Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

L'EHESS prend position contre les réformes de l'université

Un collectif de liaison "Sauvons La Recherche/Sauvons l’Université" (SLRU) s'est formé à l'EHESS. Celui-ci a adopté la motion suivante.

En tant que membres d’une institution dont l’objet est la formation à la recherche par la recherche, nous défendons la pratique d’une recherche libre et indépendante, indissociablement liée à notre mission d’enseignement. A ce titre, nous exprimons notre solidarité avec la critique des politiques actuelles de réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Nous tenons notamment à marquer notre opposition:

- à la réforme en cours du CNRS et des autres EPST qui conduit à leur démantèlement progressif et tout particulièrement à la perte du statut d’UMR d’un grand nombre de laboratoires et à la destruction de précieuses coopérations scientifiques entre institutions.

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L’UFR d’Histoire de l’art et archéologie de Paris 1 se mobilise contre les réformes

Les enseignants, personnels et étudiants de l’UFR d’Histoire de l’art et archéologie de Paris 1 réunis en assemblée générale le 8 janvier 2009 ont voté les points suivants.

Préambule: L’assemblée générale se déclare solidaire de l’ensemble du corps enseignant, du primaire, secondaire et supérieur, dans le cadre de la politique nationale d’éducation. L’assemblée générale rappelle ainsi son attachement au service public. Voté à l’unanimité moins deux abstentions (98 présents).

Premier point: L’assemblée générale lance un appel solennel aux étudiants afin qu’ils rejoignent l’action engagée par les personnels enseignants et administratifs. Adopté à l’unanimité moins deux abstentions.

Second point: L’assemblée générale adopte le calendrier d’action suivant.

  • 15 janvier: journée de mobilisation durant la rencontre entre le ministre de l’Enseignement supérieur et les représentants du CNU (10H, rue Descartes à Paris)
  • 17 janvier: manifestation nationale de l’enseignement supérieur
  • 20 janvier: grève à l’UFR Histoire de l’Art et Archéologie
  • 29 janvier: appel à la grève et manifestation nationale du service public

Vote à l’unanimité moins une abstention.

Troisième point: Vote de la rétention administrative des notes du premier semestre. Adopté à la majorité: 64 pour, 11 contre, 23 abstentions.

Quatrième point: Appel à la grève illimitée au début du second semestre (9 février) dans le cas où les revendications ne seraient pas satisfaites (réforme du statut des enseignants, réforme des concours et de la mastérisation). Adopté à la majorité 87 pour, 13 abstentions.

En outre, l’assemblée générale, sur proposition de la directrice de l’UFR, décide de la création d’une commission constituée d’étudiants, d’enseignants et de personnels administratifs chargée d’étudier et de proposer des solutions relatives aux locaux de l’UFR (Condorcet, Michelet).

"Un nouveau roman-photo ?", premier prix Roland Barthes

Doté de cinq mille euros, le prix Roland Barthes pour la recherche photographique, co-organisé par l'Imec et le Point du Jour, récompense des mémoires de niveau master de toute discipline consacrés à la photographie. Réuni le 8 décembre 2008 pour sa première édition, le jury (sous la présidence de Michel Poivert, avec les organisateurs et André Gunthert, Olivier Lugon, Gilles Saussier) a attribué le prix à Laureline Meizel pour son travail Un nouveau roman-photo? Analyse des récits photographiques de Benoît Peeters et Marie-Françoise Plissart (M1 en histoire de l’art, soutenu en 2007 à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, sous la direction de Michel Poivert).

Née en 1980, Laureline Meizel est actuellement allocataire de recherche et prépare une thèse sur la photographie appliquée à l’illustration du livre en France dans la seconde moitié du XIXe siècle. Le jury a également distingué deux autres mémoires: Regards Est-allemands. Falk Haberkorn, Sven Johne, Frank Muller, Ricarda Roggan, le temps et l'histoire de Christin Krause; Des arts de la reproduction (Christian Boltanski, Claude Closky, Hans-Peter Feldmann, Félix Gonzalez-Torres) de Faustine Ferhmin.

