Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Un marché virtuel? Une nouvelle économie de la valeur des images

image Le 17 juin 2007, la vidéo "Sarkozy au G8" était diffusée pour la première fois dans son intégralité sur une chaîne de télévision, dans le cadre de l'émission "Arrêt sur images". L'audience recueillie par ce programme était de 736.840 téléspectateurs. A ce moment même, cette vidéo, diffusée depuis dix jours sur YouTube et Dailymotion, avait atteint une audience cumulée de quelque 15 millions de visionnages. Ce cas récent a représenté la plus forte croissance de fréquentation d'une vidéo en ligne depuis la création d'internet.

On peut discuter la notion d'audience des contenus en ligne. Dans cet exemple précis, j'ai pour la première fois entendu des gens me dire: "Je suis allé voir cette vidéo à plusieurs reprises". Les 15 millions de vues ne correspondent donc pas à quinze millions d'internautes stricto sensu. Mais il faut se souvenir que les audiences des médias de flux, télévision ou radio, sont des indications du même ordre, qui comportent eux aussi des critères ambigus, auxquels nous ne prêtons plus attention, car ces chiffres se sont banalisés. S'ils sont moins faciles à interpréter que les évaluations de Médiamétrie, les chiffres de fréquentation sur internet fournissent néanmoins un indicateur qu'il va falloir apprendre à apprivoiser, et dont les ordres de grandeur restent significatifs. L'audience cumulée sur une dizaine de jours de la vidéo "Sarkozy au G8" est comparable à l'audience instantanée d'une grande émission télévisée, comme par exemple "J'ai une question à vous poser", qui a réuni quelque 8 millions de téléspectateurs lors de l'édition consacrée à Nicolas Sarkozy.

J'ai choisi cet exemple car il témoigne mieux qu'aucun autre à quel point la publication des contenus visuels en ligne est désormais en mesure de rivaliser – et parfois même de dépasser – les médias traditionnels en termes de puissance de diffusion. Réciproquement, on notera que les plates-formes de contenus visuels, vidéos ou photographies, comme Youtube ou Flickr, comptent aujourd'hui parmi les services les plus fréquentés sur internet.

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La réforme des universités en débat sur Dailymotion

C'est l'été. La réforme des universités est un sujet bien trop ennuyeux pour qu'on en débatte sur les plateaux de télévision. Qu'à cela ne tienne: Dailymotion joue son rôle de média parallèle. C'est sur ce canal qu'on peut dès à présent apercevoir les rushes du film en préparation de Thomas Lacoste, "Universités: le grand soir". Une production de L'Autre campagne (à qui l'on doit la série des " Réfutations"), en association avec SLR-Paris.

Le film "Université en danger" constitue le premier volet du long métrage "Université : le grand soir" à paraître fin septembre 2007. Pour soutenir cette initiative, vous pouvez dès à présent pré-acheter le DVD (10 euros) sur le site www.lautrecampagne.org ou par chèque à l'ordre de : L'Autre association, 3 rue des Petites Ecuries, 75010 Paris.

Lire également: "Quelles réformes pour l’enseignement supérieur et la recherche?", Sauvons la Recherche, 26/06/2007.

Les conditions de l'émergence du marché de la photographie

image Le colloque "Enjeux et mutations du marché de la photographie", organisé par Françoise Docquiert dans le cadre des rencontres d'Arles s'est ouvert ce matin par deux communications magistrales de Quentin Bajac, conservateur des photographies au centre Pompidou, et Dominique Sagot-Duvauroux, économiste à l'université d'Angers.

