Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Le Monde: comment manipuler le Vidéomètre

image Le positionnement du Monde au cours de cette campagne a pu susciter certaines interrogations. Les gens sont méchants. Démontrons-le grâce à l'édition datée du 12 avril (disponible dès aujourd'hui dans les kiosques de la capitale), qui comprend un papier consacré au Vidéomètre, par Guillaume Fraissard et Eric Nunès. Cet article occupe un tiers de page, juste au-dessus des programmes télé, dans la rubrique "Ecrans" qui clôt le quotidien (voir ci-contre). Avant d'en arriver là, le lecteur en quête d'indications sur le scrutin à venir aura été frappé par le titre de une: "Sarkozy reste en tête de tous les sondages". Lui faut-il une confirmation? En fin de cahier, sous l'intitulé: "Le Vidéomètre ou l'Audimat des vidéos politiques sur internet", il peut lire ce chapeau: "Nicolas Sarkozy occupait, début avril, la tête du classement".

Ce qui n'est pas faux. Il faut lire l'article jusqu'au bout pour découvrir que les vidéos qui permettent au candidat de l'UMP d'occuper cette place enviable, pour la semaine du 2 au 8 avril, sont la chanson satirique "Nicolas Police" (refrain: “Nicolas qui? — Nicolas Police”) et le célèbre brûlot "Le vrai Sarkozy" (au passage, nos deux détectives ont omis – c'est ballot – de mentionner le top de la semaine, le croustillant "Sarkozy colère france 3", mesuré à 97.420 vues). Et voilà comment l'on produit une inversion pure et simple de l'interprétation des données fournies par notre outil. Car si Sarkozy est lauréat toutes catégories du Vidéomètre, ce n'est pas dans le rôle de celui qui “mène la course en tête”, mais bien dans celui de tête de turc.

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Petite géographie des vidéos de campagne

image Au moment où commence la diffusion des clips officiels des candidats, il est temps de proposer un premier point sur leurs homologues "sauvages": les vidéos qui ont rythmé le déroulement de la campagne présidentielle depuis neuf mois. Le web, disait-on, allait modifier la pratique du débat politique. S'il est difficile d'évaluer dans quelle mesure les innombrables interventions écrites – articles, billets, commentaires – ont pesé sur son déroulement, en revanche, la nouveauté représentée par la possibilité de diffuser ou d'accéder aisément à des contenus vidéo a clairement constitué l'un des apports historiques de cette campagne. Elle a fourni nombre d'indications précieuses sur l'évolution du débat, et contribué plus d'une fois à faire bouger les lignes. Mais le plus intéressant est peut-être que nul n'avait prévu à quel point cette potentialité allait être exploitée dans le contexte politique. L'utilisation à cet effet des plates-formes de diffusion gratuites de vidéo en ligne a été un choix opéré spontanément par les usagers. Ce choix a créé un nouveau canal d'information, parallèle aux médias existants. Un canal hétéroclite et foisonnant, sur lequel n'ont pesé que de faibles contraintes, sans rapport avec les règles habituelles de la communication politique. Pour cette raison, celui-ci est rapidement devenu un miroir des attentes et des demandes des internautes. Un passionnant laboratoire des nouvelles formes de notre relation au politique et aux médias.

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"Sarko mot à mot" épinglé par le Vidéomètre

Le Vidéomètre joue son rôle d'avertisseur. "Sarko mot à mot", film de Gérard Leclerc et Florence Muracciole produit par Serge Moati, fait ce soir une entrée en force dans le top du classement: respectivement 21.464 vues (7.10%) et 8.404 vues (2.78%) pour les deux premiers épisodes. Ce reportage réalisé en 2005, oublié dans les tiroirs de France Télévisions, a été envoyé le 1er avril en quatre tranches sur Dailymotion par un posteur anonyme. Signalé dès le 5 avril par Anna Borrel sur Marianne2007.info, le documentaire fait l'objet de nombreuses mentions au sein du réseau des blogs de la Ségosphère. Néanmoins, c'est probablement son signalement hier dans les colonnes du Monde.fr qui, là encore, est la principale cause de la brusque progression de l'audience.

