Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

La presse lit mon blog

Dans certaines conditions, un blog peut servir à tester la réactivité des organes de presse. Les deux billets "Les vidéos de Ségolène, un indicateur Royal" et "Les vidéos de Dailymotion, un système d'information parallèle", publiés respectivement le 31 janvier et le 5 février, proposaient une hypothèse inédite. A savoir que le décompte des consultations des vidéos sur Dailymotion peut apporter des informations privilégiées sur la réception de la campagne présidentielle. Hypothèse évidemment à discuter et à vérifier (Rémi Douine, doctorant de l'ENST et chercheur associé au Lhivic développe actuellement un modèle plus précis). Le premier billet avait été repéré et cité au bout de trois jours par 20 Minutes.fr et par l'édition des abonnés du Monde.fr. Aujourd'hui, c'est le Figaro.fr qui cite et reprend l'analyse du second. Mon blog n'étant pas très exposé (il ne fait pas partie, à juste titre, des blogs politiques listés par Bonvote et autres palmarès), on peut féliciter le journaliste qui, d'être arrivé jusque là, démontre une pratique assidue du surf. (Comment ça, et Libération? Libération publie des articles rigolots, auxquels Sébastien Fontenelle rend parfaitement justice – fin du troll.)

Alain Duhamel piégé par le web

image L'effet Dailymotion a encore frappé. Cette fois, ce n'est pas un responsable politique qui est victime d'une petite phrase enregistrée au débotté et diffusée sur la toile, mais le plus chevronné des commentateurs politiques, Alain Duhamel en personne. Après avoir appris par l'intermédiaire du blog de Guy Birenbaum la déclaration du chroniqueur en faveur de François Bayrou, effectuée le 27 novembre dans le cadre d'un débat public à Sciences Po, France Télévisions puis RTL ont pris la décision de le suspendre de campagne.

Laissons de côté le sujet de dissert du jour (un chroniqueur politique peut-il conserver sa crédibilité après avoir révélé en faveur de quel candidat il vote? Je ramasse les copies dans deux heures). Si la transparence devait être de mise, il faudrait nous expliquer pourquoi aucun d'entre eux ne s'est jamais aventuré à déclarer sa préférence. Même Jean-Pierre Elkabbach n'a jamais dit publiquement qu'il voterait Sarkozy – et à vrai dire, son inclination notoire n'est pas ce qui contribue le plus à la crédibilité de ses interviews politiques sur Europe 1. La décision des chaînes, prise le jour même de la diffusion d'un "A vous de juger" avec François Bayrou, était inéluctable.

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Le roman de la momie

Le Monde publie dans son édition datée d'aujourd'hui un droit de réponse de Patrick Amory, qui nie avoir été l'auteur de la photographie de François Mitterrand sur son lit de mort. On se souvient de l'extraordinaire roman signé Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin dans l'édition du 18 janvier dernier, sous un titre que n'aurait pas renié Edgar Allan Poe: "Le mystère de la dernière photo", qui nous faisait revivre les affres de Roger Thérond, pleurer avec Danielle Mitterrand et suivre dans les rues de Paris les traces de l'énigmatique criminel photographe.

Onze ans après, c'est vrai qu'on avait complètement oublié cette affaire et que, pour tout dire, on s'en fichait un peu. Paris-Match n'en était pas à son coup d'essai en matière de photographie volée. Quant à la question pour dissert de philo (fallait-il ou non respecter le voeu de discrétion de la famille?), il faut bien admettre que la dimension de l'homme public non moins que l'hommage spontané d'une foule anonyme la rendaient assez académique. Savoir qui avait appuyé sur le bouton n'était pas franchement une préoccupation cruciale, hors du cercle fermé des Mitterrandophiles pleine peau. Qu'à cela ne tienne, Rouletabille-Bacqué et Sherlock-Chemin nous mettaient en appétit grâce à l'incroyable fiction d'un Minox 35, “l'un des plus petits appareils photo du marché”, préréglé pour réussir automatiquement dans la pénombre d'un intérieur un cliché réalisé à l'insu des présents. J'ai beaucoup d'affection pour le Minox 35 (un Rollei 35 S aurait fait plus chic), mais si vous arrivez dans ces conditions à obtenir une image qui supporte la double page de Match, un conseil: laissez tomber l'école hôtelière et allez directement frapper à la porte du World Press Photo.

