Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Pensées de Sarkozie. Le bouc émissaire

Ce soir encore, je ne dors pas. Je me repasse le film. J'essaie de comprendre ce qui nous est arrivé, ce qui nous arrive. Tout est si étrange depuis dimanche. Le Fouquet's, le yacht, la commémoration de l'abolition de l'esclavage, Versailles, Allègre, Kouchner – et Cécilia qui ne vote pas... Drôle de ballet, où tous les points de repère sont systématiquement retournés, inversés, invalidés. Comme si nous devions apprendre à nous en remettre, corps et âme, à la seule loi de l'apprenti sorcier.

Qu'est-ce qui fonde mon sentiment qu'un démocrate est forcément ulcéré par les positions d'un Sarkozy? Qu'il ne s'agit pas d'un politicien comme un autre? Je crois que j'ai trouvé. C'est Miller et Véronis qui m'ont mis sur la voie. Le premier en pointant l'usage de l'implicite, le second en mettant en exergue la figure de l'assisté. Le principe de base de Sarkozy, on pourrait l'appeler la "bouc-emissarisation". Un problème? Un bouc émissaire. Celui sur le dos duquel on charge tous les péchés de la société, avant de le chasser du clan. L'immigré clandestin, les 35 heures, le chômeur profiteur, la racaille des banlieues, le criminel multirécidiviste, le pédophile violeur – sans oublier mai 1968...

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Schneidermann ne sait plus sur quel blog danser

image Peut-on être simultanément journaliste et blogueur? Laisser parler tout à la fois sa raison et son coeur? Au moment de faire le bilan, Daniel Schneidermann, pilote du Big Bang Blog (l'un des lieux les plus prisés de la blogosphère et un média désormais plus intéressant et plus réactif que l'émission "Arrêt sur images") retrouve les habitudes de sa corporation d'origine. Dans un entretien intitulé "Pendant la campagne, les médias en ligne ont raté des occasions d'acquérir une vraie stature", publié par Le Monde.fr, il estime notamment que "l'amateurisme, c'est ce qui fait le charme des médias en ligne", mais que "les blogs n'ont pas réussi à prendre le relais et n'ont pas réussi à produire une information alternative crédible".

Surprise! Dans l'édition d'aujourd'hui d'"Arrêt sur images", Schneidermann a choisi d'asseoir aux côtés de Henri Guaino, auteur des discours de Nicolas Sarkozy, deux débatteurs: Jean Véronis et Gérard Miller. Professeur de linguistique à l'université d'Aix en Provence, Jean Véronis a aussi été l'un des blogueurs les plus actifs de la campagne présidentielle, fournissant en direct matériel et analyses des discours des différents candidats sur Technologies du Langage (où l'on peut lire par exemple le passionnant décryptage de l'expression "La France qui se lève tôt"). Quant à la présence de Gérard Miller, elle n'était évidemment pas justifiée par ses prestations chez Ruquier, mais par la vidéo diffusée dans les derniers jours de campagne sur Dailymotion, où le psychanalyste proposait un examen serré des principaux slogans sarkozistes, dont a déjà dit ici même tout le bien qu'on en pensait. Alors, Daniel? Le web, amateur et incapable de prendre le relais? Ou bien suffisamment pertinent pour nourrir une émission télévisée? A vous lire, on se dit pourtant qu'il y a aussi des blogueurs qui se lèvent tôt...

Souriez, vous êtes filmé!

La gauche morale s'offusque et tonne? Elle devrait pourtant se réjouir... En quelques jours, Nicolas Sarkozy vient de fournir un lot d'images exceptionnel aux blogueurs et vidéastes pour les scrutins futurs. Nouveauté des élections 2007, les usages politiques des vidéos pirates se sont développés de façon remarquable tout au long de la campagne. Nul doute que les prochains rendez-vous électoraux verront ces instruments reprendre du service, avec le bénéfice de l'expérience et des moyens techniques augmentés. Ce nouveau média fait peser sur les responsables politiques un lourd fardeau. Le "off" est mort: le moindre faux-pas sera enregistré avec vigilance et reproduit avec gourmandise. Bien sûr, aujourd'hui, de complaisants sondages prestement commandés nous assurent que 109% des Français considèrent la Paloma comme une retraite des plus spirituelles et le jacuzzi comme un équipement totalement dénué de connotation politique. Mais qui sait ce que ces images, mises bout à bout avec d'autres, leur raconteront dans quelques années, dans un autre contexte...