La remise du prix aura lieu vendredi 23 janvier 2009 au centre d’art Le Point du Jour à Cherbourg. Elle sera précédée d’une conférence, jeudi 22 janvier à 18h30. La lauréate donnera une seconde conférence au printemps à l’IMEC. Les inscriptions pour la prochaine édition se dérouleront du 30 octobre au 30 décembre 2009. Les conditions de participation sont disponibles sur www.lepointdujour.eu.

François Weil, candidat à la présidence de l'EHESS

image Première femme élue en 2004 à la présidence de l'EHESS, Danièle Hervieu-Léger a indiqué récemment qu'elle ne souhaitait pas renouveler son mandat, qui arrive à son terme en mars 2009. L'américaniste François Weil, directeur du Centre d'études nord-américaines (CENA), a fait connaître le 11 décembre sa candidature à la direction de l'Ecole. Je reproduis ci-dessous l'annonce publique qui a été communiquée sur les listes de diffusion tlm et tlmae.


Chères et chers collègues,

Lors de notre dernière assemblée, Danièle Hervieu-Léger nous a fait savoir son intention de ne pas solliciter un nouveau mandat. Dans trois mois, le 7 mars 2009, l’École devra choisir un nouveau président ou une nouvelle présidente. Chacun le sait: les enjeux de ce choix sont considérables. Comme cela avait été le cas dans les années 1990, l'institution qui nous rassemble est à la veille d’un très profond renouvellement générationnel, avec les pertes qu'il entraînera mais aussi les possibilités de redéfinition dont il sera l'occasion. Le prochain mandat devra également prendre en charge trois autres dossiers tout aussi importants: la négociation du contrat quadriennal, dont nous tirons une grande partie de nos moyens de fonctionnement; un vraisemblable déménagement provisoire vers la rue du Pré; enfin, l’achèvement de la conception, la construction et l’ouverture du campus Condorcet, en même temps que le retour, dont nous avons unanimement exprimé le souhait, dans le bâtiment du 54 boulevard Raspail.

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Les facéties de la bibliométrie. Comment devenir le chercheur du mois

Par Pierre Jourde, Le Monde Diplomatique, décembre 2008.

La scène se déroule loin de la lumière du jour, dans les profondeurs inquiétantes d’un bunker. Berlin en 1945? Moscou en 1952? Non, Paris, 2008, 3e arrondissement. Dans la salle, non pas des apparatchiks, des bureaucrates couleur de muraille, mais quelques-uns des plus brillants représentants de l’université et des organismes de recherche français: membres du Conseil national des universités (CNU), du comité national du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et des laboratoires de Paris et d’Ile-de-France. L’élite des intellectuels.

On a du mal à se défendre de l’idée que les lieux affectés à la recherche et à l’enseignement, en France, ceux où l’on réfléchit, cherche, transmet le savoir, et qui évoquent généralement plus un commissariat dans la Roumanie de Nicolae Ceausescu que les universités italiennes, britanniques ou américaines, participent d’un mépris généralisé de la pensée et d’un bizutage des universitaires. Mais on écarte vite ces frivolités, l’affaire est autrement sérieuse. Les graves personnages assis à la tribune, face à cet aréopage de grands esprits, l’annoncent d’emblée : «Nous sommes là pour le pilotage de la recherche.» En effet.

Miracle de PowerPoint, un grand écran s’allume et affiche l’image d’un tableau de bord d’Airbus. Ah, mais oui, bien sûr, le pilotage de la recherche, c’est tout à fait clair. La lumière se fait dans le cerveau des chercheurs présents, ils sont très intelligents, pas besoin de plus d’une image pour leur faire comprendre.