Selon Quentin Bajac, la question du marché photographique, après avoir fait l'objet de nombreuses discussions, doit maintenant devenir un objet d'études. A partir de l'exemple des pratiques de Julia Margaret Cameron, il montre comment, dès le milieu du XIXe siècle, on assiste à l'établissement de règles autour de la notion de rareté. Mais la plupart des tentatives de création de galeries photographiques aux Etats-Unis, dans la première moitié du XXe siècle resteront des échecs, ce qui permet de conclure que les conditions permettant l'émergence d'un marché proprement dit ne sont pas réunies. Elles commencent à émerger à partir des années 1960, avec de nouveaux acteurs comme André Jammes ou Sam Wagstaff, qui ne sont pas seulement des collectionneurs, mais participent activement à l'organisation du marché par la production de savoir et la création d'une hiérarchie des oeuvres. Cette émergence est à comprendre comme le résultat d'un long processus de constitution de la valeur esthétique de la photographie.

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Libé s'illustre pour pas cher

image Coup sur coup, deux correspondants me signalent le recours de Libération à Flickr pour illustrer deux articles parus le 30 juin dernier. Le premier est une dépêche de Reuters consacrée à l'éléphant mécanique des anciens chantiers navals de Nantes, illustrée par une photographie de 2006 de Fimb de l'éléphant du Royal de Luxe à Londres. Le second est un article consacré à la Gay Pride, illustré par une photographie de 2005 de Malias. Dans les deux cas, il s'agit d'images placées par leurs auteurs sous licence Creative Commons. L'usage de Libération, qui mentionne le nom des auteurs, est donc conforme aux obligations requises. On peut toutefois regretter l'absence d'un lien vers l'image originale.

Foin des préventions que manifestaient il y a encore quelques années les journalistes face aux photographies des amateurs. L'énorme quantité d'images disponibles sur Flickr, avec le confort de la recherche par tag (et le filtrage par licence CC), offre des facilités désormais équivalentes au service de nombreuses agences en ligne. Avec cet atout, qui semble bien être ici le facteur décisif du choix: l'absence totale de coût. Comme le note Hughes Leglise-Bataille: “On n'est pas dans la pratique devenue courante des medias qui "racolent" leurs lecteurs pour obtenir des photos (ou videos) qu'ils publient ensuite, ou de la vidéo du fait divers que seuls quelques témoins ont pu enregistrer. Non, c'est carrément au-delà: on a l'impression qu'ils ont jeté l'éponge. Plus de photographes, plus de budget photo: on va se servir directement, et gratuitement, chez les amateurs.”

L'iPhone fait (aussi) des photos

image Une bonne partie de la blogosphère est occupée par les réactions à la commercialisation du nouvel iPhone d'Apple. A la recherche des premières images réalisées avec ce portable, on doit se contenter pour l'instant d'un bilan maigrichon. Alors que Flickr n'a pas encore ajouté l'appareil à sa base de données technique, seuls les groupes d'usagers permettent de se faire une idée de ses capacités iconographiques. On y voit plus de photos de l'outil – ou des queues pour l'acquérir – que des résultats qu'il produit. Le groupe dédié iPhone Camera Shots ne compte pour le moment que 70 images publiques. Quelques témoignages en disent un peu plus: voir notamment le remarquable compte rendu de Kenny Irwin, très éclairant.

PS. Sans images pour l'instant (et pour cause), mais à ne pas manquer: le récit des déboires de Thomas Hawk pour obtenir sa connexion au service par l'intermédiaire d'AT&T, qui fait froid dans le dos.

Illustration: "My first iPhone photo", 30/06/2007, photo numérique diffusée sur Flickr, © et courtesy Kenny Irwin.

Giovanni Careri élu directeur d'études à l'EHESS

image Giovanni Careri, directeur du Centre d’histoire et théorie des arts (CEHTA), a été élu le 30 juin 2007 aux fonctions de directeur d'études de l'EHESS. Nos plus vives félicitations à l'heureux impétrant!

Né en 1958 à Rome, Giovanni Careri consacre en 1989 son doctorat d'histoire de l'art au Bernin, sous la direction de Louis Marin. Il est élu maître de conférences à l'EHESS en 1997 et prend la succession de Daniel Arasse à la direction du CEHTA en 2001. Il est également professeur à l’école des Beaux Arts de Lyon. Ses recherches portent sur l’histoire et l’anthropologie de l’affectivité, les affects et les représentations dans l’Europe moderne.