Le feuilleton Camille

image Attention OVNI. Le 29 mars dernier, parmi les diverses productions à caractère politique indexées par le Vidéomètre, je découvre en première place une vidéo inconnue, sous le titre énigmatique d'"Episode 09". Quelle mention, quel forum, quel buzz lui a fait atteindre ce jour-là le score inhabituel de 9.404 vues? Est-ce la sélection sur la page streaming de Neuf Télécom? Toujours est-il que les autres épisodes de la série restent situés à un étiage beaucoup plus bas, de quelques centaines de vues seulement. C'est regrettable, car il s'agit probablement du projet documentaire le plus original et le plus réussi de la campagne présidentielle.

Réalisateur et scénariste pour le cinéma et la télévision, Samuel Tasinaje met en ligne chaque jour depuis le 5 mars dernier, sous le titre "Camille dans l'isoloir", une nouvelle interview de sa voisine, mamie presque centenaire à la langue bien pendue, qu'il interroge sur ses opinions politiques et ses impressions de campagne. Servi par un montage ultra-cut, plan serré, encadrement façon poste de télé des années 1950, chaque épisode propose deux à trois minutes d'une mitraille de commentaires, à l'énonciation souvent hilarante, sur fond de tic-tac. Alternant les jugements à l'emporte-pièce, les réflexions de bon sens ou l'observation de son entourage, la tonique Camille a un avis sur tout, et il est loin d'être bête. A ce jour, 22 épisodes ont été mis en ligne. Dès le premier, on comprend que Camille préfère de beaucoup Sarkozy, voire Le Pen, à Ségolène (“Elle fait paysanne; elle est commune, quoi…”). Bayrou la laisse sceptique. Mais voilà, le projet de Tasinaje ne s'arrête pas à l'observation d'un drôle de spécimen humain. L'outil vidéo devient un exercice actif – c'est là que le feuilleton prend tout son sens. Comme il l'explique sur son blog:

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Gare du Nord: l'image et le son

image Il y a un an, les manifestations du mouvement anti-CPE occasionnaient de nombreux témoignages photographi- ques spontanés sur Flickr. Aujourd'hui, alors que ce portail n'enregistre qu'un petit nombre de réactions aux événements de la gare du Nord, c'est sur Dailymotion que les témoins envoient leurs enregistrements, en vidéo. La technologie avance vite, les usages suivent: dès mercredi soir, pour le blogueur moyen, c'était déjà un réflexe évident que de se rendre sur la plate-forme pour compléter l'informa- tion glanée dans la presse.

Et pourtant, dans ce cas, n'est-on pas allé un peu plus vite que la musique? Les enregistrements au téléphone portable, trop brefs, affreusement pixellisés, ne donnent à peu près rien à voir d'un événement complexe. D'après une amie présente sur place, il était très difficile de se rendre compte de la séquence des événements – syndrome Fabrice à Waterloo. Ce qui n'empêchait pas de nombreux témoins de brandir leur vidéophone à bout de bras. Ramenées à l'attestation d'un pur acte de présence, ces images ne contiennent que très peu d'information visuelle et n'apportent rien de plus, plutôt moins, que les séquences choisies des journaux télévisés.

Une vidéo d'une vingtaine de minutes, réalisée avec des moyens plus conventionnels, montée et éditée, permet toutefois de percevoir de façon détaillée l'économie de l'événement. Où l'on constate que la qualité du témoignage, comme dans le cas de l'école Rampal, tient à la durée de l'enregistrement. Où l'on aperçoit là aussi que la majorité de l'information vient de la bande-son. L'image sert ici principalement de cadre de référence formel et d'attestation d'unité de lieu pour un événement narré par le son, les cris, les bruits, les bribes de dialogue (à écouter de préférence au casque). Un témoignage qui montre l'essentiel: le caractère particulièrement inadapté de la réponse policière, appliquant des tactiques apprises en manifestation – un réflexe qui ne pouvait que précipiter un affrontement qu'il aurait été facile d'éviter.

Illustration: Hughes Leglise-Bataille, "Silence, on tourne!", photographie numérique, 26/03/2007, diffusée sur Flickr, licence CC.