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Séminaires images à l'EHESS en 2007-2008

On peut consulter dès à présent la liste prévisionnelle des séminaires 2007-2008 de l'EHESS sur le thème "image" à l'adresse: http://enseignements.ehess.fr.... Les indications de lieu et d'horaire devront être vérifiées à la rentrée sur les programmes définitifs.

Premières images de Sarkozie

Edit: "Croisière sur le Paloma, le retour de Johnny, affrontements avec la police", extrait du journal télévisé de 20 h de France 2.

La nouvelle machine à gagner de la droite

D'où vient la victoire de Nicolas Sarkozy? D'une envie d'action des Français, très certainement. L'envie d'un chef, d'un management et d'une voie claire. Quelle qu'elle soit, pourvu qu'elle donne un peu d'espoir, sans doute. J'avoue que ces propos de Versac me laissent songeur. Sans prétendre en remontrer au nouvel Alain Duhamel de la blogosphère, il me semble utile de tenir compte de quelques autres éléments d'analyse.

La France n'a pas basculé d'un coup à droite toute. Cela fait longtemps que la glissade a commencé, comme le révèle l'intraitable thermomètre du vote Front national. Ce mouvement est passé inaperçu en raison du cordon sanitaire maintenu par Chirac. En 2002 encore, sa victoire pouvait faire oublier que Le Pen avait recueilli plus de 5,5 millions de voix. Sarkozy, lui, ne l'a pas oublié. Il est le premier dirigeant de la droite de gouvernement à avoir ouvertement prôné le rapprochement avec l'électorat du Front national. Cette stratégie politique inédite est la nouvelle machine à gagner de la droite. Le succès qu'elle a remporté ce soir suggère qu'elle ne va pas changer de sitôt de dispositif.

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"La campagne du net" diffusé sur Arte

image La campagne du net, documentaire de Frédéric Biamonti et Alexandre Hallier, (France, 2007, 52mn), coproduction ARTE France/La Générale de production.
Diffusion: le mardi 8 Mai à 20h40 sur Arte (rediffusion en streaming du 9 au 16 mai sur Arte.tv).

Une chronique de la présidentielle sur le web. Les candidats se sont tous mis à Internet, avec plus ou moins de bonheur. Mais ils sont peu nombreux à avoir entendu cet appel au renouvellement du débat que lancent les internautes. Sur la Toile, les réactions se déchaînent. Sont-elles représentatives de l’ensemble des électeurs français? Y a-t-il des "e-favoris" parmi les candidats? S’efforçant de répondre à ces interrogations, le film part à la découverte des différents acteurs de la présidentielle sur le Net: équipes Web des candidats, "e-militants", blogueurs influents… Il suit la chronologie de cette campagne numérique, des premières escarmouches d’automne (la vidéo montrant Ségolène Royal parlant des professeurs, à Angers) jusqu’aux grandes batailles du printemps. Il tente également de cerner le rôle d’Internet en tant qu’outil politique et démocratique, pointant au passage la difficulté avec laquelle les médias traditionnels prennent la mesure de ce phénomène et de ses règles du jeu.

Avec la participation de: Marc Abélès (EHESS), Guy Birenbaum, François de la Brosse (UMP), Etienne Chouard, Quitterie Delmas (UDF), André Gunthert (EHESS), Bruno Patino (LeMonde.fr), Stéphane Paoli, Benoît Thieulin (PS), Thierry Vedel (Sciences Po), Versac, Nicolas Voisin, etc.

Dimanche 6 mai, 12 h

image France, jour de vote, second tour: comportements péri-électoraux. Est-ce que c'est moi? J'ai l'impression que mon boucher a aujourd'hui une mine particulièrement réjouie. Est-ce que c'est moi, ou est-ce que les gens s'observent du coin de l'oeil dans la queue? Est-ce que c'est moi? J'ai le sentiment qu'il vaut mieux que je ne tire pas trop la tronche...