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L'adieu à Chirac des Guignols

image Interrogé par Michel Drucker dans le cadre de l'émission "Vivement Dimanche" diffusée aujourd'hui, Jacques Chirac a admis qu'il y a “une vie après la politique”. Les Guignols de l'info réagissaient dès vendredi à cette annonce en faisant leurs adieux au président de la République. Mais la confirmation de la sortie définitive de Chirac n'est pas une bonne nouvelle pour l'émission satirique. Oeuvre longuement patinée par les ans, sa caricature reste aujourd'hui l'un des ressorts les plus vivants d'un programme qui a beaucoup perdu de sa perspicacité psychologique. Bruno Gaccio, pilote de l'émission depuis seize ans, a annoncé qu'il quitterait ses fonctions immédiatement après le départ de l'actuel locataire de l'Elysée. Y aura-t-il une vie pour les Guignols après Chirac? Une chose est sûre: les amuseurs peuvent lui adresser dès maintenant la réplique qu'ils attribuent à sa marionnette: “Vous allez (nous) manquer. Vous resterez l'un de (nos) plus beaux souvenirs”.

Bye Bye Bon Week

image Le magazine Bon Week, lancé par le groupe Bauer le 29 juin 2006, a cessé de paraître. Le numéro 32 du 1er février 2007, dont la couverture (ci-contre) illustre bien les problèmes rencontrés par la publication, sera le dernier. Le 31 janvier, l’éditeur faisait part dans un communiqué de sa décision d’arrêter la production de l’hebdo people après seulement sept mois d'existence. “Les raisons, bien que multiples, de cet arrêt résident principalement dans le durcissement, ces derniers mois, d'une jurisprudence devenue intransigeante et excessive, qui n'est plus en phase avec le comportement médiatique des célébrités” déclarait-il.

Nombreux sont les magazines à voir le jour et disparaître chaque année en France. La mise en avant comme argument principal d’un problème de financement dû aux frais judiciaires est toutefois une première. En dressant le top ten des personnalités ayant touché le plus de dommages et intérêts (la famille Grimaldi, Patrick Bruel, Mylène Farmer, etc.), Les Dessous de la presse people (éd. de la Martinière, 2006) montrait l'importance de cette charge dans l'économie des journaux trash. Mais Léna Lutaud et Thiébault Dromard soulignaient également que ce risque était largement contrebalancé par les ventes. Dans le cas de Bon Week, malgré une diffusion affichée de 170.000 exemplaires pour le mois de janvier 2007, il semble bien que le magazine n'ait pas réussi à trouver son public. Une ligne éditoriale floue, une vingtaine de pages seulement consacrées aux célébrités sur un total de 60 pages, dans lesquelles figurent essentiellement des jeux et des conseils féminins pratiques semblant infantiliser une lectrice, mère de famille, d’origine très populaire: autant d’ingrédients à l'origine d’un désintérêt du lectorat, dans l'univers très concurrentiel de la presse people.

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Les vidéos de Dailymotion, un système d'information parallèle

image Mercredi dernier, je publiais une note rapide signalant le succès remporté sur Dailymotion par les vidéos de Ségolène Royal. Cette remarque reposait sur l'idée que les systèmes de comptage du web, lorsqu'ils sont publics, et à condition d'être correctement analysés, sont susceptibles de fournir des informations précieuses pour décrypter la réception de la campagne. Grâce aux renseignements complémentaires apportées par les nombreux commentaires, il est maintenant possible de préciser cette analyse.

En faisant le décompte des consultations sur la plate-forme de vidéos, on constate un net avantage de Ségolène Royal sur Nicolas Sarkozy. Rapidement traduits par les blogs du PS en signes de "popularité", ces résultats ont visiblement plu aux équipes de campagne de la candidate socialiste, qui ont largement cité et repris les termes de mon billet. Ce qui pousse à s'interroger sur la clairvoyance du service de communication du PS. N'avait-il rien vu de cette remarquable avance? Ou bien n'avait-il pas jugé bon de renseigner la presse à ce propos? Auquel cas les témoignages de sympathisants socialistes recueillis sur mon blog suffiraient à prouver qu'il a eu tort.