20 Minutes me prend au sérieux

image On me signale qu'ARHV figure dans le top 50 des blogs nouvellement créé par 20 Minutes.fr. C'est très chouette. Bon, et maintenant, où est le responsable, que je lui dise deux mots de son classement? Coincé entre Loic Le Meur et le Big Bang Blog, dois-je en déduire que je suis plus intéressant que Daniel Schneidermann (ça se peut), mais cependant moins que le blogjogger (ça m'étonne)? Regardons ensuite les commentaires: “Embruns, Le bloginfluent Laurent Gloaguen donne son avis sur tout” – c'est bien vrai. “404 Brain Not Found, Blog d’opinion qui n’a pas peur de ses opinions” – c'est bien trouvé. “La République des livres, Pierre Assouline, écrivain et journaliste, dissèque tout ce qui peut s'écrire et se penser” – c'est bien mérité. “ouinon.net, Un regard décalé sur le web. Des découvertes à n’en plus finir. Et beau avec ça” – c'est bien aimable. Et quand on arrive à: Actualités de la recherche en histoire visuelle, ça donne: “Aussi sérieux qu’il en a l’air, c’est dire”. C'est dire quoi? Et la pertinence remarquable de ses analyses, c'est pour les chiens? Et son humour si distingué qui fait glousser dans les chaumières? Et son iconographie de derrière les fagots, astucieusement disposée sur Flickr, qui lui donne des airs de galerie d'art? Et sa légendaire économie dans les commentaires, soigneusement triés par le maître de maison, qui permet au lecteur de ne pas se perdre dans un inutile dédale de trolls? Et sa maquette lisible seulement sous Firefox? C'est ma femme qui va être déçue. Déjà que Schneidermann estime que j'ai un titre à coucher dehors, vous pensez bien qu'avec un label “Aussi sérieux qu’il en a l’air”, je vais attirer la clientèle... Qu'on dise ça – au hasard – de Cyril Lemieux, de Jean-Louis Fabiani, je comprendrais! Voilà des gars qui non seulement sont sérieux, ont l'air sérieux, mais sont aussi sérieux qu'ils en ont l'air (malgré tous leurs efforts). Il faudrait donc qu'un lecteur sérieux de ce blog lance une pétition de soutien pour expliquer à 20 Minutes que tout ça n'est pas sérieux: ARHV ne peut sérieusement se dire aussi sérieux qu'il s'en donne l'air. Ou le contraire. En tout cas, me trouver un meilleur slogan. Sinon, je recopie toutes les blagues de Loic Le Meur – je suis sérieux. Voici la dernière:

OK, je ne les ai pas triés depuis un moment mais il y a des moments ou je me demande si je ne devrais pas changer mon adresse email, mon téléphone mobile, mon job, mon cerveau (ou m'en faire greffer un), tout. Presque. Pas tout bien sûr, mais non. Je vais courir un coup tiens cela va me donner des idées fraiches.

Voyez ce qu'il vous reste à faire.

Société du football

Notes rapides et répétitives sur un sport imaginaire ou petite utopique du footballeur

image Les notes qui suivent ont été rédigées en deux temps. La première moitié, au lendemain de la demi-finale de la coupe du monde de football 2006 qui opposait l’équipe française au Portugal. L’autre moitié, dans les jours qui ont suivi la finale perdue par les Français contre l’Italie.
Ces réflexions, généralement lacunaires, reposent sur deux propositions qu’il est plus commode de préciser d’emblée.
Proposition n° 1: il est probable qu’un match de football ne se gagne pas par l’accumulation des buts, mais grâce à la création et l’incorporation par les joueurs d’images de victoire. Contre toute attente, le matériel élémentaire du match de football n’est pas la physicalité (le terrain, le ballon, la vitesse, la frappe) mais l’imaginaire (et c’est ce qui explique les engouements et les débordements des publics et des nations).
Proposition n° 2: un seul joueur de football en activité a compris l’importance des images, la nature imaginaire de son sport.
Ces propositions, on l’aura compris, sont des hypothèses de travail. Hypothèses qui présentent le grand intérêt de déplacer les approches de la pratique sportive hors du champ d’analyse des professionnels et des discours critiques-médiatiques qui les relayent.
Le choix d’un objet a priori peu noble et une focalisation étroite ont des vertus méthodologiques: le terrain est libre pour l’abstraction et la réflexion spéculative. Ce texte, en conséquence, est composé de sentences assez courtes qui se diffractent ou se réfléchissent entre elles.

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Les blogs de l'EHESS ouverts le samedi

image De quoi les étudiants se plaignent-ils? A l'EHESS, qu'il pleuve, qu'il vente, la pratique des sciences sociales ne connait pas de répit, week-end compris. Qu'on en juge. Sur Le piéton de Berlin, le blog de Jean-Louis Fabiani, on lira un décryptage tout en finesse du fameux reportage du Soir 3 du premier mars 2007, qui a déjà fait couler beaucoup d'encre, à propos du "Chant des partisans" entonné à la demande de Nicolas Sarkozy. Contrairement aux réactions des journalistes, toujours prompts à défendre la corporation, Fabiani repère les signes d'une connivence que les professionnels ne savent plus apercevoir – puisqu'elle constitue leur routine quotidienne.

