Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Rapport britannique sur la propriété intellectuelle: une réforme nécessaire

C’est le 6 décembre qu’a été rendu public le rapport Gowers sur la propriété intellectuelle, rédigé à la demande de l’échiquier britannique. Il s’intéresse à l’état de la législation sur la propriété intellectuelle à l’ère du numérique. Il traite à la fois des questions de droit pénal, de concurrence et de la défense des libertés individuelles. (...) Contrairement au texte français, le rapport Gowers rappelle que la propriété intellectuelle est d’abord une balance. Que ce n’est pas un dogme, mais un mécanisme juridique chargé de créer un rapport équitable entre les intérêts des créateurs et ceux du public.

Par Jean-Baptiste Soufron, Betapolitique, 9/12/2006.
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The Image on the Wall: Prints as Decoration in Nineteenth-Century Interiors

image In the nineteenth century, the production of prints became an industry. Manufactured and available everywhere but in the remotest parts of the world, prints constituted an affordable commodity (...). Cheap lithographs, expensive line engravings, photographs, and photomechanical impressions - there was a picture for everybody. As intense as was the conflict between printmakers and photographers in the second half of the nineteenth century within the art world, it is doubtful that the general public paid much attention to the techniques used to make reproductions. Nowadays, these images are seen either as documentation of lost paintings or vestiges of an old-fashioned art form, the reproductive print. They also appear to cultural historians as symptoms of the media explosion of the second half of the nineteenth century, which relied heavily on the advent of photography and printing processes derived from it. Rarely are they thought of in the context for which they were actually created: the decoration of interiors.

Par Pierre-Lin Renié, Nineteenth-Century Art Worldwide, vol. 5, # 2, Autumn 2006.
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Projection mensuelle à l'EHESS

Soirée mensuelle de projection de films en présence du réalisateur
Le 2e mercredi du mois, 19-21h, EHESS, amphithéâtre, 105 Bd Raspail, 75006 Paris.

Nous lançons à partir du mois prochain un rendez-vous mensuel de projection de films présentant un intérêt anthropologique ou socio-politique, avec débats en présence du réalisateur et/ou d’autres intervenants. Non pas qu'il n'y ait pas déjà à l'EHESS de projections cinématographiques: mais c'est souvent dans le cadre restreint d'un séminaire et donc, de façon aléatoire et trop confidentielle. Qui d'entre vous, par ailleurs, connaît l'existence d'une vidéothèque à l'EHESS, avec ses 1000 documentaires et 100 films de fiction, et ses acquisitions permanentes?

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Le domaine public en accès libre?

Relevé par Ratiatum.com:
Les projets politiques en matière de culture sur Internet se précisent légèrement. Après l'UDF et le Parti Socialiste, c'est l'UMP qui dessine les contours de sa politique législative dans son contrat de législature pour 2007. A l'instar du Parti Socialiste, l'UMP ne parle pas de réformer la loi DADVSI. Mais au moins pour le parti majoritaire, l'attitude se comprend - on peut difficilement demander à réviser une loi que l'on vient soi-même d'adopter. En revanche, l'UMP de Nicolas Sarkozy dit vouloir "(mettre) en ligne gratuitement, avec des moyens à la hauteur des enjeux, le patrimoine culturel français tombé dans le domaine public ou financé par fonds publics, ainsi que nos archives".
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Les films lauréats du prix d'anthropologie visuelle

L'Image en Sciences Sociales (EHESS) et CNRS Images vous invitent à une projection des films des lauréats du prix d'anthropologie visuelle

Le 22 novembre 2006 à 17h30
Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales
Amphithéâtre, 105 bd Raspail, 75006 Paris

  • Frédérique DEVILLEZ, La vie de Château (Belgique)

Au "Petit Château" règne l'attente. Dans ce centre d'accueil de Bruxelles au nom insolite, des demandeurs d'asile du monde entier comblent le temps en attendant de savoir si leur demande sera acceptée. Comme dans les Mille et une nuits, le temps peut se filer en racontant... (durée: 50').

  • Yu-I KUO, Lointain soleil sur les Akha (Chine)

La vie rurale et urbaine en milieu akha, non loin de la frontière birmane, dans la province de Hunan, en Chine. Un journal de terrain avec quelques scènes exceptionnelles de séances shamaniques décrites en situation spontanée. Un équilibre intéressant entre observation et subjectivité (durée: 51').

  • Michel TABET, Nabatieh 2006 ou les larmes de l'Imam Hussein (Liban)

Chaque année, la ville de Nabatieh commémore le martyre de l'Imam Hussein. Ce film propose une incursion dans les cérémonies de février 2006. Il s'inscrit dans le cadre d'une recherche en anthropologie visuelle et décrit la diversité des gestes et des représentations qui caractérisent les cérémonies publiques d'Achoura dans cette ville du Liban-Sud (durée: 50').

