Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Images sans paroles: les nouvelles oeuvres du web

Selon l'actuel président de la république, s'exprimant à l'occasion de la divulgation du rapport Olivennes, internet est “une chance pour la diffusion de la culture”. Comme le note Versac, cette description réduit le web au rôle de tuyau pour une production culturelle qui s'effectue ailleurs. Pourtant, comme s'en sont aperçus ceux qui savent se servir d'un ordinateur, internet est beaucoup plus qu'un simple véhicule. Il compose déjà, pour ses usagers les plus assidus, une culture propre, vivante et riche, parallèle aux canaux d'expression traditionnels. Plus encore, le web est devenu un lieu de création d'oeuvres qui n'auraient pu exister sans lui.

image Qu'est-ce qui fait une oeuvre? Ni l'artiste, ni la cimaise, ni le nombre de zéros sur le chèque. Ce qui créé une oeuvre est le désir qu'on a pour elle. Un désir qui, à la différence de celui qu'on peut éprouver pour un bien de consommation, ne s'assouvit pas avec l'appropriation, mais grandit avec son commerce. L'oeuvre construit une érotique de la durée, qui en est simultanément le signe et la condition. C'est pourquoi il faut laisser passer un peu de temps avant de reconnaître cette qualité à des formes nouvelles. Internet en produit sans l'ombre d'un doute. Je me bornerai ici à l'examen de trois exemples de nouvelles oeuvres visuelles.

L'ancêtre de toutes les vidéos virales est le célébrissime "Everyday" de Noah Kalina, mis en ligne le 27 août 2006 sur Youtube. Reprenant un principe abondamment utilisé par divers artistes, le jeune photographe new-yorkais réalise un autoportrait par jour pendant six ans et demi, entre le 11 janvier 2000 et le 31 juillet 2006. Inspiré par la vidéo d'Ashrey Lee, il compile ces 2356 images en un clip de 5'45 min. Le caractère hypnotique de cette oeuvre est produit par le contraste entre l'absence d'expression du visage et la fixité du regard, dans un environnement constamment mouvant, autant que par l'accompagnement musical lancinant au piano, par Carly Comando. En novembre 2007, ce clip avait été consulté plus de 7 millions de fois dans sa version originale.

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Les réformes nécessaires expliquées aux cons (2)

image Il nous faut aujourd'hui orienter nos efforts pédagogiques vers ceux qui, hélas, oeuvrent à détruire toute pédagogie depuis quelques semaines: les étudiants en grogne qui bloquent, qui manipulent, qui saccagent l'université française. D'autres ont déjà émis l'hypothèse selon laquelle ces faibles esprits seraient endoctrinés par des organes gauchistes et sectaires, qui les auraient convaincus du danger d'une réforme que le monde entier, pourtant, nous envie, et que les présidents d'universités appellent instamment de leurs voeux. La vérité est en fait autre, et malheureusement, bien plus triste à entendre: les étudiants ne sont pas des exécutants, ce sont juste de petits cons qui ne comprennent rien à rien.

P., Jourdan en lutte, 23/11/2007.
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Projection sur la période khmer rouge au Angkor Photography Festival

image La plupart des jeunes cambodgiens n’ont jamais vu de photos ou de documentaires sur la période khmer rouge.
Lors du calage du video-projecteur l’après-midi en projetant le documentaire de Rithy Pan S21 (sur les tortures et les exécutions de masse dans la prison de Tuol sleng à Phnom Penh), le personnel cambodgien du restaurant Carnet d’Asie a observé avec fascination cette part de leur histoire qui leur est pratiquement inconnue.

Reportages par Roland Neveu, Benoit Gysembergh, Romain Clergeat, John Vink, Stuart Isett, Christine Bouteiller, Florence Brochoire, Justin Mott. Documentaire par Rithy Pan. Le 21 novembre à Carnets d’Asie (Angkor Photography Festival).