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Karl Zéro, César ou Gérard?

image Je n'ai rien contre les exercices auto-promotionnels périodiques des professions du spectacle, nuisance apparemment nécessaire à la bonne santé de l'industrie du divertissement. Mais ces palmarès n'ont pas toujours la lisibilité souhaitable. Pour leur deuxième édition, les "Gérard du cinéma" réservaient avec pertinence au pathétique Les Bronzés III (lauréat incontesté de la fréquentation en salles l'an dernier, avec 10.350.334 entrées) – la palme du plus mauvais film. La consécration par les Césars de Lady Chatterley, de Pascale Ferran, se voulait au contraire une prime à la qualité, sans concession pour le goût du public. Est-ce la même logique qui a présidé au choix du poussif Dans la peau de Jacques Chirac, de Karl Zéro et Michel Royer, pour le documentaire? On a du mal à s'en convaincre. A titre personnel, j'attribuerai le César du meilleur film d'archives 2006 à l'exceptionnel "Nuremberg. Les nazis face à leurs crimes", de Christian Delage (disponible en DVD). C'est un ami, autant le préciser – ce qui indiquera la distance qui me sépare des jurys professionnels.

Références:

Le tag social, piège à journalistes

image La rumeur de manipulation des vidéos communistes sur Dailymotion est en passe de devenir l'un des attrape-gogos les plus drôles de la campagne présidentielle. Un mois après Le Monde et Marianne, un journaliste du Figaro.fr est à nouveau tombé dans le piège. Sous le titre "Le mystère des vidéos communistes sur Dailymotion", Jérôme Bouin écrit:

Ce sont les vidéos de la candidate communiste Marie-George Buffet qui occupent les huit premières places du classement, de sa déclaration de candidature jusqu'à ses positions sur le droit opposable au logement. Ces vidéos ont été vues entre 564.000 et 207.000 fois. Des scores étonnants par rapport aux vidéos les plus populaires sur les favoris de la présidentielle. Ainsi, les montages satiriques sur Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy culminent à 56.000 visionnages. Les idées défendues par Marie-George Buffet connaîtraient-elles, via Internet, un regain d'intérêt ou ces chiffres sont-ils obtenus par une manipulation technique ? Chaque clic sur une vidéo étant comptabilisé comme un visionnage, des robots peuvent effectivement être programmés pour répéter cette action des milliers de fois, venant ainsi gonfler l'audience.

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David, la vidéo du sous-marin, c'est par ici...

Chroniqueur d'"Arrêt sur images", David Abiker savourait avec gourmandise la bourde du sous-marin de Ségolène Royal, interviewée sur RMC/BFM TV le 24 janvier 2007. Soucieux du bonheur du commentateur, signalons-lui qu'il peut visionner dès à présent sur Dailymotion l'enregistrement du nouvel entretien de Jean-Jacques Bourdin, consacré ce matin à Nicolas Sarkozy. Il constatera avec plaisir que le candidat de l'UMP chute lui aussi sur cette même question, devenue la spécialité du journaliste (8h50). Mais pour l'amateur de bourdes impartial, un pas supplémentaire est franchi avec le dialogue de sourds entre Bourdin et le ministre de l'intérieur sur la tendance religieuse d'Al Quaeda (8h24). Malgré l'affirmation répétée de l'intervieweur, Nicolas Sarkozy persiste à nier que l'organisation terroriste sa rattache à l'obédience sunnite. Un sommet du rire que ne manquera d'apprécier David Abiker – nul doute que, là encore, le chroniqueur ne pourra s'empêcher d'avoir envie “d’embrasser, de serrer dans (ses) bras” le candidat malmené.

Prompts à repérer un effet de réitération, plusieurs journaux ont réagi dès la mi-journée sur leurs sites, dont Le Figaro, Le Monde et Libération – ce dernier avec une antisèche très détaillée sur la question des sous-marins (que l'on ne saurait trop conseiller aux candidats de potasser pour leur prochain passage chez Bourdin). Instruit lui aussi par le précédent, le PS s'attend à un ralliement massif d'intellectuels de droite. – David, si ça te tente...