D'autres camps ne se sont pas privés pour intoxiquer la presse à propos des vidéos en ligne. Fin janvier, Le Monde.fr puis Marianne évoquent les chiffres “surprenants” obtenus par les interviews de Marie-Georges Buffet diffusées sur Dailymotion (qui avoisinent le demi-million de consultations). En contradiction avec les témoignages des dirigeants de la plate-forme, qui affirment que “rien ne prouve que des robots aient été utilisés dans le cas des vidéos communistes”, les deux journaux insinuent qu'il y a eu manipulation. Le syllogisme sous-jacent qui les conduit à cette conclusion se réduit à: 1) seuls les militants d'un parti sont susceptibles d'être intéressés par les informations politiques sur ce parti; 2) comment une formation aussi restreinte peut-elle atteindre des chiffres aussi élevés? Ergo: il ne peut donc s'agir que d'un trucage.

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Le Big Bang et moi

Sur l'indispensable Big Bang Blog, Daniel Schneidermann estime qu'"Actualités de la recherche en histoire visuelle" est, je cite: “le plus mauvais titre de la blogosphère”. Venant du spécialiste des titres vendeurs, inutile de dire que ça fait mal.

Je dois toutefois admettre que mon intitulé est assez impraticable et que la plupart des mentions en saccagent joyeusement la syntaxe (subtile: un pluriel, trois singuliers). Puisse cette mésaventure servir de leçon aux apprentis blogueurs: il est essentiel de réfléchir au titre d'un blog avant de l'ouvrir (après, c'est mort). A ma décharge, je n'imaginais pas, en créant cet outil, que son rôle non plus que son audience allaient dépasser de beaucoup le cercle de mon séminaire. Il aura fallu pas moins qu'une occupation de l'EHESS pour lui laisser prendre le vent – la vie est pleine de surprises. J'absous cependant le médisant, car ce jugement sévère accompagne la promotion de mon blog à la première place de sa (courte) liste de liens, où il voisine avec les sites de Jean-Michel Apathie, Pierre Assouline, maître Eolas, John Paul Lepers, Jean Véronis ou Versac. Un seul mot: mazette!

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Les bons comptes d'ARHV

image Depuis début janvier, un nouvel outil a fait son apparition sur ARHV: un compteur de lectures, visible en haut de chaque billet (chiffre entre parenthèses après la date). Celui-ci est mis à jour en temps réel chaque fois qu'un billet est consulté par son permalink, ou url permanente (lectures par fil RSS non prises en compte). Il permet aux lecteurs de comparer les fréquentations respectives des articles, en toute transparence. Ce compteur n'ayant été ouvert que le 1er janvier dernier, seuls les billets mis en ligne depuis cette date présentent un total exact. Le comptage des consultations rétrospectives, dont la proportion reste forte, donne toutefois d'intéressantes indications relatives. On pourra en observer les valeurs à la section "Archives" (item à cliquer sous le titre du blog), qui affiche la liste des billets publiés au cours des douze derniers mois.

Chiffres de fréquentation pour janvier: 1550 visiteurs individuels quotidiens (dont environ 20% par flux RSS), crawlers exclus. Rang Technorati: 41.613 (366 liens de 83 blogs).

Illustration: Bunny Beats!, "Counter (641)", photographie, 1er février 2007, diffusée sur Flickr, licence CC.