La photo qui n'avait rien à voir

image Chronique des usages désinvoltes de l'image (suite). Après Libération, voici Le Monde pris en flagrant délit de laisser-aller décoratif. Pour illustrer la version en ligne d'un article évoquant, dans l'édition datée du 21 novembre 2007, une conférence sur "le sens de l'humour chez Descartes" au Théâtre du Rond-Point, l'iconographe a choisi une photographie du théâtre qui referme comme les deux moitiés d'un fruit les entrelacs arachnéens de la toiture, troués par un contre-jour, sur l'embrasement rougeoyant des fauteuils d'orchestre. Une bien belle image, légendée: “Vue non datée de l'intérieur du théâtre du Rond-Point, à Paris. D. R.”

Vue non datée? Droits réservés? On pouvait trouver dès ce matin la solution de l'énigme sur le blog de François Bon: “Là, sur la photo, je me dis: ben dis donc, pour un truc sur le rire au Rond-Point, y a pas grand-monde... Pourtant, ce qui m’étonnait, c’est que j’avais reconnu la grande salle du Rond-Point avant même de lire l’article. Et je comprends: là, dans Le Monde, c’est ma pomme en train de faire atelier d’écriture, avec les enseignants du rectorat de Versailles... il y a exactement trois ans!”

Certes, précise l'écrivain, cette photographie de Philippe De Jonckheere était disponible en copyleft sur son site, le Tiers Livre, mais il aurait été plus correct de la part du journal d'informer l'auteur de son usage et d'indiquer sa source.

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Compte rendu de "Ecrits cinématographiques", de Boleslas Matuszewski

Boleslas Matuszewski, Ecrits cinématographiques, édition critique dirigée par Magdalena Mazaraki, Paris, AFRHC/La Cinémathèque française, 2006, 216 p., ill. NB, lexique, bibl., filmographie, 17 €.

Obscur opérateur photographe polonais installé à Paris, Boleslas Matuszewski est devenu, depuis la réédition anglaise de ses écrits en 1995, une pierre d'angle de la réflexion contemporaine sur l'archive visuelle. Grâce au travail de la jeune historienne Magdalena Mazaraki, "Une nouvelle source de l'histoire" et "La photographie animée" (1898) sont désormais disponibles en français, dans une remarquable édition critique, augmentée de contributions de Roland Cosandey, Luce Lebart et Béatrice de Pastre, publiée par les soins de l'association française de recherche sur l'histoire du cinéma.

Comme l'explique Magdalena Mazaraki dans son essai, la vision utopique d'une archive cinématographique universelle de Matuszewski s'appuie sur une perception encore primitive du médium qui, ignorant le montage et niant la retouche, lui attribue les vertus d'une "authenticité intrinsèque". «La toute-puissance attribuée par Matuszewski au cinématographe, écrit l'historienne, est révélatrice des espoirs que les hommes de cette fin de siècle plaçaient dans les nouveaux outils d'enregistrement de la réalité.»

Luce Lebart replace le dessein du photographe polonais dans le contexte méconnu d'une «véritable internationale documentaire» qui prend son essor en cette fin de XIXe siècle et associe photographie et cinéma dans le projet d'une archive intégrale révolutionnaire. W.-J. Harrison, Hippolyte Sebert, président de la Société française de photographie, ou Léon Vidal, fondateur en 1895 du Musée des photographies documentaires, sont quelques-uns des protagonistes de cette dynamique où dialoguent bibliothéconomie, normalisation internationale, imaginaire policier de surveillance et idéologie de l'accès au savoir pour tous. Béatrice de Pastre complète cette analyse par un examen des traces laissées par le projet d'archives de Matuszewski dans l'archéologie de la création des cinémathèques parisiennes.

