Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Les films lauréats du prix d'anthropologie visuelle

L'Image en Sciences Sociales (EHESS) et CNRS Images vous invitent à une projection des films des lauréats du prix d'anthropologie visuelle

Le 22 novembre 2006 à 17h30
Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales
Amphithéâtre, 105 bd Raspail, 75006 Paris

  • Frédérique DEVILLEZ, La vie de Château (Belgique)

Au "Petit Château" règne l'attente. Dans ce centre d'accueil de Bruxelles au nom insolite, des demandeurs d'asile du monde entier comblent le temps en attendant de savoir si leur demande sera acceptée. Comme dans les Mille et une nuits, le temps peut se filer en racontant... (durée: 50').

  • Yu-I KUO, Lointain soleil sur les Akha (Chine)

La vie rurale et urbaine en milieu akha, non loin de la frontière birmane, dans la province de Hunan, en Chine. Un journal de terrain avec quelques scènes exceptionnelles de séances shamaniques décrites en situation spontanée. Un équilibre intéressant entre observation et subjectivité (durée: 51').

  • Michel TABET, Nabatieh 2006 ou les larmes de l'Imam Hussein (Liban)

Chaque année, la ville de Nabatieh commémore le martyre de l'Imam Hussein. Ce film propose une incursion dans les cérémonies de février 2006. Il s'inscrit dans le cadre d'une recherche en anthropologie visuelle et décrit la diversité des gestes et des représentations qui caractérisent les cérémonies publiques d'Achoura dans cette ville du Liban-Sud (durée: 50').

Grands médias, petites phrases; petits médias, grands discours

image Avec la désignation prochaine du (ou de la) candidat(e) socialiste à la présidence de la République prendra fin la première phase d'une précampagne déjà riche en rebondissements. L'un des éléments de bilan de cette période est un nouveau partage du rôle des médias. Pendant que les principaux représentants du gouvernement - Jacques Chirac, Dominique de Villepin ou Nicolas Sarkozy - occupaient le terrain des grands médias selon la formule traditionnelle de la petite phrase, de l'intervention ciblée ou de la proposition ponctuelle, on a vu les challengers installer un autre format grâce à l'espace offert par les médias alternatifs: télévision numérique terrestre ou web TV.

Frappé a priori d'illégitimité par les décideurs du marketing médiatique, le temps réservé à l'expression politique n'avait fait que se restreindre, se disperser ou se diluer dans la période récente. Aussi est-ce avec une certaine surprise qu'on a pu observer la réapparition de ce facteur inattendu: la durée, dans les prestations des candidats non-gouvernementaux, avec la série de débats du trio socialiste Fabius-Royal-Strauss-Kahn retransmis sur la Chaîne parlementaire (LCP), ou encore l'entretien de deux heures et demie accordé par François Bayrou à l'équipe du PoliTIC'Show. Assurément, ces formats pas plus que ces contextes de diffusion ne sont destinés à toucher la plus large part de l'électorat. Mais parce qu'ils s'adressent à sa partie la plus politisée, ils n'en pèseront pas moins de façon déterminante sur la suite de la campagne.

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Bribes d'histoire sur Flickr

Comme on le sait bien par ici, le dépôt d'images Flickr ne se limite pas à compiler les albums de famille, mais comprend les matériaux les plus divers, parmi lesquels les photographies anciennes commencent à faire nombre. Notre excellent confrère, le blog allemand Fotostoria, s'est livré à un premier relevé des ressources intéressant de près ou de loin la photographie historique, parmi lesquels on retiendra notamment les groupes suivants:

Comme on pouvait s'y attendre, la majeure partie de ce matériel concerne ...la photo de famille. Ce qu'on se gardera bien de négliger, car il n'a pas été simple d'accéder jusqu'ici à la part privée de la mémoire photographique, à propos de laquelle on se contente habituellement de quelques généralités ou approximations. Les échantillons disposés sur Flickr permettent de commencer à prendre la mesure du travail de vérification qui reste à faire.

Parution de "L'image sans qualités", de Paul-Louis Roubert

image Les éditions du Patrimoine annoncent la parution de L'Image sans qualités. Les beaux-arts et la critique à l'épreuve de la photographie, 1839-1859, par Paul-Louis Roubert.

