
De l’héritage du cinéma éducateur à la création de La Cinquième, du studio transformé en salle de classe à la mise en ligne d’outils pour le cours, l’histoire de la télévision scolaire fait ressortir une formidable capacité d’invention de dispositifs et d’innovations pédagogiques, appuyée sur des expérimentations pionnières.
Partie intégrante de l’histoire du cinéma et des médias de l’après-guerre, l’audiovisuel éducatif a fait appel à nombre de jeunes talents, tant devant l’objectif que derrière la caméra.
Au cours de la journée alterneront projections d’archives, témoignages d’acteurs engagés et analyses de spécialistes.

Lire la suite...

Le Mois du film documentaire: programme de la BNF

Dans le cadre de la 7e édition du Mois du film documentaire, une sélection d'une trentaine de films représentative des réalisations françaises ou francophones de l'année écoulée est consultable sur poste individuel au niveau tous publics de la BnF (Haut-de-jardin) durant tout le mois de novembre 2006.

Le Mois du film documentaire à la BnF
Du 2 au 30 novembre 2006 en salle B, Haut-de-jardin
Site François-Mitterrand, quai François-Mauriac - Paris XIIIe
Du mardi au samedi de 10h à 20h et le dimanche de 13h à 19h.

Lire la suite...

Projection de "Nuremberg. Les nazis face à leurs crimes", de Christian Delage

image Arte annonce la diffusion le 4 octobre 2006 à 20h45 de Nuremberg. Les Nazis face à leurs crimes, un film de Christian Delage (France, 2006, 90 min, La Compagnie des Phares et Balises/Arte France).

"Les audiences de Nuremberg, ossature d’un documentaire exceptionnel"
Par Frédérique Pris (AFP)

Un documentaire sobre, pédagogique et passionnant de bout en bout, plonge le téléspectateur au coeur de ce procès historique, grâce aux images tournées dans le palais de justice par une équipe de cameramen américains. Contrairement à d'autres films sur ce sujet (notamment le célèbre De Nuremberg à Nuremberg de Frédéric Rossif), le documentaire de Christian Delage ne quitte presque jamais les quatre murs du palais de justice de la ville allemande.

Le procureur général américain Robert Jackson avait décidé de filmer les audiences du tribunal militaire international de Nuremberg, où comparaissaient 22 dignitaires nazis, accusés de crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Les prises de vue sont assurées par l’équipe de la Field Photographic Branch, une unité spéciale des Services secrets américains créée par le célèbre réalisateur John Ford avant l’entrée en guerre des États-Unis.

Tout au long des dix mois du procès (de fin novembre 1945 au 1er octobre 1946), 25 heures de films ont été accumulées, sur des pellicules dont la durée n’excède pas 10 minutes. Ce sont ces images – transférées sur support vidéo par le Musée américain de l’Holocauste – qui servent d’ossature au documentaire de Christian Delage. La caméra s’attarde sur les préparatifs des cameramen, des sténos, des dessinateurs de la presse, avant de se tourner vers le box des accusés, où entrent Hermann Göring, Wilhelm Keitel, Joachim von Ribbentrop, Rudolf Hess...

Lire la suite...

Daguerre et Wikipedia (fin)

A mon grand désappointement, l'affaire Daguerre vs Wikipédia se clôt par un fiasco. Rappel des épisodes précédents: en novembre dernier, consultant les articles "Daguerre" et "Daguerréotype" de l'encyclopédie en ligne, je constate qu'il sont illustrés par une reproduction du "Cabinet de curiosités", incunable de 1837 appartenant à la Société française de photographie (SFP). Une mention de copyleft explique que cette image relève du domaine public “en raison de la date de mort de son auteur” (Daguerre est mort en 1851). Cette justification pose à mes yeux un problème intéressant. Parmi les familiers des collections de la SFP, nous sommes quelques-uns à savoir que le daguerréotype en question s'est presque complètement effacé et présente aujourd'hui l'aspect d'un miroir. Cette photographie n'a plus été exposée depuis le début du XXe siècle. D'après mes vérifications, la seule reproduction en circulation est celle effectuée à partir d'une copie de 1925, en noir et blanc, par l'archiviste Georges Potonniée. Je décide alors de tirer argument de la différence d'aspect visible à l'oeil nu entre l'état actuel de l'original et la reproduction de 1925 (voir ci-dessus) pour interpeller Wikipédia sur ce blog et publier pour la première fois une image de l'aspect contemporain du "Cabinet". Fin du premier acte.

Lire la suite...