Ainsi encadré par un solide appareil historique, le «texte fondateur de l'archive filmique» se donne à lire dans le déploiement à la fois naïf et retors d'un positivisme de l'image qui n'a rien perdu de son actualité. On pourra regretter que les questions ici ouvertes ne soient pas prolongées par une réflexion sur les difficultés de mise en œuvre d'un tel programme. Car un siècle plus tard, exception faite de quelques trop rares chercheurs, pas plus la photographie que le cinéma ne sont encore couramment utilisés comme des «sources de l'histoire». Tel n'était certes pas le rôle de cette excellente édition critique, dont il faut lire l'invitation à ces prolongements comme la confirmation de sa pertinence. Ajoutons enfin que le croisement des problématiques comme la réunion des auteurs fournissent une des premières illustrations marquantes du dialogue qui s'esquisse entre spécialistes du cinéma et historiens de la photographie. Ce volume indispensable témoigne de la fécondité d'une telle rencontre.

Préprint Etudes photographiques, n° 21, décembre 2007 (à paraître).

Appel de l'université de Paris 8 Vincennes-St Denis

Nous, enseignants-chercheurs, chercheurs et membres du personnel de l’université affirmons notre opposition catégorique à la loi dite LRU, notre soutien plein et entier à la mobilisation étudiante et notre participation à ce mouvement. Sous couvert "d’autonomie" (de gestion, mais ni intellectuelle ou scientifique) et afin notamment de favoriser la constitution de "pôles d’excellence" susceptibles d’améliorer la place des universités françaises dans le dérisoire palmarès de Shanghai (ou dans la course pour attirer les meilleurs "cerveaux"), cette réforme, d’inspiration manageriale, vise à amplifier la concurrence entre établissements du service public d’éducation et de recherche, laquelle risque à terme de transformer la majorité d’entre eux en "collèges" universitaires limités au niveau de la Licence, ainsi qu’à déléguer à ces établissements le soin de gérer le désengagement croissant de l’Etat concernant leur financement.

Attac France, 17/11/2007.
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Je hais les journalistes

image Que peuvent les blogs? Depuis la dernière campagne présidentielle, nous le savons: pas grand chose. Presque rien. Peut-être juste ceci: sauver l'honneur. Hier, en avance à un rendez-vous, je suis passé par hasard devant mon ancienne fac, Paris III-Censier, au moment où débutait l'assemblée générale de reconduction du blocage. Et ce que j'y ai vu différait du tout au tout de l'image produite par les "reportages" télévisés.

Dans les JT, une AG, c'est un affrontement violent de deux groupes fanatisés, les boqueurs et les anti-bloqueurs, qui s'insultent en attendant les CRS. Dans le monde réel, c'est un rassemblement calme et serein où l'on discute sérieusement de problèmes complexes. Où les universitaires, qui ne sont pas brusquement décérébrés, continuent à faire avec intelligence leur travail d'analyse. Dans le respect du dialogue et des opinions diverses. En assistant à une AG, on apprend plein de choses. D'abord, on voit que l'amphi est comble. La thèse de la manipulation par des groupuscules ultra-gauchistes apparaît pour ce qu'elle est: une pauvre farce. Et puis, si l'on écoute ce qui s'exprime, on comprend pourquoi ils sont tous là. Oui, cette loi pose des problèmes graves et nombreux, à tous les étages. Réduire ça à une discussion sur les droits d'inscription ou à un prurit anti-sarkozyste revient juste à écrire noir sur blanc: je suis un sinistre con, j'en suis fier et je signe. C'est pourtant si facile. Il suffit de venir voir. A entendre la teneur des discussions, le poids des arguments, on comprend immédiatement que ce mouvement ne fait que commencer.

Je suis sorti de là apaisé, de voir les étudiants si maîtres d'eux, d'observer la réalité du dialogue entre eux et la présidence, les professeurs ou les personnels administratifs, qui ne sont pas oubliés. Et aussi furieux, de constater de mes yeux le degré de caricature atteint par ce qui ne mérite plus depuis longtemps le nom de journalisme. S'en souviendra-t-on lorsque ces tristes sires nous trompèteront leur prochaine leçon de déontologie sur les blogs ou Wikipédia? Lorsqu'ils viendront pleurer pour qu'on sauve leurs journaux de la faillite? Cela fait déjà longtemps qu'il n'y a plus rien qui mérite d'être sauvé.