L’annonce de l’invention de la photographie sous la forme du daguerréotype, en 1839, est un événement capital qui place la société au coeur d’une ère nouvelle pour l’art, dans laquelle une image synonyme de précision, de vérité et d’invulnérabilité met en crise face au public tout un pan de la représentation fondée sur la figuration et l’imitation des formes du visible. Rapidement, des petites scènes de genre, des portraits, produits par des artistes tels que Meissonier jettent le trouble sur l’utilisation d’un outil que la critique n’acceptera jamais mieux que maintenu dans le rôle non pas seulement de la «petite maîtresse» (selon le mot de Baudelaire en 1855), mais aussi dans celui de l’«humble servante» (comme l’écrit Gautier en 1857), celle qui opère en coulisse et n’est jamais visible sur la scène. Durant deux décennies on assiste à des affrontements, des polémiques où sont entraînés critiques et théoriciens – Gautier, Baudelaire, Janin, Delécluze, Töpffer… –, mais aussi peintres et sculpteurs – Ingres, Clésinger, Delacroix, Meissonier, Courbet, Gérôme…

Au-delà de la suspicion entretenue à l’endroit de certaines œuvres présentées au Salon des beaux-arts, se révèle pour la critique d’art la véritable crainte, qui affecte jusqu’à son exercice même, de voir s’imposer auprès des artistes comme de la foule le modèle de création mécanique et automatique véhiculé par le daguerréotype. Ainsi à partir de 1839 se pose la question de l’évaluation d’un art contemporain de la photographie, dans laquelle menace non pas l’assimilation de la photographie à l’art par une élite, mais celle de l’assimilation de l’art à la photographie par le public. Ce livre retrace la naissance d’un affrontement dans lequel une image jugée sans qualités au regard de l’art contraint malgré tout ce dernier à se redéfinir.

Éditions du Patrimoine, 176 pages, 39 €.

Le parti socialiste est sur Flickr

image Prompts à signaler l'éclosion des blogs de personnalités politiques, les commentateurs spécialisés ont-ils remarqué que cette soudaine floraison s'était accompagnée, au parti socialiste, d'une véritable révolution culturelle? Comment appeler autrement, au pays de Renault, d'Alstom et de l'indépendance nucléaire, le choix d'employer les mêmes outils que le commun des mortels de la blogosphère, en l'occurrence Flickr ou Del.icio.us, célèbres plates-formes californiennes? C'est depuis cet été, sous la houlette du secrétariat national aux NTIC (délicieuse appellation garantie village gaulois pour les technologies de l'information et de la communication - comprendre le web) et de Vincent Feltesse, que le PS a procédé à son aggiornamento numérique. Plusieurs centaines de blogs militants ont été créés en l'espace de quelques semaines, répertoriés sur Del.icio.us. Ouvert en juillet, le compte Flickr officiel du PS met à la disposition des internautes une centaine de photographies placées sous licence Creative Commons, portraits de responsables ou images d'actualité, probablement issues du service de presse du parti (le nom des photographes n'est pas mentionné). Un matériel bienvenu pour illustrer la communication du réseau des blogs socialistes. Evidemment, tout n'est pas encore parfait (voir illustration), mais la campagne commence à peine, et l'on est curieux de pouvoir partager au jour le jour la perception offerte par un organe représentatif de la direction du PS. A l'heure où le parti débat à propos de la démocratie participative, il s'agit sans nul doute d'un effort de transparence bienvenu. Mais aussi d'un témoignage des déplacements produits par les nouveaux moyens de communication dans le paysage des pratiques politiques. A suivre...

Libé: tu ne cliqueras point

image Ce matin dans Libération, un article intitulé "Un clic et il était une fois la pub...". On y décrit un site web (qui) propose de redécouvrir le meilleur de la création publicitaire depuis 1968, avec quelques 75.000 images. Alléchant. Malheureusement, Libé, comme toujours fâché avec les références web, indique le nom de la ressource sans le moindre http://... ou le plus petit www. Reproduite telle que sur le site du journal, la mention interdit de procéder au clic annoncé (il faut recourir au couper-coller, puis corriger l'url). Pour faciliter la vie de l'internaute, restituons la bonne adresse: http://www.leclubdesad.org/. De prime abord moins affriolant que ce que pouvait laisser penser l'article (avec notamment une bonne partie des reproductions en noir et blanc), l'outil s'avère finalement plutôt efficace, notamment dans ses fonctions de recherche par année ou par période.