Illustration: graffiti lettré sur une affiche de Ségolène Royal (30 avril, rue du Temple, Paris, photo: Fanny Lautissier), référence à une célèbre parodie de la Joconde par Marcel Duchamp. Plus de 750 photographies à consulter sur le groupe "Affiches de campagne".

Des violons pour Sarkozy. Dernières notes sur les vidéos de campagne

Durant l'entre deux-tours, la charge des vidéos politiques a poursuivi sa croissance: plus de 1500 nouveaux contenus identifiés par le Vidéomètre ont été postés depuis le 22 avril. Quelques remarques sur les nouveautés de cette séquence.

Victoire de la communication 2.0. Qui a vu, commenté ou entendu parler des clips de campagne de second tour? Alors que le phénomène "vidéos de campagne" a pris de la consistance et suscité de nombreux articles dans la presse (le Vidéomètre n'est pas totalement étranger à cette attention), les clips traditionnels n'ont pas éveillé le moindre intérêt. Comme les affiches ou les tracts, cette forme de communication a pris un sérieux coup de vieux durant la campagne 2007. C'est d'autant plus frappant qu'il y a eu de véritables efforts de réactivité: les clips des deux candidats ont réussi la gageure, compte tenu des conditions de réalisation, d'intégrer certains éléments en rapport avec l'actualité du débat. Peine perdue. Mise en concurrence avec les formes brutes de l'expression politique et avec des modalités de consultation libres, cette communication trop formatée, à la diffusion obligatoire, ne fait plus recette. Pour compléter l'observation, on notera en revanche que, selon tous les responsables politiques, les meetings n'ont jamais été aussi pleins. Ce n'est donc pas l'ancienneté qui est sanctionnée, mais le type de relation au politique. Le public a plébiscité les formes favorisant la participation et l'interaction. Les campagnes de 1995 ou de 2002 avaient été confisquées par les agences de publicité. 2007 aura été la campagne de la réappropriation par les militants de la communication politique. Ce n'est pas une mauvaise nouvelle.

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Le débat sous l'oeil de la Netscouade

image Pour le débat télévisé du second tour, l'équipe du Vidéomètre a choisi de partir en reportage embedded au 282, boulevard Saint-Germain, pour observer la gestion de la soirée par la Netscouade, cellule de veille internet du parti socialiste. Placée sous le pilotage de Benoît Thieulin, cette jeune équipe qui a participé à la mise en place du site Désirs d'avenir, puis à la gestion des débats participatifs en ligne, est un des piliers sur lesquels s'est appuyée la campagne de Ségolène Royal.

L'investissement de l'outil internet par les équipes de campagne restera une caractéristique majeure des présidentielles 2007. Le débat était l'occasion de voir à l'oeuvre cette cellule spécialisée, modèle du genre pour son efficacité et son professionnalisme. Comment réagir en temps réel à ce climax de l'entre-deux tours? Nous avons vu s'écrire un chapitre d'une nouvelle histoire.

20h15. Les premiers intervenants s'installent dans la salle vidéo. Plusieurs hubs sont prévus pour brancher la dizaine d'ordinateurs portables qui vont garnir les tables. Le wifi n'aurait-il pas été plus pratique? La question fait rire mon interlocuteur. Trop dangereux. Il n'est pas question de prendre le risque de livrer à l'adversaire les clés des conversations.

20h55. L'ambiance est tendue, le stress monte. Non fumeurs s'abstenir. Des bières circulent – de la Corona, la préférée de Chirac. Je ne saurai pas si c'est un trait d'humour ou si c'est tout ce qui restait en magasin. On m'explique qu'il y a plusieurs types de veille. Il s'agit d'abord d'écouter attentivement Nicolas Sarkozy, et de signaler immédiatement erreurs ou attaques frontales aux e-militants, réunis au sein d'un Google group, pour qu'ils puissent à leur tour réagir sur la toile. Chaque intervenant surveille également plusieurs sites et blogs, en essayant de dégager les tendances et de les répércuter sur le réseau. En cas de déséquilibre patent des commentaires, des alertes seront envoyées pour inciter les internautes à défendre leur candidate.