Exposition "Images mensongères" à Berne

Le Musée de la communication de Berne (Suisse) présente l'exposition "Bilder, die Lügen/Images mensongères" consacrée aux manipulations d'images. De nombreux aspects sont traités. Ils se rangent en trois grandes catégories: 1) transformation de l’image (manipulation d’images existantes); 2) la falsification du texte et du contexte (manipulation de l’interprétation); 3) le mensonge à l’aide d’images réelles (images posées, mises en scène).

Par Beat Brüsch, Mots d'images, 15/11/2007. Lire la suite...

Le gréviste, l'instituteur et le journaliste

Contrairement à l'image un peu primitive qu'en proposent ces temps-ci les médias, le fonctionnaire a plus d'un tour dans son sac. Qu'on en juge: voici la poésie que fait apprendre aujourd'hui l'instituteur à mon fils en classe de CM1.

Le Cochon, la Chèvre et le Mouton

Une chèvre, un mouton, avec un cochon gras,
Montés sur même char, s'en allaient à la foire.
Leur divertissement ne les y portait pas;
On s'en allait les vendre, à ce que dit l'histoire.
(...) Dom Pourceau criait en chemin
Comme s'il avait eu cent bouchers à ses trousses:
C'était une clameur à rendre les gens sourds.
Les autres animaux, créatures plus douces,
Bonnes gens, s'étonnaient qu'il criât au secours:
Ils ne voyaient nul mal à craindre.
Le charton dit au porc: “Qu'as-tu tant à te plaindre?
Tu nous étourdis tous: que ne te tiens-tu coi?
Ces deux personnes-ci, plus honnêtes que toi,
Devraient t'apprendre à vivre, ou du moins à te taire:
Regarde ce mouton; a-t-il dit un seul mot?
Il est sage. - Il est un sot,
Repartit le cochon: s'il savait son affaire,
Il crierait comme moi, du haut de son gosier;
Et cette autre personne honnête
Crierait tout du haut de sa tête.
Ils pensent qu'on les veut seulement décharger,
La chèvre de son lait, le mouton de sa laine:
Je ne sais pas s'ils ont raison;
Mais quant à moi, qui ne suis bon
Qu'à manger, ma mort est certaine.
Adieu mon toit et ma maison.”

Dom Pourceau raisonnait en subtil personnage:
Mais que lui servait-il? Quand le mal est certain,
La plainte ni la peur ne changent le destin;
Et le moins prévoyant est toujours le plus sage.

Jean de La Fontaine, Fables.

La moralité, selon Fox News

Ou quand une chaîne se proclame des “bonnes” valeurs familiales, tout en montrant le plus de nudité et de violence possible. Quel tour de force: Fox News shows more sexualized violence and humiliation than probably any other network — all in the name of condemning it - while under-showing violence in Iraq, all in the name of supporting it...

Par Jerome Itu, Inside the USA, 14/11/2007.
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Libé n'a plus d'yeux pour les étudiants

image Une manif a mille visages. Phénomène polymorphe aux contours imprécis, elle offre à la vue tout l'éventail des comportements – et au photographe une vaste gamme de traitements. Selon l'angle retenu, on peut la montrer nombreuse ou anémique, souriante ou morose, dynamique ou amorphe. C'est dire si le choix d'une image est ici significatif. Significatif, non de l'événement, mais du regard qu'on porte sur lui.

En mars 2006, lors de la crise du CPE, Libération, fidèle à son histoire, s'était rangé du côté des manifestants. La grille de lecture visuelle était clairement la référence à mai 68. Volontiers éclairées par la lueur chaude d'un fumigène, les images chantaient l'ode à la jeunesse, au dynamisme et à la liberté. Un an et demi plus tard, beaucoup de choses ont changé. Joffrin a remplacé July à la tête du journal. Sarkozy a remplacé Villepin à la tête du pays. Sous le losange rouge, pour la première fois, les manifestations étudiantes ont perdu leur air de fête.