Principales publications:
- Envols d’amour. Le Bernin montage des arts et dévotion baroque, Usher, Paris, 1990; traduction italienne, Voli d’Amore. Architettura, pittura e scultura nel bel composto di Bernini, Laterza, Roma, Bari, 1991; traduction anglaise par Linda Lappin, Bernini, Flights of Love, the Art of Devotion, The University of Chicago Press, 1995.
- Baroques, Citadelles & Mazenod, Paris 2002; Princeton University Press, 2003; Le Lettere, Florence 2003.
- Gestes d’amour et de guerre. L'image-affect. Poésie, peinture, théâtre et danse dans l’Europe du Tasse, Paris, éd. de l’EHESS, 2005.

L'image parasite refait surface, s'installe et dure

adresseimage A moins de dix jours d'intervalle, deux vidéos diffusées sur des canaux parallèles ont provoqué une réaction publique au sommet de l'Etat. Reprise d'une séquence diffusée le 8 juin sur la RTBF, la vidéo "Sarkozy au G8", d'abord ignorée par les médias et les services de l'Elysée, a fini par faire l'objet d'un démenti de la part du chef de l'Etat en personne lors de son interview télévisée sur TF1 le 20 juin dernier. L'audience cumulée de cette vidéo dépassant alors les quinze millions de vues, personne ne s'est étonné qu'un grand journaliste mentionne devant Nicolas Sarkozy des images qui n'avaient encore été montrées par aucun jounal télévisé[1] et qui n'avaient par conséquent pas le caractère d'un fait d'actualité reconnu.

Aujourd'hui, c'est le dérapage de Patrick Devedjian[2] qui entraîne, plus rapidement cette fois, une réaction du président de la République, diffusée dès la mi-journée du vendredi 29 juin par les journaux télévisés, en même temps que ceux-ci donnaient connaissance de la vidéo.

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Soutenance de thèse "Sophie Calle", par Cécile Camart

La thèse de doctorat d'histoire de l'art "Une esthétique de la fabulation et de la situation. Sophie Calle, 1978-2007", présentée par Cécile Camart à l'université de Rennes 2, sera soutenue le mercredi 4 juillet 2007 à partir de 14h30 en salle des thèses (bâtiment de la présidence).

Jury: Jean-Marc Poinsot (directeur de thèse, université Rennes 2), Laurence Bertrand-Dorléac (université de Picardie, rapporteur), Michel Poivert (université de Paris 1, rapporteur), Françoise Coblence (université de Picardie), Elisabeth Lebovici (critique d'art).

Switzerland über alles

Cette émission était ludique, intéressante et éclairante. Mais n'était-elle pas surtout, bien souvent et finalement, assez anecdotique? (...) Soutenir "Arrêt sur images", n'est-ce pas une erreur? En effet, demander la réhabilitation d'une émission tolérée parce qu'au fond inoffensive, n’est-ce pas faire le jeu d'un système très habile à organiser sa propre contestation plutôt qu'à la subir? N'est-ce pas souhaiter qu'on maintienne "l'arbre qui cache la forêt", occultant une critique de fond?

JeanBeatle©'sblob, 28/06/2007, via Rezo.net.

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Desperate Housewives, 2e saison en clair

image Chère maman, je sais que tu ne viens pas souvent sur ce blog. J'espère que tu y passeras avant demain. N'oublie pas: c'est jeudi soir sur M6 que reprend ta série préférée, tu sais, celle au titre imprononçable, Desperate Housewives, le plus proustien des feuilletons télé (deuxième saison inédite en clair). Est-ce que Zack va descendre Mike? Découvrira-t-on le crime de George, le pharmacien amoureux de Bree? Gabrielle va-t-elle quitter Carlos? Quel secret cachent les nouveaux voisins? (Attention, quand je dis "secret", rien à voir avec TF1, là, c'est du costaud!) Surtout, ne lis pas l'article de Wikipédia, si tu ne veux pas connaître la fin avant la fin. On s'appelle après.