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Fixe/Animé. Croisements de la photographie et du cinéma au XXe siècle

Colloque international, université de Lausanne, 10-12 mai 2007
Sous la direction de Laurent Guido et Olivier Lugon

Au fil du XXe siècle, l'histoire de la photographie et l'histoire du cinéma ont constitué leur champ d'étude de façon dissociée, la première restant pour l'essentiel affiliée à l'histoire de l'art, la seconde se développant comme une branche autonome. Cette séparation disciplinaire a eu pour conséquence de laisser un peu dans l'ombre une zone intermédiaire dont l'appartenance au monde de l'image fixe ou de l'image animée n'est pas facilement décidable, et dont la vitalité s'est précisément fondée sur des échanges nourris entre les deux principes de la fixité et du mouvement. L'arrivée des nouveaux supports électroniques n'a fait qu'amplifier ce rapprochement, désormais très présent dans la création contemporaine. Le colloque "Fixe/Animé" se propose d'en étudier l'histoire, en examinant les multiples façons dont photographie et cinéma se sont croisés tout au long du XXe siècle.

Pour cela, il fera dialoguer pendant trois jours quelque 25 intervenants venus des deux champs, spécialistes reconnus comme jeunes chercheurs, qui confronteront les résultats des recherches francophones, anglo-saxonnes et germaniques. Ils tenteront de faire le tour de la question en l'abordant sous tous ses aspects, des pratiques artistiques aux usages populaires, en se penchant aussi bien sur la présence de l¹arrêt photographique au cinéma que sur la force du modèle cinématographique dans le livre de photos ou dans la presse illustrée, en rappelant des médias oubliés qui croisaient les deux champs, et en discutant leur rapprochement actuel.

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Alain-Gérard Slama nous parle de mai 68

Il était temps! Dans la France de 2007, n'écoutant que son courage, enfin quelqu'un s'est levé pour réclamer que l'on “tourne la page de mai 1968” – dont on fêtera bientôt le quarantième anniversaire. Voilà qui est pointer l'urgence politique du moment (fut-ce en pompant un passage de La défaite de la pensée, un bouquin d'Alain Finkielkraut vieux de vingt ans, comme l'a justement repéré Daniel Riot). Dès qu'on aura accompli ce programme impérieux, suggérons de même d'en finir une bonne fois pour toutes avec les croisades, l'édit de Nantes et la grippe espagnole – qui fit tout de même entre 30 et 100 millions de morts, c'est à dire autant que le socialisme réel, ne l'oublions pas (copyleft à Guaino pour un prochain meeting).

Et si cet anachronisme nous révélait quelque chose de l'air du temps? C'est l'étrange idée que faisait naître l'explication de texte du journal télévisé de France 2 – aussi appelé télé-Sarkozy. “Pour certains chercheurs, il y a bien une face obscure de mai 1968”, concluait le reportage. On dresse l'oreille: quel est l'éminent spécialiste sollicité? Marc Ferro? Régis Debray? François Dosse? Hamon et Rotman? Vous n'y êtes pas. On peine d'abord à le reconnaître, camouflé sous l'intitulé super-classe de “chercheur à la Fondation nationale de sciences politiques” (sic), mais on finit par le remettre: c'est ce bon vieux Alain-Gérard Slama, éditorialiste au Figaro, chroniqueur au Point, revues d'histoire contemporaine bien connues. Que nous dit la voix de la science? “On ne peut pas contester que les dimensions de légèreté, d'irresponsabilité, de remise en cause de la valeur travail, qui sont répandues dans notre pays, trouvent sans aucun doute son point de cristallisation (sic) dans ce moment historique”, énonce d'une voix mal assurée celui qui est à la recherche ce que Bob l'éponge est aux arts ménagers. Mai 1968, qu'ils disaient? Ils vont finir par nous donner des idées...