Sur la couverture du 9 novembre 2007 (voir ci-contre), foin des jeunes filles souriantes de jadis, trois jeunes gens occupent l'espace. On distingue quelques têtes à l'arrière-plan, mais la vue est en contre-plongée: impossible de savoir s'ils étaient dix mille ou deux cent – va savoir pourquoi, on n'a pas l'impression qu'ils étaient bien nombreux. Les couleurs sont froides et sombres, l'horizon bouché. Pas un brin de ciel bleu, qui signifie l'espoir. Surtout, ces trois étudiants sont entre eux: pas un coup d'oeil vers nous, pas un regard en avant, ni vers l'extérieur. Ils sont tout entiers à leur préoccupation du moment. Qui n'a pas l'air des plus aimables. Le personnage central, la bouche ouverte sur un cri, a les yeux presque clos. Une attitude reprise par son compagnon de gauche, dont le bas du visage est coupé. Comme les deux oreilles qui encadrent la scène, à gauche et à droite de l'image, et la referment à la manière d'un flipper. Le tout forme un bloc grimaçant et bizarre, sorte d'évocation moderne du Laocoon.

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Colloque: "L’auteur de cinéma: histoire et archéologie d’une notion"

image L’auteur de cinéma: histoire et archéologie d’une notion
Colloque international, 6-8 décembre 2007
Institut national d’histoire de l’art
Galerie Colbert, Salle Vasari, 1er étage, 75002 Paris
accès par le 2, rue Vivenne ou par le 6, rue des Petits-Champs. Métro Bourse ou Palais-Royal

Organisation scientifique: Christophe Gauthier et Dimitri Vezyroglou
Institut d'histoire du temps présent/CERHEC, université Paris 1

Jeudi 6 décembre 2007

  • 9 h 00 – Accueil des participants et ouverture du colloque.

Mot de bienvenue de Fabrice d’Almeida, directeur de l’Institut d’Histoire du Temps Présent (CNRS), d’Eric Darragon, directeur de l’équipe d’accueil 4100 Histoire culturelle et sociale de l’art (Paris I) et de Jean Gili, directeur du Centre d’études et de recherches sur l’histoire et l’esthétique du cinéma (Paris I).

  • 9 h 30 – Introduction, François Thomas (Paris III).

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Des idées à l’affiche

Lorsque nous déambulons à travers la ville, nos regards sont distraits par de multiples messages visuels, certains "sauvagement" placardés sur les murs, d’autres encadrés avec soin dans un mobilier urbain conçu tout spécialement à cet effet, je veux parler des affiches. L’affiche est la toile de fond de notre environnement citadin, elle émaille le parcours de nos trajets quotidiens. (...) Mais au fait, d’où sort-elle? Annonce commerciale ou institutionnelle, en avant-première de son "affichage public", l’affiche publicitaire est l’aboutissement d’une réflexion, d’un cheminement parfois long et sinueux, pour que l’idée d’un visuel ou d’une accroche jaillisse de l’esprit du graphiste (ou plutôt de l’affichiste), pour qu’il la fixe sur le papier et que, une fois validée, imprimée, et affichée, l’accroche capte l’attention du passant et retentisse dans son esprit.

Par Agnès Stienne, blog du Monde diplo, 07/11/2007 (via Rezo.net).
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ARHV veille sur les images

Graphique de la progression de la fréquentation du domaine lhivic.org depuis novembre 2005

500e billet sur ARHV (dont 470 par votre serviteur), ouvert il y a deux ans. L'heure de faire le point en chiffres.

- Rang Technorati: 153 (40.190).
- 3.619 visiteurs uniques/jour pour le mois d'octobre (soit 112.193, dont 21% par fil RSS; ce chiffre était de 44.000 en novembre 2006).

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La preuve par l'image

Une primeur sans doute, une bande-annonce qui ne montre aucune image du film, mais seulement les réactions du public lors de la première ce film d'horreur espagnol. De quoi convaincre les aficionados du genre...

