Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

ARHV, premier bilan

image Actualités de la recherche en histoire visuelle était officiellement inauguré le 21 novembre dernier. Six mois et 160 billets plus tard, ce blog a enregistré une fréquentation de plus de 100.000 visites et 250.000 pages consultées, ce qui est un résultat plus qu'honorable pour un site universitaire spécialisé – aujourd'hui le seul dédié aux études visuelles.

Ce domaine très vivant se modifie actuellement à bonne allure. D'où l'intérêt de lui appliquer la réactivité des technologies récentes du web interactif. Par rapport aux organes existants, le blog s'est avéré un irremplaçable outil de veille et de communication rapide d'informations. Cette fonction a vite pris le pas sur un cadre initial plus modeste. Annonces de colloques ou de publications, comptes rendus d'ouvrages ou d'expositions, signalement de ressources en ligne ont progressivement occupé un espace d'abord pensé pour rendre compte des activités du Laboratoire d'histoire visuelle contemporaine (Lhivic). La première raison de cette adaptation est que, dans un contexte encore peu concurrentiel, la création d'un organe spécialisé génère d'elle-même un flux d'informations que celui-ci centralise. La seconde réside dans le caractère éminemment pratique et rapide de l'enregistrement, de la transmission et du stockage d'informations par le blog, qui encourage un recours fréquent à l'outil. ARHV a ainsi publié à de nombreuses reprises annonces, informations et comptes rendus inédits et fait office, dans son domaine de spécialité, d'organe d'information tout court.

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"Ecrans" a l'oeil fixé sur la télé

image Nouvelle tentative de Libération pour dynamiser ses ventes: un supplément du samedi intitulé "Ecrans", défini comme “le premier hebdo sur cette nouvelle civilisation de l'image numérique“ (Jean-Michel Thénard). Paru aujourd'hui, le n° 1 est vendu pour l'instant sans surcoût avec le quotidien, dont il est prévu de faire passer le prix à 2 euros le samedi à partir de septembre.

Le résultat rappelle furieusement l'ancien cahier "Multimédia". Les temps forts du mini-magazine sont clairement situés du côté des jeux vidéo et de la télévision, avec notamment les excellents Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts, qui traitent depuis longtemps avec talent du petit écran dans les colonnes du quotidien. Côté internet ou photo numérique, en revanche, on frise le scandale: pas un article sur Flickr, pas la moindre prise en compte de la révolution des usages en cours, mais un "Netoscope" façon programme de télé, qui témoigne de l'ampleur du malentendu. Comme si l'on pouvait prévoir à l'avance les contributions les plus intéressantes à paraître sur internet. Comme si le web était un média à sens unique, à consommer passivement, quand sa richesse est du côté du commentaire et de l'interaction. Comme si la grille de lecture appliquée au multimédia était celle du bon vieux programme télé.

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Compte rendu de l'édition 2005 "The Big Red One"

Samuel Fuller (dir.), The Big Red One (Au-delà de la gloire), USA, 1980, édition collector, 2 DVD, Warner Home Vidéo, 2005.

Une marque rouge: l’insigne de la Big Red One, la célèbre unité d’infanterie des États-Unis. C’est celui que portait Samuel Fuller pendant la Deuxième Guerre mondiale. Son parcours est désormais bien connu: en 1944, après avoir débarqué en Normandie, le voici arrivé au terme de son engagement contre le nazisme. En libérant le camp de Falkenau, en Tchécoslovaquie, il filme, avec la caméra que lui avait envoyé sa mère, la petite cérémonie organisée par l’armée américaine où les notables du village voisin sont obligés de porter les corps des déportés vers leur dernière sépulture. Le réalisateur attendra néanmoins l’année 1980 pour donner forme à ses souvenirs: récit autobiographique pour Fuller, film de guerre à l’ancienne pour les cinéphiles, Au-delà de la gloire, grâce à l’édition DVD, remet le film dans l’actualité d’un genre sensiblement renouvelé depuis.

Si, au moment de sa sortie, le film avait détonné par son classicisme, il bénéficie aujourd’hui de l’estime que les cinéastes du nouvel Hollywood portent à Fuller. Cet hommage aux survivants la guerre, qui n’était en rien compassé, s’inscrit pourtant dans le cadre un peu contraint de la commémoration, du collector posthume.