Le Mois du film documentaire: programme de la BNF

Dans le cadre de la 7e édition du Mois du film documentaire, une sélection d'une trentaine de films représentative des réalisations françaises ou francophones de l'année écoulée est consultable sur poste individuel au niveau tous publics de la BnF (Haut-de-jardin) durant tout le mois de novembre 2006.

Le Mois du film documentaire à la BnF
Du 2 au 30 novembre 2006 en salle B, Haut-de-jardin
Site François-Mitterrand, quai François-Mauriac - Paris XIIIe
Du mardi au samedi de 10h à 20h et le dimanche de 13h à 19h.

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Le Mois du film documentaire: programme de la BDIC

Pour la septième année consécutive, la BDIC, bibliothèque de recherche spécialisée dans le domaine de l'histoire des relations internationales et du monde contemporain, participe au Mois du film documentaire, organisé par l'association Images en bibliothèques. Trois projections sont proposées dans ce cadre à l'auditorium de l'Hôtel de Ville, 3 rue Lobau, 75004 Paris.
Entrée libre sur réservation au 01 40 97 79 63, audiovisuel(à)bdic.fr.

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Colloque "Filmer, chercher" à l'EHESS

Colloque Filmer, chercher
27-28 novembre 2006, EHESS, salle 8, 105 Bd Raspail Paris 75006
Entrée libre

Ce colloque est consacré aux questions posées par l'usage de l'audiovisuel sous toutes ses formes et notamment la réalisation de films dans les sciences humaines: écrire et explorer avec l'image, la mise en scène de la parole, le documentaire de recherche, le documentaire d'auteur, le film de fiction et les sciences humaines, le film et les mouvements sociaux.

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"A quoi sert l'histoire de l'art?", une réponse de Claire Barbillon

L'attaque par Jean Kempf du livret intitulé A quoi sert l'histoire de l'art? a suscité une réponse argumentée de Claire Barbillon, co-auteur de l'entretien. Comme mon confrère La Tribune de l'Art, qui a signalé ce billet et appelle au débat autour de l'ouvrage, je suis partisan d'une discussion sur ce livre et ne peux donc que me réjouir de l'établissement d'un dialogue direct entre les auteurs et leurs critiques. Par malheur, la contribution de Claire Barbillon, envoyée le 17 octobre dernier, a été rangée par mon anti-spam dans la file des commentaires refusés. Ce n'est qu'aujourd'hui que je me suis aperçu de cette méprise, que j'ai corrigé aussitôt. Il m'appartient de présenter mes excuses à Claire Barbillon pour le délai qui a séparé l'envoi de sa réponse et sa publication, et d'en signaler l'existence aux lecteurs de ce blog. Je frémis à l'idée que cette chausse-trappe électronique ait pu passer pendant presque une semaine pour l'exercice d'une censure mal intentionnée.

Création d'une archive ouverte en histoire de l'art par l'université de Heidelberg

image Après l'ouverture d'Art-Guide, moteur de recherche dédié à l'histoire de l'art, l'université de Heidelberg annonce la création de Art-Dok, première archive ouverte du domaine. D'accès gratuit, ouvert à tous les contributeurs, y compris non germanophones, la plate forme accueille les mémoires de recherche (thèses et masters), articles ou communications, de préférence en PDF. Archivés selon les normes OAI, ces documents peuvent ainsi être exploités par la plupart des catalogues des bibliothèques allemandes. On saluera la qualité de l'outil et la cohérence de l'initiative, qui s'inscrit dans le projet global de bibliothèque numérique d'histoire de l'art Arthistoricum.net. On aimerait qu'en France, l'INHA, qui a créé sa bibliothèque numérique sur le modèle rétrospectif de Gallica (documents du domaine public), puisse s'inspirer de tels programmes. En attendant, on ne peut qu'encourager les étudiants à s'initier à la pratique de l'archive ouverte en déposant leurs travaux, notamment de master (refusés par le serveur Hal-SHS), sur Art-Dok. Si l'université de Heidelberg voulait bien améliorer encore son interface en la traduisant en anglais, et pourquoi pas en français, elle renforcerait l'attrait de l'outil pour les usagers européens et l'installerait sans aucun doute de façon perenne dans le paysage de la discipline.