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Bertrand Monthubert entre à la direction du PS

Après 11 ans de hollandisme, caractérisé par une relation ténue du parti socialiste avec le milieu de la recherche, c'est avec intérêt qu'on note l'intégration de Bertrand Monthubert au sein de la nouvelle direction composée par Martine Aubry, au poste de secrétaire national à l’enseignement supérieur et à la recherche. Chercheur et militant, ce mathématicien était jusqu'à la semaine dernière président de Sauvons la Recherche, association en pointe depuis 2004 dans toutes les luttes destinées à préserver un outil malmené. Prenant le relais d'un syndicalisme volontiers corporatiste, SLR a su favoriser une intelligence plus globale des enjeux de la science dans la société, prenant notamment en compte la question des précaires ou inventant des formes de mobilisation nouvelles. En prenant ses nouvelles fonctions, Bertrand Monthubert a annoncé lui-même sa démission de sa fonction de président de l’association, confiée à l'intérim d'Isabelle This Saint-Jean.

A French Administration

Nouvel organigramme de l'administration de l'EHESS. Accessoirement, me voilà nommé directeur adjoint de la division de l'audiovisuel.

EHESS: démission collective des élus SUD-étudiant

Depuis un an et demi nous sommes représentant-e-s des étudiant-e-s à l'EHESS au Conseil de l'école doctorale. Nous consacrons une partie de notre temps et de notre énergie à essayer de faire valoir les droits et les intérêts des étudiant-e-s (en master et en thèse) dans cette institution. Surtout nous tentons de faire respecter la possibilité d'une autre parole que celle des directeur-ice-s de recherche et de faire admettre que l'avenir de l'EHESS n'est pas dans les batailles internes entre laboratoires mais dans le développement des meilleures conditions de recherche possibles pour les étudiant-e-s.

Lors de la dernière réunion de l'école doctorale (juin 2008), qui devait aborder la modification de la charte des thèses, lorsque la question essentielle de l'encadrement des doctorant-e-s a été abordée, il ne restait plus que 4 responsables de formation au moment de la discussion (sur une quinzaine d’élus)... Les étudiant-e-s apprécieront donc le peu de cas que l'on fait de leurs préoccupations et de leur(s) condition(s) de travail (et de vie) dans les instances de l'EHESS. Cette réunion fut l'exemple paroxystique des obstacles qui nous sont opposés systématiquement depuis des années dès que nous essayons d'apporter une autre vision de ce que doit être l'EHESS. Sur des questions aussi déterminantes que la limitation du nombre de doctorant-e-s par directeur-ice, le soutien financier à la reproduction des thèses, l’intégration des doctorant-e-s dans les laboratoires, la médiation en cas de conflits entre doctorant-e et directeur-ice, nous avons été face à une opposition systématique pour faire avancer les choses. Bien que «scientifiques», nos directeur-ice-s ne prennent même pas le soin de motiver leurs réponses par des arguments autres que «ce n’est pas faisable», «nous refusons». On traite ainsi les représentant-e-s étudiant-e-s, et donc à travers eux l'ensemble des étudiant-e-s, avec trop de mépris, cherchant sans cesse à décrédibiliser leur parole. La violence symbolique, le rappel de la hiérarchie et les attaques personnelles sont les réponses qui nous sont le plus souvent infligées pour éviter les débats de fond et les véritables problèmes posés par l'absence de moyens et de suivi des étudiant-e-s. On nous répond trop souvent que les contraintes institutionnelles sont des obstacles insurmontables pour nos revendications mais à chaque réunion nous pouvons constater que ces mêmes contraintes institutionnelles sont facilement détournées et que les enseignant-e-s et l'administration s'en arrangent très bien quand ils le veulent.

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Communication par l'image à l'EHESS

image Remarquable courrier diffusé hier sur la liste de discussion de l'Ecole des hautes études en sciences sociales. Voici le texte de l'e-mail signé d'Annik le Pape, chargée d'édition, intitulé "Rue du Pré visite virtuelle":
«Le Comité Hygiène et Sécurité ayant été invité à parcourir une partie des locaux censés accueillir EHESS, EPHE et MSH rue du Pré, il me paraît indispensable - puisque l'accès n'en est pas autorisé à l'ensemble des personnels travaillant au "54" - de ne pas réserver aux élus les quelques images récoltées lors de cette visite restreinte mais de les mettre à la disposition de tout le monde.»