Rendez iPol à la télé

image Faut-il gratifier de l'appellation de "webTV" toute émission vidéo pour la seule raison qu'elle est diffusée en ligne? L'exemple d'iPol (prononcez: "aïe-Pol") donne plutôt envie de répondre par la négative. Lancé le 16 janvier dernier, ce magazine vidéo hebdomadaire réalisé par Christophe Lancellotti se consacre à “l'autre campagne, celle qu'on ne voit pas à la télé”, autrement dit, la campagne vue du web. Une proposition pas si originale, puisqu'elle a déjà son équivalent sur les chaînes francophones, notamment le triste "Campanet" de Dimanche+, l'émission de Laurence Ferrari (qui se donne beaucoup de mal pour rendre consommable un plat que ses producteurs considèrent visiblement comme fadasse, et qu'ils relèvent d'un lourd accompagnement de marionnettes virtuelles et autres animations de synthèse).

iPol ressemble beaucoup à ce qu'aurait pu être le concurrent malheureux de Campanet. Cet hebdo de 15 minutes accumule tous les tics longuement mis au point par les diverses émissions d'infotainment de Canal+ depuis "Nulle part ailleurs". Musique d'ascenseur omniprésente, jingles à chaque changement de plan, titraille à la mitraillette, sans oublier la voix off (Corinne Versini), coquine, acidulée et toujours amusée, comme pour assurer que tout cela n'est pas bien sérieux.

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Du journal à l'album: un ancêtre du blog

image Ainsi qu'en témoigne une récente journée d'études à la Bibliothèque nationale de France, la vogue des blogs a rouvert l'intérêt pour les formes historiques de l'expression personnelle. Alors qu'on examine habituellement de façon distincte journal intime, album ou carnet électronique, le hasard d'un destin individuel peut nous confronter à l'expérience du croisement de ces diverses modalités. Un cahier de la fin du XIXe siècle nous convie ainsi à une singulière promenade dans les sinuosités de l'inscription du je(u).

Aux alentours de l'année 1888, une petite fille sage commence son cahier de pensées, exercice traditionnel de l'enfance bourgeoise, orné de ses motifs floraux et autres papillons de couleurs vives à coller en autant d'encadrements improvisés, d'un kitsch aussi délicieux que la nostalgie (cliquer sur l'image pour l'agrandir). Il y a en nous une secrète malice qui se complaît à découvrir les imperfections de nos frères, note-t-elle. Mais la propriétaire du carnet a une complice, à qui elle fait une place, ainsi que l'usage le permet. Sur la page prêtée par son amie, Yvonne se glisse par l'intermédiaire de deux dessins, l'un d'une hutte de conte de fées, l'autre d'un profil de bouquetin, signés de ses seules initiales. Laquelle des deux a disposé ici pâquerettes et papillons? Impossible de le savoir, mais un dialogue s'est ouvert qui va se poursuivre.

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Cherchez l'erreur...

A Libé, on ne dit pas web, mais "ouèbe", on ne dit pas blog, mais "bloug", avec force guillemets, pour bien montrer le sérieux de l'affaire et la manière de manipuler ces outils salissants. Et quand on consacre la page "portrait" à un blogueur, c'est évidemment de Loïc Le Meur qu'il s'agit (là, pour faire comme à Libé, je ne vais pas mettre le lien, vous n'avez qu'à lire le vrai numéro du journal qui tache ce matin...).

(D'accord, ce n'est pas bien de tirer sur les ambulances mais: 1) et d'une, ça va tout de même être difficile pour Schneidermann de porter sur son dos toute la bloguitude à Libé; 2) quand on relira cette note dans un an ou deux, elle participera de la description d'une ambiance qui est la nôtre aujourd'hui: ce drôle de match de catch des Anciens contre les Modernes, dont Libération est un des théâtres exemplaires - et dont j'ai parfois l'impression, en relisant les oeuvrettes complètes de l'impayable Marcelle, qu'il se niche derrière une phrase sur deux.)

Un chercheur et son blog

image J'annonçais récemment mon intention de rédiger un compte rendu de la première année de fonctionnement d'Actualités de la recherche en histoire visuelle (ARHV). Le hasard faisant bien les choses, l'Observatoire critique se proposait au même moment de me soumettre à la question. Cet entretien, à lire dans les colonnes de notre confrère, fera donc office de bilan. Avec mes remerciements à Corinne Welger-Barboza pour son attentive patience.