Album "La trame des images"

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L'album photo du colloque "La trame des images. Histoires de l'illustration photographique" (EHESS, 20-21 octobre 2006) est en ligne sur Flickr (programme complet, voir: www.lhivic.org/info...).

Ouverture du blog Afrique in Visu

image Jeanne, étudiante-chercheuse en histoire de la photographie et Baptiste, jeune photographe reporter partent à la rencontre des photographes émergents du Mali dans une optique d’échanges et de partage de connaissances… Echange autour d’un métier, de l’image, discussion avec l’école du Centre de formation en photographie (CFP), Mali...

Cela s'appelle Afrique in Visu et c'est un vrai projet de relation par et avec l'image, inventif, curieux et généreux. Un exemple qui montre que la marge de manoeuvre des étudiants n'est plus seulement limitée par le mémoire ou la dissertation, et qu'on aimerait voir suivi de beaucoup d'autres.

Rappelons que le mémoire de master de Jeanne Mercier, consacré aux Rencontres africaines de la photographie est disponible en ligne sur le site du Lhivic.

Lire aussi sur ce blog:

Artefacts illusoires. Notes sur la restauration filmique (hier, aujourd'hui)

Les mérites évidents des restaurations filmiques - que je ne désire pas tant contester dans les pages qui suivent, mais plutôt tenter d'en éclairer les soubassements idéologiques et souligner certaines de ses dérives - empêchent souvent de percevoir certaines erreurs de principe sur lesquelles elles se fondent, et qui ont trait à la singularité historique de la production et de la réception des œuvres. Sur bien des points la restauration des films appelle des analogies avec la restauration des monuments et des tableaux: qu'il s'agisse d'un film de 1920, de telle basilique, de telle toile, la restauration viserait à restituer une expérience perdue, à représenter une œuvre telle qu'elle a été au moment de sa création, tels qu'elle a été vue par les premiers spectateurs-visiteurs. On pourrait signaler que cette position "idéale" néglige un certain nombre de données fondamentales...

Source: André Habib, Hors Champ, 15/10/2006.
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Où en est l'édition électronique française en SHS?

image A l'occasion du 16e Salon de la revue, se tenait samedi un débat intitulé: "Revues de sciences humaines au temps d'Internet: quelles promesses? Quelles menaces?" Les questions d'édition électronique ne sont pas qu'une préoccupation de technophiles aux yeux abîmés par leurs écrans gris. Mais un enjeu crucial de la vie intellectuelle et scientifique des prochaines années. La salle était pleine. Quoi d'étonnant? Le public venait chercher une information introuvable dans la grande presse, aujourd'hui bien trop préoccupée par sa survie pour consacrer l'énergie nécessaire à comprendre et à expliquer cette nouvelle tectonique des plaques. Aucun journaliste ne s'était déplacé. Ce n'est donc ni dans les colonnes du Monde ni dans celles de Libération qu'on lira la nouvelle de la liquidation par le CNRS du projet qui devait être le vaisseau amiral de l'édition électronique française en sciences humaines, le CENS (Centre d’édition numérique scientifique), abandonné avec armes et bagages après l'échec constaté de toutes les missions et entreprises qui lui avaient été attribuées il y a deux ans, soit un gaspillage d'argent public que la rumeur évaluait hier dans les allées du Salon à deux millions d'euros. Chacun des participants à la table ronde n'a eu que quelques minutes pour s'exprimer, aussi profiterai-je de ce compte rendu pour commenter ou détailler à ma façon les aspects qui me paraissent utiles. Pardon à mes collègues de débat pour mes omissions ou mes interprétations fautives, qu'ils auront tout loisir de corriger ou de contredire en commentaires.

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