Suivent quatre hyperliens renvoyant à quatre fichiers Word sauvegardés en pdf, comprenant 33 photographies de l'extérieur et de l'intérieur du bâtiment prévu pour devenir la future localisation de l'administration de l'EHESS à partir de la rentrée 2009, réalisées le 20 novembre dernier par Véronique Conuau, lors de la visite du CHS.

Malgré une présentation sommaire et un dispositif inadapté (l'Ecole ne disposant d'aucun moyen approprié de diffusion d'images, les fichiers ont été placés d'abord sur un vieux serveur ftp, puis recopiés sur un serveur plus puissant pour faire face à l'afflux de connexions), cette "visite virtuelle" est l'information la plus complète dont les personnels de l'Ecole ont pu disposer à ce jour sur les locaux supposés les accueillir dans moins d'un an. Cette mise en circulation d'une information visuelle est un phénomène suffisamment rare pour être noté. La précédente opération comparable, en octobre 2007, avait été la diffusion d'un état des lieux photographique de la parcelle 521, localisation prévue pour la construction du nouvel immeuble de l'EHESS dans le cadre du plan Campus. Alors que cet emplacement était décrit comme le lieu d'accueil de l'administration de l'Ecole après le déménagement du 54, bd Raspail, la publication de ces images, montrant l'impréparation du site, avait pesé lourd dans la décision de l'assemblée générale des enseignants du 17 novembre 2007 de refuser cette implantation, au profit de la rue du Pré.

Manifestée par plusieurs échanges sur la liste de discussion, l'inquiétude des personnels reste vive sur les motivations et les conditions du futur déménagement de l'Ecole. La prochaine assemblée générale des enseignants est prévue le samedi 29 novembre.

Soutenance de thèse "Les Fresques de Michel-Ange à l'épreuve de la photographie"

image La thèse de doctorat d'histoire de l'art "Les Fresques de Michel-Ange à l'épreuve de la photographie. Production et diffusion de nouveaux clichés (1839-1944)", présentée par Philippe Jarjat à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), sera soutenue le mardi 25 novembre à partir de 9h00, en salle 11, 105, boulevard Raspail, 75006 Paris.

Jury: Sylvie Aubenas (Bibliothèque nationale de France), Stephen Bann (université de Bristol), Andreas Beyer (université de Bâle), Olivier Bonfait (université de Provence), Giovanni Careri (EHESS), Michel Frizot (CNRS/EHESS, directeur).

Comment citer les publications en ligne

image Les étudiants mentionnent désormais couramment les sources ou les études accessibles en ligne dans leurs travaux, dissertations ou mémoires. Je suis cependant frappé par la grande disparité de ces citations – qui peuvent aller, dans leur version la plus sommaire, du simple copier-coller de l'url jusqu'à des accumulations d'informations redondantes qui traduisent plus l'angoisse qu'une véritable maîtrise de ces ressources. Doit-on y voir la lenteur de l'adaptation des cours de méthodologie au nouvel environnement numérique? Une chose est sûre: l'absence d'uniformité de ces mentions trahit une grande incertitude sur la nature des contenus en ligne. Pour tenter d'y remédier, on peut formuler deux principes simples.

Une ressource en ligne est une publication. Le droit assimile tout contenu diffusé sur le web à une publication et le soumet aux mêmes règles que celles qui régissent la presse et l'édition. Il n'y a donc aucune raison de le traiter différemment d'un texte sur papier. Dans le cas d'une publication classique, l'élaboration d'une référence passe par l'identification de son auteur, du titre et du caractère de la publication (livre ou article), de sa date de publication et le cas échéant des numéros de page concernés. On appliquera donc les mêmes principes à la citation d'une ressource en ligne, quitte à recourir aux solutions traditionnelles pour pallier l'absence de tel ou tel élément ("anon." = auteur non identifié, "s.d." = sans date spécifiée, etc.).