Par Alain Gerlache, Le Blog Medias, 06/11/2007.
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Au fond du jardin, ma consolation

En manière d'hommage à ce joli blog découvert par hasard, Animaregard – et aussi parce que pas le temps aujourd'hui (soutenance de thèse demain) – voici un petit échantillon visuel "à la manière de Hélène M." (à ne pas manquer chez elle: le cairn aux chewing-gums, la photo numérique jamais vue, sans oublier l'incroyable typo en "étron de caniche").

image De quoi qu'est-ce? Indice n° 1: j'ai été absolument fasciné, il y a quelques années, par la lecture de La Vie est belle (Points Seuil, 1991-2004, en anglais: Wonderful life: the Burgess Shale and the nature of history). Stephen Jay Gould est un de mes auteurs préférés, dont j'admire la profondeur autant que le sens du récit. La Vie est belle reste pour moi un livre magique, parce qu'il fait toucher du doigt, avec la faune de Burgess (-525 millions d'années), l'étrangeté absolue de formes vivantes qui ne sont comparables avec aucune espèce connue. Indice n° 2: je suis un historien dont le regret le plus sincère est que la machine à remonter le temps ne soit qu'un rêve à tout jamais inatteignable.

Je ne verrai jamais de mes yeux la faune de Burgess, et ça, que voulez-vous, quand j'y pense, ça me met au coeur le plus affreux des chagrins. C'est pour ça qu'on me voit parfois errer, au fond du jardin, les mains dans les poches et les yeux dans le vague. Et qu'y a-t-il donc, au fond du jardin? Au fond du jardin, il y a un bac à compost, où s'entassent les épluchures et les restes des repas. Dans cet humus, on aperçoit des merveilles: des oligochètes, ou lombrics, descendants directs des annélides du Cambrien, les plus anciens animaux pluricellulaires, des oniscides, plus communément appelés cloportes, crustacés terrestres qui ressemblent comme deux gouttes d'eau aux arthropodes primitifs. Une vermine grouillante et prodigieuse, qui s'ébat et fouille et tripaille. Ma machine à remonter le temps du pauvre.

Comme la gauche, Facebook ne sert à rien

La France a inventé le Minitel, Tim Berners-Lee le web. Est-ce pour cette raison que, au pays de Molière, toute innovation en ligne doit d'abord essuyer un violent tir de barrage? Après Google ou Wikipédia, dont les auteurs français nous ont puissamment démontré le caractère pernicieux, néfaste et vain, la mode littéraire de la rentrée est au Facebook-bashing.

Exemple-type: à l'instar de Finkielkraut consacrant tout un livre à une matière qu'il ignore[1], un quidam, après avoir passé quelques heures sur le site, se fend d'un article sur Agoravox pour nous assurer que “Facebook n’a aucun intérêt” (sauf les groupes). Bon samaritain, il nous alerte: “Derrière Facebook, il y a un business, de l’argent à faire. D’où mon interrogation sur le devenir de toutes ses informations que l’on va entrer dans Facebook, leur exploitation, enfin leur pérennité”. Et conclut, impavide: “Alors Facebook, un futur geôlier?”

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Projection du film "Universités, Le Grand Soir"

Projection publique du film Universités, Le Grand Soir
Vendredi 9 novembre 2007, à partir de 16h, Grande Salle de l’ENS, 48, Boulevard Jourdan, 75014 Paris (M° Porte d’Orléans ou RER Cité U. ou T3 Montsouris)
Entrée libre

Un film (68’) proposé par Sauvons la Recherche-Paris et l’Autre campagne

La France vit depuis 1968 dans la crainte des manifestations étudiantes. Aucun gouvernement n'a réussi à réformer depuis, en profondeur, un système qui n'est plus adapté au monde moderne. Les aménagements postérieurs à 1968 n'ont pas rompu totalement avec cette idée bien française que la finalité de l'Université n'est pas de s'adapter mais de transformer la société. (Claude Goasguen, délégué chargé de la Recherche et de l'Université à l'UMP).

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