  • Référence: "J’expérimente par immersion", entretien avec André Gunthert (propos recueillis par Corinne Welger-Barboza), Observatoire critique des ressources numériques en histoire de l'art et archéologie, 9/12/2006.

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Pourquoi "Flickr"?

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La question taraude les fans de la plus célèbre plate-forme de partage d'images. Pourquoi Flickr s'appelle-t'il "Flickr"? La réponse est enfin donnée dans une interview des deux co-fondateurs, Stewart Butterfield et Caterina Fake, qui relatent les premiers pas de l'aventure:
Ben was saying, "Oh, but it's like, you know, like, kind of like if you see the flickering of the metaverse…" And we're like, "flicker!" We tried to get "flicker" with an e, but the guy who had the Web domain wasn't willing to give it up.

- Flicker: 1 vi (flames, light) danser, (before going out) trembloter, vaciller (...). 3 vt to ~ one's eyelid battre des cils.
- Flickering: adj. qui tremble; dansant, vacillant, clignotant. (dictionnaire Robert & Collins)

Source: "How We Did It: Stewart Butterfield and Caterina Fake, Co-founders, Flickr" (propos recueillis par Michael Fitzgerald), Inc.com, 1er decembre 2006.

Illustration: "Cross-stitch Flickr", photographie digitale Wardi (Carina Envoldsen), 9/06/2006, Flickr, licence CC.

Première bougie pour ARHV

image Un peu plus, et je ratais le premier anniversaire d'Actualités de la recherche en histoire visuelle (ARHV), officiellement inauguré le 21 novembre 2005... Je m'étais promis de faire un bilan développé, pour faire suite au rapport d'étape des six premiers mois. Hélas, je navigue en pleine tempête, le vaisseau de mes devoirs tangue et s'alourdit chaque jour davantage: tous ceux à qui je dois un article avec urgence de niveau écarlate prendraient à juste titre pour un affront que je leur grille la politesse (n'est-ce pas, Agnès, Yan, Christian?)... Je remets donc à dans quelques semaines mon relevé circonstancié des aventures d'un chercheur et son blog, et me bornerai en attendant au minimum syndical.

- Nombre de billets: 234 (soit une moyenne de 4,5 par semaine).
- Nombre de visiteurs uniques pour le mois de novembre: 44.000 (dont 23% par fil RSS). Ce chiffre atteignait 25.000 en mai dernier, lors du dernier bilan.
- Classement Technorati: 86.764.

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Small is beautiful (ou du nouveau dans les usages)

image Campagne présidentielle et nouveaux médias, notes d'un citoyen ordinaire (suite). Jeudi soir: séminaire à l'INHA. Je rentre chez moi après le JT, fatigué, et me couche de bonne heure. Ce matin, tôt levé, lecture de mes fils RSS. Je découvre avec le billet de Daniel Schneidermann sur le Big Bang Blog qu'il y a eu une interview de Nicolas Sarkozy sur TF1 hier soir, en réponse à celle de Ségolène Royal dimanche sur le même canal. Je n'ai vu aucune des deux interventions, ni suffisamment prévisibles ni suffisamment importantes pour mobiliser la procédure d'enregistrement vidéo. Ce qui m'interdit d'accéder à une information de flux qui n'est en principe disponible qu'en temps réel - sauf conditions particulières. Il y a trois ans, lorsque nous avions souhaité, avec Christian Delage, analyser un épisode télévisuel de la présidentielle de 2002 (cf. ci-dessous), nous avions été bien heureux de bénéficier de la disponibilité toute neuve du service d'enregistrement continu des chaînes françaises, accessible sur les consoles informatiques de l'Inathèque à Tolbiac. Encore fallait-il disposer d'une carte de lecteur de la BNF, d'un hébergement en région parisienne et d'une information suffisamment pointue pour recourir à cet outil. Aujourd'hui, sans bouger de chez moi, je tape "Dailymotion" sur Google, puis "Ségolène" et "Sarkozy" sur le moteur de recherche interne de la plate-forme (réponses triées par l'item: "les plus récentes"), ce qui me permet d'accéder en une poignée de secondes aux enregistrements des deux interviews, mises en ligne par des partisans des candidats.

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