La guerre des audiences a commencé

image Branle-bas de combat dans les réseaux militants sarkozistes, bien décidés à attaquer la Ségosphère sur son propre terrain. Les deux camps avaient eu jusqu'à présent une stratégie antagoniste. Alors que l'UMP préférait diffuser ses vidéos au sein de canaux protégés, dont les audiences n'étaient pas connues, comme NS-TV, le PS avait fait depuis le début de la campagne le choix de l'exposition sur des plates-formes publiques, plus conforme à l'esprit du web 2.0. Avec la vidéo "Sarkozy Human Bomb", repérée par le Vidéomètre du 28 avril, on assiste dans les derniers jours de la campagne à un retournement de stratégie radical.

Pour la première fois, sollicités par leurs réseaux, les militants UMP jouent la course à l'audience en territoire ouvert, sur Dailymotion – de façon un peu trop voyante il est vrai. Le Vidéomètre n'avait jamais enregistré une telle progression, pour ainsi dire instantanée. Un phénomène dont l'originalité n'a pas échappé à Versac, qui en proposait dès samedi un décryptage pertinent.

Contrairement à certains pseudo-spécialistes, nous ne nous hâterons pas de conclure au bidonnage. Ainsi que nous avons pu l'établir, il n'existe que deux façons de créer une audience forte pour les contenus en ligne. Dans un environnement fermé, c'est la viralité militante qui opère, grâce à l'efficacité de réseaux constamment entretenus et très réactifs. Dans un environnement ouvert, aucune vidéo ne peut atteindre rapidement un score important sans une mention par un média en ligne, ou le cas échéant par une mise en valeur sur les plates-formes elles-mêmes. En l'absence de toute citation par un grand média, "Sarkozy Human Bomb" fournit le premier exemple ouvertement revendiqué de l'application de la méthode de création d'audience militante en environnement ouvert, qui explique les caractéristiques très inhabituelles de sa progression, en taille et en vitesse.

Pour le camp sarkoziste, la nouveauté est donc bien dans le choix de la course à l'audience – un terrain sur lequel il ne s'était jamais situé jusqu'à présent, et où il se place délibérément en concurrence avec la Ségosphère. Il est évidemment assez drôle de constater, de la part de l'UMP, le recours à des méthodes qui avaient été reprochées au PC au début de la campagne. Qu'importe! C'est désormais l'urgence qui commande.

Dailymotion expliqué aux enfants

image Le blog Arte.tv reproduit un extrait d'un entretien avec votre serviteur réalisé par Elodie Barety le mardi 24 avril, sur les usages politiques de Dailymotion. Cette interview s'inscrit dans un documentaire en préparation consacré au rôle d'internet dans la campagne (La campagne du net, de Frédéric Biamonti), qui sera diffusé sur Arte le 8 mai prochain à 20h40. A ne pas manquer!
Edit. La suite avec Rémi Douine, coauteur du Vidéomètre, qui analyse les différentes stratégies de communication vidéo des partis et dresse un tableau des vidéos de l'entre-deux tours.

"La France d'après", première vidéo buzz de second tour

image A l'approche du second tour, le Vidéomètre (dont les classements sont désormais repris par 20 Minutes.fr et La Dépêche du Midi) adapte sa formule. Outre le classement habituel des 25 premières audiences, il propose une mesure spécifique des vidéos postées depuis le 21 avril 2007, le "Vidéomètre du 2nd tour".

Plutôt que l'indétrônable "Vrai Sarkozy", ce nouveau classement fait apparaître en première place l'enregistrement de la conférence de presse du 25 avril de François Bayrou. Mais la véritable révélation de la journée d’hier est le film "La France d’après" (1e partie) qui, trois jours à peine après sa mise en ligne sur Dailymotion, atteint un niveau d’audience cumulée de plus de 11.000 vues. Composé par un habile montage d'archives, non dénué d'humour, ce film militant propose une anticipation des conséquences d'une élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la république. Sur la journée de jeudi, plus de 7.000 personnes ont consulté cette vidéo sans pour autant que celle-ci ait été relayée par un média en ligne. Au vu du taux de croissance de l’audience au cours des trois derniers jours, nous lui décernons la palme de première vidéo buzz du second tour.

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