Les mercredis du film ethnographique au musée de l'Homme

Projections-Débats: "L'Autre et le sacré" (7e partie)

Filmer la transe, c'est aborder le domaine singulier des dieux irascibles et généreux, prévenait Jean Rouch, pionnier de l'anthropologie visuelle. Le dialogue avec les dieux étant l'essence même des rituels de possession. Entrer dans un film, disait-il en tournant Tourou et Bitti, «c'est plonger dans la réalité, y être à la fois présent et invisible»... La caméra devient alors un objet du rituel et le cinéaste-ethnographe, un acteur participant à la cérémonie. Fort de cet enseignement, ce programme d'œuvres documentaires nous ouvre de nouveau les pistes du sacré, où fourmillent toutes sortes de divinités et d'esprits malins. Partout où ils sont invoqués, les djinn peuvent être tenus pour responsables de maladies ou de troubles qu'ils provoquent en prenant possession des corps, signale Gilbert Rouget, l'auteur de La Musique et la Transe chez Gallimard. Ainsi, Kusum, une jeune possédée du film de Jouko Aaltonen, entame-t-elle un parcours de guérison à New Delhi, cité des djinn. Au fil des séances, les images rassemblées dans ce cycle 2007 offrent la possibilité d'observer la relation à l'invisible. La transe – écho fertile des sociétés en ébullition mythologique – nous donne à voir la diversité du phénomène religieux. Projections-débats en présence des auteurs des films présentés.

Musée de l'Homme, Palais de Chaillot, place du Trocadéro, 75116 Paris.
Salle de cinéma Jean Rouch, 1er étage, entrée libre.

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Bernd Becher, 1931–2007

The Online Photographer has learned that photographer Bernd Becher has died. He passed away last Friday during a difficult operation at a hospital in Düsseldorf, Germany. He was 75. With his wife and collaborator Hilla Becher, Bernd Becher was perhaps the world's most well known and accomplished photographer of industrial structures. The couples' rigorous, stern method constituted a sort of comparative taxonomy of utilitarian structures, often presenting numerous examples the same type of structure together in the same work, always photographed in black and white, straight on, always in the same flat light under the same kind of leaden overcast or featureless white skies.

Mike Johnston, The Online Photographer, 25/06/2007.
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L'envers du décor. Promenade en RER D

image Non, ce ne sont pas des images de la Roumanie sous Ceausescu. Cela fait bien longtemps, depuis que j'habite en banlieue sud, que j'ai envie de faire un sort à la litanie des non-lieux qui s'étire entre Corbeil et Paris, sur la ligne du RER D. Friches industrielles, usines abandonnées, barres en stock, terrains si vagues, arrières-cours improbables, zones en décomposition: ce décor qui n'a jamais été construit, et qu'on aperçoit pourtant, ces anti-paysages que personne ne veut voir, mais qu'on n'a pas songé à cacher, cette agression sauvage, à laquelle on est quotidiennement exposé. On pourrait en faire un exercice d'art, tant se manifestent ici par leur absence les règles paysagères des environnements urbains. Pour ma part, malgré toute ma culture pop, je ne peux pas me défaire d'un sentiment d'accablement devant cette négation du visuel, cet oubli de l'humain, cet insondable mépris. Loin des zones piétonnes, toujours plus coquettes, loin des autoroutes, toujours plus glamour. Et pour ceux qui empruntent ce trajet, comme tant d'autres en France, deux fois par jour, ce spectacle misérable, ce rappel permanent de ce que la société leur réserve. L'envers du décor. Ouvert tous les jours, 5 € le trajet simple, n'oubliez pas le guide.

Le droit aux images et la publication scientifique

image L'INHA proposait jeudi 7 juin une réunion-débat intitulée "Le droit aux images et la publication scientifique", associant historiens d'art français et étrangers. Première rencontre publique consacrée à cette question préoccupante, elle a permis de faire le point sur ce qui apparaît désormais comme une exception française.