Moisson de bourses au Lhivic

Sponsor de la galerie de photographie de la Bibliothèque nationale de France depuis 2003, le champagne Louis Roederer a créé cette année une nouvelle bourse de recherche dédiée à l'histoire de la photographie, d'un montant initialement fixé à 10.000 €. A titre exceptionnel, étant donné la qualité des dossiers, cette bourse a finalement été attribuée à deux candidats: Paul-Louis Roubert, pour 10.000 €, et Thierry Gervais, pour un montant supplémentaire de 5.000 €. Nos félicitations aux heureux lauréats, tous deux membres du Laboratoire d'histoire visuelle contemporaine de l'EHESS.

image Docteur en histoire de l'art de l'université Paris 1, Paul-Louis Roubert a récemment intégré le Lhivic au titre de post-doc. Le dossier qu'il a défendu pour la bourse Roederer est un projet d'exposition et de catalogue réalisé en collaboration avec la Bibliothèque nationale et la Société française de photographie, intitulé: Les nouveaux primitifs. Depuis plus de vingt ans, l’histoire de la naissance de la photographie artistique en France s’est considérablement enrichie. En complément des grandes monographies consacrées à Gustave Le Gray, Félix Nadar, Édouard Baldus, Roger Fenton ou les frères Bisson, des études sur les structures institutionnelles, artistiques et critiques sont venues parfaire la connaissance du contexte prévalant à l’émergence à la fin des années 1840 d’une génération de "primitifs" défendant une pratique sensible de la photographie. Cette génération qui a fourni les noms des photographes sur lesquels s’est consolidé un marché de l’art florissant autour de la photographie depuis la fin des années 1990 n’a pourtant pas fait l’objet d’une étude globale depuis l’édition aux États-Unis en 1983 de l’ouvrage The Art of French Calotype par André Jammes et Eugenia Parry Janis. Il est temps de mettre en correspondance les images avec cette histoire de la photographie renouvelée dans ses sujets et ses méthodes pour un nouveau point de vue sur la question de l’art et de la photographie au XIXe siècle.

Lire la suite...

Bourse de recherche Louis Roederer sur la photographie

Le champagne Louis Roederer s’investit depuis 2003 dans la création et le développement de la galerie de photographie de la Bibliothèque nationale de France en soutenant un programme international d’expositions, tout en contribuant à la découverte d’artistes aux talents moins connus du grand public. Afin d’étendre son action en faveur de la photographie, Champagne Louis Roederer souhaite financer un travail de recherche dans ce domaine en finançant l’attribution annuelle d’une bourse de 10.000 euros à un chercheur.

Lire la suite...

Colloque "L'historien et les images"

Ecole normale supérieure, département d'histoire
45, rue d'Ulm, 75005 PARIS, tél.: 01 44 32 30 28
31 janvier-3 février 2006

Organisation: Nadeije Laneyrie-Dagen, Gilles Pécout
Secrétariat: Joselaine Citounadin

Que peut faire l'historien avec les images? Comment écrire l'histoire avec des images et comment faire également l'histoire des images, de leur production, de leur utilisation sociale et politique? Ces questions, qui ont une actualité particulière à une époque où le pouvoir et la diffusion des images sont devenus des faits incontestables, sont au principe de la IVe Semaine de l'histoire du Département d'histoire de l'ENS.

Lire la suite...

Call for papers: colloque "James Bond (2)007"

image Appel à communications pour le projet de colloque international:
James Bond (2)007. Histoire culturelle et enjeux esthétiques d’une saga populaire
BNF et CEEA, Paris, 16, 17 et 18 janvier 2007

Date limite : 15 mars 2006

Ian Lancaster Fleming, le créateur littéraire de James Bond, est né en 1908: champion d’athlétisme, journaliste, banquier, agent de change, agent secret pendant la seconde guerre mondiale, éditeur; ce n’est qu’en 1952 qu’il inventa son héros, James Bond, lui consacrant 14 recueils. Si l’auteur est décédé en 1964, à l’âge de 56 ans, son personnage lui survit aujourd’hui dans l’édition avec de “Nouvelles aventures de James Bond” écrites successivement par Kingsley Amis, John Gardner et Raymond Benson, mais surtout sur grand écran avec 20 films - bientôt 21.

En 1965, au moment où le cinéma en fit un phénomène de société, paraissait en Italie le livre pionnier Il caso Bond, sous la direction d'Oreste del Buono et Umberto Eco (Milan, Bompiani, coll. “cose d'oggi”, 37). Dans cet ouvrage, Umberto Eco décryptait les structures narratives des romans de Fleming. En 1980, au Danemark, Gérard Lehman montra la filiation de James Bond avec la littérature héroïque antique et médiévale (James Bond, héros mythique, Presses Universitaires d’Odense). Depuis, en dépit de quelques études principalement anglo-saxonnes, le James Bond littéraire ne semble pas avoir reçu une attention scientifique à sa mesure. Quant au James Bond cinématographique, bien qu’il constitue depuis 43 ans la plus longue série en continu de toute l’histoire du 7e art, et qu’il ait survécu à la fin de la guerre froide, il ne représente pas vraiment, en France du moins, un objet d’étude légitime. Pourtant, de 1962 – date de sortie de Dr No – à Casino Royale bientôt, on peut émettre l’hypothèse que ces films (et avant eux les romans) sont d’excellents témoins de l’histoire culturelle de nos sociétés et de leurs évolutions et qu’ils possèdent une singularité esthétique qui mérite d’être réévaluée. Si James Bond appartient à l’histoire contemporaine et aux formes populaires qu’elle a engendrées, une part de cette histoire en retour lui appartient.

Lire la suite...

Colloque "Droit des œuvres et métiers du patrimoine cinématographique et audiovisuel en Europe"

Bibliothèque nationale de France, site Tolbiac
Les 29 et 30 novembre 2005

Pour la quatrième année consécutive, la BnF et d'autres institutions patrimoniales organisent des Journées sur les archives de cinéma et d'audiovisuel.

Lire la suite...