Bribes d'histoire sur Flickr

Comme on le sait bien par ici, le dépôt d'images Flickr ne se limite pas à compiler les albums de famille, mais comprend les matériaux les plus divers, parmi lesquels les photographies anciennes commencent à faire nombre. Notre excellent confrère, le blog allemand Fotostoria, s'est livré à un premier relevé des ressources intéressant de près ou de loin la photographie historique, parmi lesquels on retiendra notamment les groupes suivants:

Comme on pouvait s'y attendre, la majeure partie de ce matériel concerne ...la photo de famille. Ce qu'on se gardera bien de négliger, car il n'a pas été simple d'accéder jusqu'ici à la part privée de la mémoire photographique, à propos de laquelle on se contente habituellement de quelques généralités ou approximations. Les échantillons disposés sur Flickr permettent de commencer à prendre la mesure du travail de vérification qui reste à faire.

Le Mois du film documentaire: programme de la BNF

Dans le cadre de la 7e édition du Mois du film documentaire, une sélection d'une trentaine de films représentative des réalisations françaises ou francophones de l'année écoulée est consultable sur poste individuel au niveau tous publics de la BnF (Haut-de-jardin) durant tout le mois de novembre 2006.

Le Mois du film documentaire à la BnF
Du 2 au 30 novembre 2006 en salle B, Haut-de-jardin
Site François-Mitterrand, quai François-Mauriac - Paris XIIIe
Du mardi au samedi de 10h à 20h et le dimanche de 13h à 19h.

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Le Mois du film documentaire: programme de la BDIC

Pour la septième année consécutive, la BDIC, bibliothèque de recherche spécialisée dans le domaine de l'histoire des relations internationales et du monde contemporain, participe au Mois du film documentaire, organisé par l'association Images en bibliothèques. Trois projections sont proposées dans ce cadre à l'auditorium de l'Hôtel de Ville, 3 rue Lobau, 75004 Paris.
Entrée libre sur réservation au 01 40 97 79 63, audiovisuel(à)bdic.fr.

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Création d'une archive ouverte en histoire de l'art par l'université de Heidelberg

image Après l'ouverture d'Art-Guide, moteur de recherche dédié à l'histoire de l'art, l'université de Heidelberg annonce la création de Art-Dok, première archive ouverte du domaine. D'accès gratuit, ouvert à tous les contributeurs, y compris non germanophones, la plate forme accueille les mémoires de recherche (thèses et masters), articles ou communications, de préférence en PDF. Archivés selon les normes OAI, ces documents peuvent ainsi être exploités par la plupart des catalogues des bibliothèques allemandes. On saluera la qualité de l'outil et la cohérence de l'initiative, qui s'inscrit dans le projet global de bibliothèque numérique d'histoire de l'art Arthistoricum.net. On aimerait qu'en France, l'INHA, qui a créé sa bibliothèque numérique sur le modèle rétrospectif de Gallica (documents du domaine public), puisse s'inspirer de tels programmes. En attendant, on ne peut qu'encourager les étudiants à s'initier à la pratique de l'archive ouverte en déposant leurs travaux, notamment de master (refusés par le serveur Hal-SHS), sur Art-Dok. Si l'université de Heidelberg voulait bien améliorer encore son interface en la traduisant en anglais, et pourquoi pas en français, elle renforcerait l'attrait de l'outil pour les usagers européens et l'installerait sans aucun doute de façon perenne dans le paysage de la discipline.

Artefacts illusoires. Notes sur la restauration filmique (hier, aujourd'hui)

Les mérites évidents des restaurations filmiques - que je ne désire pas tant contester dans les pages qui suivent, mais plutôt tenter d'en éclairer les soubassements idéologiques et souligner certaines de ses dérives - empêchent souvent de percevoir certaines erreurs de principe sur lesquelles elles se fondent, et qui ont trait à la singularité historique de la production et de la réception des œuvres. Sur bien des points la restauration des films appelle des analogies avec la restauration des monuments et des tableaux: qu'il s'agisse d'un film de 1920, de telle basilique, de telle toile, la restauration viserait à restituer une expérience perdue, à représenter une œuvre telle qu'elle a été au moment de sa création, tels qu'elle a été vue par les premiers spectateurs-visiteurs. On pourrait signaler que cette position "idéale" néglige un certain nombre de données fondamentales...

Source: André Habib, Hors Champ, 15/10/2006.
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L'édition électronique en débat au Salon de la revue

image Le 16e Salon de la Revue (14-15 octobre 2006) organise un débat autour du thème: Revues de sciences humaines au temps d'Internet: quelles promesses? Quelles menaces?, samedi 14 octobre de 17h à 18h30, à l'Espace des Blanc-Manteaux, 48 rue Vieille-du-Temple, 75004 Paris.