La webographie fait partie de la bibliographie. On a pu voir il y a quelques années des listes séparant la bibliographie sur papier des ressources web. La mixité des sources et l'existence de ressources scientifiques en ligne rend cette méthode caduque. Aujourd'hui, une bibliographie complète comprend nécessairement la mention d'articles ou d'outils documentaires sur internet, qui voisinent avec des éditions classiques. Il convient donc d'homogénéiser autant que possible les différents types de références, de façon à en permettre la cohabitation.

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La science des quotas

image Avec Valérie Pecresse arrive la science mise en quotas. Installée dans ses murs en mars 2007, l'agence pour l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (AERES) a commencé ses travaux. Son site web montre de beaux locaux refaits à neuf dans un hôtel parisien chic. D'une main, le gouvernement fait miroiter des promesses de primes, de l'autre, il fait pleuvoir formulaires et demandes de rapport sur les chercheurs et les institutions. L'un des principaux instruments de cette politique du chiffre est un classement des revues scientifiques, à partir duquel on pourra étalonner chercheurs et laboratoires. Las, la publication prématurée d'une première liste au mois d'août a suscité la fronde des savants. Alors que le rôle des évaluateurs suppose une rigueur au-dessus de tout soupçon, les incohérences et les absences de cette nomenclature ont réveillé toutes les inquiétudes et constitué une bien piètre entrée en matière. Les articles et les protestations se multiplient, et une pétition demande le «retrait complet et définitif de la "liste des revues" de l’AERES».

Bref, on est ici dans du Sarkozy pur jus. De l'affichage et des moulinets de bras par devant, des outils inconsistants et beaucoup d'arrières-pensées par derrière. Le président de la République, on le sait, a la foi du charbonnier pour les indicateurs chiffrés. Mais il est plus facile de mettre en courbes des officiers de police que des experts de la mesure. Premiers utilisateurs des instruments statistiques, les savants sont bien placés pour savoir que ces images, plutôt que de traduire fidèlement la réalité, servent à choisir comment on veut la montrer.

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Séminaire "Pratiques historiennes des images animées"

Séminaire de master, lundi de 15 h à 17 h, à l’amphithéâtre de l’EHESS, 105 bd Raspail, 75006 Paris, du 10 novembre 2008 au 9 février 2009.
(A noter que l’horaire annoncé initialement a été modifié.)

Pour l’historien, un film ne s’inscrit presque jamais dans un univers déconnecté de toute référence. Il possède même de nombreuses marques d’historicité, signes, entre autres, du caractère collectif de sa production, de sa mise en œuvre et de ses usages. Marc Bloch avait ainsi vu dans le cinéma «un des plus merveilleux baromètres culturels et sociaux dont nous disposions… Gibier pour nous, vraiment». Les efforts menés ici ou là pour favoriser une approche méthodique de lecture des films ont contribué à leur appropriation par les chercheurs. Leur usage se répand désormais dans des travaux dont ils ne sont pas la source principale, tout en privilégiant, dans leur lecture, les exigences d’une analyse scientifique.

Ce séminaire propose aux étudiants un état de l’historiographie du domaine et des outils de lecture des images animées, à la fois pour développer leur esprit critique et pour les familiariser avec des sources précieuses pour la recherche. Séminaire de Master, mention "Histoire" (M1), ouvert aux étudiants formés en histoire, histoire de l'art, études cinématographiques ou études visuelles à partir de la licence et auditeurs libres.

Programme

Le séminaire débutera le 10 novembre avec une invitée exceptionnelle, Vanessa R. Schwartz, venue spécialement de Los Angeles pour présenter un état des recherches actuelles dans le domaine des études visuelles aux États-Unis. Nous indiquons ci-dessous le programme des sept premières séances (celui des séances suivantes sera communiqué ultérieurement).

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Bonnes nouvelles pour la rentrée du Lhivic

image Studieuse et chaleureuse. La réunion de rentrée des étudiants du Lhivic, le mercredi 15 octobre à l'INHA, a permis de renouer avec l'ambiance du séminaire après l'interruption estivale. Le pack soudé des aînés a accueilli les nouveaux dans la bonne humeur.