Adoptée le 30 juin 2006, la loi DAVDSI (Droit d’auteur et droits voisins dans la société de l’Information), focalisée sur le téléchargement des fichiers audio et vidéo, a eu pour effet de restreindre, de contingenter ou de pénaliser les usages des images. A l'opposé de la recommandation de la directive européenne, la loi DAVDSI a refermé en France la porte d'une exception pédagogique inspirée du fair use américain, autrement dit une exemption du droit d'auteur pour les usages d'enseignement et de recherche.

Quelles sont les conséquences de ces textes pour l'histoire de l'art et les études visuelles? Dans les domaines de la recherche ou de l'enseignement, des accords sectoriels signés par le ministère de l'Education nationale avec les sociétés d'ayants droit reproduisent les dispositions des usages marchands: le nombre des reproductions ou leur archivage informatique est contingenté et susceptible de faire l'objet de contrôles par les sociétés privées.

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"De Source sûre" dérape sur le réchauffement climatique

image Construit sur le signalement et le commentaire des vidéos en ligne, le site d'information alternatif "De Source sûre" (DSS) avait notamment révélé la séquence de la RTBF "Sarkozy au G8". Sous le titre "Bonjour, nous sommes en juillet 2070 et il fait 45 degrés en moyenne", son dernier billet compile divers matériaux relatifs au thème du réchauffement climatique.

Surprise: après un premier reportage français orthodoxe, suivi de deux séquences comiques (le gag d'un ours polaire en train de se raser, puis un extrait de Groland), on accède à l'intégralité du film de l'activiste anti-écolo Martin Durkin, The Great Global Warming Swindle ("La grande arnaque du réchauffement climatique"), présenté comme un “documentaire” réalisé par “une équipe de la BBC”. Diffusé le 8 mars 2007 sur Channel 4, recopié le 27 avril sur Dailymotion sous le titre "Propagange climatique" par un adepte français, ce film a suscité une vaste polémique dans les pays anglophones, dont on trouvera un bon résumé sur Wikipédia (en). Apparemment convaincu (“Le documentaire est bien fichu”), DSS se borne à se demander “si ces journalistes ne roulent pas pour le lobby pétrolier”, avant de présenter le film sans la moindre distance critique. Encore présents dans les premières phrases (“Le lobby écologiste aurait monté ce "mensonge" pour mieux nous faire peur et nous manipuler”), conditionnel et guillemets disparaissent rapidement: “La partie 2 démonte notamment les arguments que développe Al Gore dans son film Une vérité qui dérange. (...) Le démontage en règle de tous les arguments des écolos continue.”

Pas besoin d'être climatologue pour voir que Durkin recourt à toutes les ficelles des controverses scientifiques, les mêmes que celles utilisées par les créationnistes. En s'appuyant sur les inévitables points faibles du raisonnement, en ramenant une démonstration complexe à un argument sommaire, en soulignant les dérives technocratiques et les besoins de financement, n'importe quel fumiste peut faire d'une grande théorie scientifique un complot obscurantiste. Pour éviter de tomber dans ces pièges grossiers, la sociologie des sciences offre un bon antidote. Plutôt que d'abdiquer tout sens critique devant la blouse blanche du savant, les journalistes feraient mieux de se familiariser avec Bruno Latour – une lecture indispensable pour faire face aux grands enjeux scientifiques de notre temps et éviter de se faire mener en bateau par les manipulateurs de tout poil.

Edit du 24/06/2007. Suite au signalement ci-dessus, DSS a mis à jour son billet: L'activiste anti-écolo Martin Durkin (wikibio en anglais) a réalisé un film à charge déguisé en documentaire qui a été diffusé en mars 07 sur Channel 4, soutenant la thèse suivante: Pour lui, le réchauffement climatique n'est pas le fait de l'action humaine. Pire: selon lui, le lobby écologiste aurait monté ce "mensonge" pour mieux nous faire peur et nous manipuler. A regarder en fermant les yeux et en vous bouchant le nez et les oreilles. Lire également ci-dessous la réaction de Pierre Louis Rozynès (commentaire n° 2).

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