Argument: Les revues de sciences humaines ont compris depuis longtemps quel profit elles pouvaient tirer d'internet, pour leur rayonnement international comme pour leur diffusion. Développant leur propre site, numérisant leur collection ancienne, rejoignant différents portails, elles n'ont pas craint la modernité. Aujourd'hui pourtant elles s'interrogent: le numérique est-il leur ultime horizon? Est-ce à terme la disparition de leur forme imprimée? N'est-ce pas la spécificité même du travail de la revue qui sera ainsi mis à mal? Quelles sont les contraintes et limites (économique, légale, organisation éditoriale) de cette "nouvelle donne" informatique? Quelles politiques de soutien et d'accompagnement sauront mettre en œuvre les institutions qui les financent?

Intervenants: Sophie Barluet (CNL), Rolande Borrelly (Economies et sociétés), Jean-Yves Boursier (Socio-Anthropologie), Marin Dacos (Revues.org), François Gèze (La Découverte), André Gunthert (Etudes photographiques), Claire Lemercier (Histoire et mesure), Philippe Minard (Revue d'Histoire Moderne et Contemporaine), Marie-Madeleine Usselmann (Mappemonde). Modération: Éric Brian (Revue de synthèse).

Edit: compte rendu, voir: "Où en est l'édition électronique française en SHS", 16/10/2006.

Bourse de recherche Neuflize/INHA en histoire de la photographie

Bourse d’encouragement à la recherche en histoire de la photographie de la fondation Neuflize Vie

Appel à candidature 2006

La fondation d’entreprise Neuflize Vie pour la photographie contemporaine, en partenariat avec l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), décerne pour la première année une bourse d’encouragement à la recherche en histoire de la photographie d’un montant de 15.000 euros.

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Which Came First: The Disney or the Art?

An exhibition currently at the Grand Palais, “Il était une fois Walt Disney: aux sources de l’art des studios Disney,” asks similar questions, and has generated controversy with its perceived bid to elevated Disney to high art.

Source: Jonathan Lackman, The Art History Newsletter, 28/09/2006.
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Les 11e rencontres du cinéma documentaire

image Du 3 au 10 octobre 2006 au cinéma Le Méliès à Montreuil.

LE POINT DE VUE. La question du point de vue est centrale dans le documentaire où son expression est une ligne de rupture qui permet, plus sûrement que les questions formelles, de le distinguer du reportage ou d’autres formes de travail sur le réel qui ne ressortent pas du cinéma. Ainsi la singularité de son point de vue permet-il au documentariste de se libérer de la dictature du "sujet", de mettre en scène un personnage en filmant une personne réelle, de tirer une tragédie d’un fait divers, une rêverie poétique d’un paysage urbain, le schéma des rapports de force des inextricables comportements de groupes...
Nous avons donc conçu un parcours, traversé par ces questions propres au travail documentaire, rassemblant des films récents et de patrimoine, oeuvres singulières qui ont en commun de désigner clairement cette question du point de vue.

SOIREE D'OUVERTURE - 3 octobre
Momo le doyen de Laurent Chevallier
France, 2006, Vidéo, couleur, 85', prod: Sombrero and Co

SOIREE DE CLOTURE - 10 octobre
Avant-première, Là bas de Chantal Akerman
France / Belgique, 2006, Vidéo, couleur, 78', prod: AMIP, Paradise Films

Programme complet: http://www.peripherie.asso.fr/... (télécharger en pdf).

Projection de "Nuremberg. Les nazis face à leurs crimes", de Christian Delage

image Arte annonce la diffusion le 4 octobre 2006 à 20h45 de Nuremberg. Les Nazis face à leurs crimes, un film de Christian Delage (France, 2006, 90 min, La Compagnie des Phares et Balises/Arte France).

"Les audiences de Nuremberg, ossature d’un documentaire exceptionnel"
Par Frédérique Pris (AFP)

Un documentaire sobre, pédagogique et passionnant de bout en bout, plonge le téléspectateur au coeur de ce procès historique, grâce aux images tournées dans le palais de justice par une équipe de cameramen américains. Contrairement à d'autres films sur ce sujet (notamment le célèbre De Nuremberg à Nuremberg de Frédéric Rossif), le documentaire de Christian Delage ne quitte presque jamais les quatre murs du palais de justice de la ville allemande.

Le procureur général américain Robert Jackson avait décidé de filmer les audiences du tribunal militaire international de Nuremberg, où comparaissaient 22 dignitaires nazis, accusés de crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Les prises de vue sont assurées par l’équipe de la Field Photographic Branch, une unité spéciale des Services secrets américains créée par le célèbre réalisateur John Ford avant l’entrée en guerre des États-Unis.

Tout au long des dix mois du procès (de fin novembre 1945 au 1er octobre 1946), 25 heures de films ont été accumulées, sur des pellicules dont la durée n’excède pas 10 minutes. Ce sont ces images – transférées sur support vidéo par le Musée américain de l’Holocauste – qui servent d’ossature au documentaire de Christian Delage. La caméra s’attarde sur les préparatifs des cameramen, des sténos, des dessinateurs de la presse, avant de se tourner vers le box des accusés, où entrent Hermann Göring, Wilhelm Keitel, Joachim von Ribbentrop, Rudolf Hess...

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