Internet Explorer est notre ami

image Pas de billets ces derniers jours, mais quand même bricolé le blog. Il y a des jours comme ça, où on a envie de regarder sous le capot. Enlevé définitivement les trackbacks (ou rétroliens), qui servent très peu aux blogueurs, dans ma partie de sphère, mais beaucoup aux robots spammeurs. Du coup, l'espace réservé aux commentaires est moins fouillis, le formulaire a été élargi, j'espère qu'il est plus accueillant. Quelques corrections de code ont enfin fait réapparaître la colonne de droite sous Internet Explorer, qui refusait de s'afficher dans pas mal d'environnements. J'ai résisté longtemps à cette mise à jour, suivant en cela la philosophie de certains Dotcleariens, pour lesquels IE est un élément négligeable du paysage, une antiquité vouée à disparaître. Toi, ami lecteur, qui serait mon semblable si tu utilisais Firefox 2.0 (c'est gratuit, c'est plus vite, c'est plus sûr, c'est mieux), sache que tu as tort de persister, par pure paresse, à conserver cet outil. Mais sache qu'ici on te pardonne – surtout lorsqu'on considère les statistiques, qui montrent que tu représentes bon an mal an encore 55% des consultations de ce blog.

La progressive éclosion de blogs de collègues ou d'étudiants de l'EHESS m'a incité à ajouter une liste de liens estampillée "Ecole" dans la colonne de navigation. Dans le contexte de la campagne présidentielle, on notera tout particulièrement l'ouverture début février du blog de Cyril Lemieux, sociologue des médias. Merci de me signaler les oublis, modifications ou créations permettant de tenir cette liste à jour.

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Un nouveau look pour Homo numericus

image Mis à part les sites de graphistes, on ne peut pas dire que la blogosphère témoigne d'un souci marqué pour les questions d'habillage. Raison de plus pour signaler le nouveau look de nos camarades d'Homo numericus, journal en ligne consacré aux relations entre technologies numériques et société, sous la houlette de Pierre Mounier. Très Bauhaus-like, cette maquette soignée a été conçue par Mika et Patrick, du collectif Sur le toit. On aime beaucoup! A quand le toilettage du petit frère, Blogo numericus?

Doc Gynéco reçu à Dailymotion

image Loïc Le Meur le prophétisait: le off n'existe plus. Il va falloir apprendre à gérer ses nerfs, en toutes circonstances. Après Ségolène Royal, après Alain Duhamel, l'effet Dailymotion fait une nouvelle victime, cette fois parmi les soutiens revendiqués de Nicolas Sarkozy. Auteur d'un récent Les Grands Esprits se rencontrent. 2007, Sarkozy et moi, une amitié au service de la France (éditions du Rocher), Doc Gynéco est interviewé le 16 février sur Ouï FM. Pour des raisons inexpliquées, le chanteur s'emporte et menace physiquement son interlocuteur, en lui assénant une série d'amabilités qui témoignent que son pseudonyme n'a pas été choisi au hasard (mais dont la verdeur va rendre difficile une reprise télé). Mis en ligne hier par Johann Roques, copié à plusieurs exemplaires, l'enregistrement dépasse déjà les 30.000 vues aujourd'hui à 13h et fait les gorges chaudes de la blogosphère.

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Record d'audience pour Ségolène Royal sur TF1

image Libération.fr, avec sa perspicacité habituelle, pronostiquait dès ce matin: “Il y a fort à parier que les scores de Royal seront plus faibles que ceux de Sarkozy. Pourquoi? Tout simplement à cause des vacances d'hiver: il y a moins de téléspectateurs devant la télé.” Une telle remarque, qui part d'un bon sentiment, illustre la distance entre la perception médiatique et le terrain. Ayant intériorisé la défaveur ontologique de la candidate socialiste (et accessoirement convaincus qu'une majorité de Français virevolte sur les pistes), Garrigos et Roberts tentent d'excuser par avance un score médiocre. Pas de chance, l'audience de l'émission "J'ai une question à vous poser", communiquée par TF1, a battu tous les records: 8,9 millions de téléspectateurs, avec une pointe à 10,6 millions, et 37% de parts de marché (l'émission de Nicolas Sarkozy avait rassemblé 8,2 millions de téléspectateurs avec un pic à 9,7 millions et 33% de pdm). Selon TF1, il s'agit d'un “record d'audience pour une émission politique depuis 15 ans à la télévision”.

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