Il est vrai qu'il y avait de quoi se réjouir. Outre le rappel du programme d'enseignement 2008-2009, le plus riche depuis la création du laboratoire, plusieurs annonces permettaient de dessiner les contours d'une année captivante.

En premier lieu, après la participation du Lhivic à la IIIe école doctorale d'été organisée par l'EHESS et l'Institut Telecom, j'avais le plaisir d'annoncer que la thématique de l'édition 2009 sera consacrée aux "Pratiques de l'image dans la société de l'information", et que sa préparation s'accompagnera d'un séminaire-atelier à l'INHA dédié à l'exploration de ces problématiques, avec de nombreux invités (ouvert aux auditeurs libres, les 1er et 3e jeudis du mois, 17h-19h30, première séance le 20/11/08, INHA, salle Walter Benjamin).

Deuxième bonne nouvelle: la sélection par l'ANR (Agence nationale de la recherche) du projet "La production artistique en régime numérique", sous la direction de Philippe Le Guern, qui associe trois équipes: le laboratoire Georges Friedmann (Paris 1/CNRS), le Granem (université d'Angers), piloté par Dominique Sagot-Duvauroux, et le Lhivic (EHESS). Doté d'un budget de 200.000 euros sur trois ans, ce programme de recherche destiné à analyser les nouvelles économies de la musique et de l'image se concrétisera dès le mois de janvier prochain par un séminaire ouvert à tous (les derniers jeudis du mois, 17h-19h30, les 29/01, 26/02, 26/03, 30/04, 28/05, 25/06, INHA, 2 rue Vivienne, salle Walter Benjamin).

Ajoutons à ces annonces celle du colloque "L'histoire de l'art depuis Walter Benjamin" organisé par le CEHTA les 5 et 6 décembre prochains, ainsi que la journée d'études "La matérialité des images", proposée par le Lhivic le 13 février 2009 à l'INHA (salle Vasari), et l'on conviendra que la corbeille 2008-2009 a de quoi contenter les plus solides appétits.

Séminaires du Lhivic, 2008-2009

image Peuples exposés (politique de l’imagination, suite)

  • Georges Didi-Huberman, INHA, auditorium, 1er et 3e lundis du mois, 18h-20h, 1e séance le 10/11/08 puis du 01/12/08 au 18/05/09.

Il s’agira cette année d’interroger la représentation des peuples. Walter Benjamin évoquait le rôle de l’historien comme étant de rendre la parole aux sans-noms (nous pourrions, aujourd’hui, ajouter: aux sans-logis, aux sans-papiers, etc). La question posée revient donc à savoir quel est le statut des “figurants” dans la représentation moderne, en particulier dans le cinéma. À partir d’une enquête de longue durée sur le portrait de groupe et la figuration des peuples — depuis Jacques Callot jusqu’à Francisco Goya, mais aussi depuis l’éthique humaniste jusqu’aux poèmes de Baudelaire —, nous étudierons plus précisément cette figuration des peuples dans le cinéma, à partir d’exemples précis dont les plus importants seront puisés dans l’oeuvre d’Eisenstein, de Rossellini et, surtout, de Pier Paolo Pasolini (séminaire ouvert aux auditeurs libres).

Histoire des images numériques

  • André Gunthert, INHA, salle Walter Benjamin, 2e et 4e jeudis du mois, 17h-19h30, du 13/11/08 au 1825/06/09.

Le paysage des pratiques de l’image s’est considérablement modifié dans la période récente. De l’ordinateur au téléphone portable en passant par les blogs ou les plates-formes visuelles sur internet, de nouveaux outils de production, de stockage et de transmission des images, appuyés sur le développement des technologies numériques, ont connu une diffusion rapide. Le séminaire proposera une première approche de l’histoire de ces évolutions, de leurs répercussions culturelles et sociales, ainsi qu’une réflexion historiographique sur les conditions nécessaires à la construction du récit historique (séminaire ouvert aux auditeurs libres).

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