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Exposition "Modernism: Designing a new world" au V&A

Le Victoria and Albert Museum de Londres a ouvert les portes de son exposition: "Modernism. Designing a new world" (du 6 avril au 27 juillet). Avec un ensemble de 267 pièces issues de près de 80 prêteurs du monde entier, une scénographie particulièrement réussie et un catalogue des plus complets, il s'agit sans conteste d'un des grands rendez-vous de l'année. Coordonnée par Christopher Wilk, conservateur du V&A spécialiste des arts appliqués, cette manifestation propose une vision du modernisme appuyée sur une thèse qui a le mérite de la clarté. Contrairement au cadre traditionnel défini par le critique d'art Clément Greenberg, qui en restreignait l'acception aux beaux-arts et à la littérature, en le caractérisant principalement par ses aspects auto-référentiels, l'exposition suggère de distinguer son principal moteur dans l'alliance des arts et de l'industrie, et le définit par son objectif politico-messianique de l'élaboration de "l'Homme nouveau". Une vision plus conforme à la pédagogie du Bauhaus qu'à la révolte de Dada, où les principaux héros ne sont plus Manet, Cézanne ou Picasso mais Duchamp, Le Corbusier et Rodtchenko.

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Occupation de l'EHESS: remise en état

image Après une visite méthodique de l'ensemble des locaux du 105, boulevard Raspail, ces derniers jours avec tous les collègues concernés, nous pouvons établir, en fonction de l'inventaire précis en préparation, qu'au-delà des premières impressions de dévastation et malgré le second constat, réconfortant, de la conservation des bibliothèques, heureusement situées pour l'essentiel dans les étages les plus élevés et les moins durablement occupés, le bilan des déprédations est en définitive très lourd, d'abord par la dégradation des murs, ensuite par la destruction systématique de l'ensemble des portes et huisseries, enfin par une très grande quantité de vols informatiques de toutes natures (en dépit des matériels mis à l'abri), le tout élevant la facture, telle que nous l'avons exposée cette semaine à nos tutelles, à 600.000 euros au minimum. A cela s'ajoutent les frais de gardiennage, eux-mêmes considérables, malgré nos efforts pour réduire le plus rapidement possible les effectifs de surveillance. Nos tutelles nous ont garanti un premier soutien, qui est toutefois encore loin de couvrir l'ensemble de ces dépenses.

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A Review of "L'Utopie photographique"

L'Utopie Photographique: Regard sur la collection de la Société française de photographie (cat. exp.), textes de Michel Poivert, André Gunthert, Carole Troufléau, Paris, Le Point du Jour éditeur, 2004.

The Société française de photographie (SFP) was founded in 1854, the second oldest photographic society in the world after the English (later Royal) Photographic society. And, as Michel Poivert tells us in the introductory essay of this catalogue, written to accompany the exhibition at the Maison européenne de la photographie celebrating its 150 years, the SFP was an organization that combined «les principes d'une société savante et les ambitions d'une veritable académie.» These principles and ambitions were put in the service of an utopian vision: «la constitution en une discipline d'une pratique encore anarchique». L’Utopie photographique is a testament to those ambitions and a proof of their achievement.

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Occupation de l'EHESS: réception des photographies

image Une semaine après la mise en ligne des photographies de l'EHESS, il est possible d'esquisser quelques indications quant à leur circulation et leur réception. Pour un chercheur qui consacre cette année l'un de ses séminaires aux "Nouvelles pratiques des images", ce cas d'école constitue l'occasion inespérée d'un test en grandeur réelle.

Le vendredi 24 mars, 166 photographies (1 carte de 512 Mo pleine) ont été exécutées entre 8h03 et 8h37 à l'aide d'un Canon EOS 350D. Du 105, je me suis rendu au 54, boulevard Raspail, où j'ai croisé Danièle Hervieu-Léger et lui ai annoncé que j'avais réalisé les prises de vues. J'avais avec moi mon portable, mais celui-ci n'est pas paramétré pour se connecter directement au réseau internet de la MSH. C'est pourquoi j'ai demandé à Eloi Ficquet si je pouvais utiliser son bureau, en lui empruntant ses codes d'accès, ce qu'il a accepté. C'est donc là, après installation et vérification de l'établissement de la connexion, que j'ai procédé à l'importation des images sur mon ordinateur, puis à un tri rapide, en éliminant pour l'essentiel les doublons et les photographies ratées (bougées ou insuffisamment éclairées). J'ai tenté d'appliquer dans quelques cas des corrections de dominante ou d'exposition, mais devant le peu de succès de ces tentatives, j'ai jugé que je n'avais pas le temps de procéder à une retouche en règle. Après un légendage sommaire, c'est donc pour la plupart des images non retouchées qui ont été téléchargées, en 1280 pixels de large, sur mon compte Flickr.

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Occupation de l'EHESS: sommaire des billets

image Pendant plus d'une semaine, Actualités de la recherche en histoire visuelle a tenté de réunir informations, témoignages et documents relatifs à l'occupation de l'EHESS, à l'intention des collègues et étudiants éloignés de Paris ainsi que des nombreux amis que l'Ecole compte dans le monde. Est-il besoin de préciser que cet organe n'avait ni vocation ni légitimité à se transformer en réceptacle des diverses réactions suscitées par l'événement? Celui-ci s'est avéré plus complexe que pouvait le laisser croire le traitement nécessairement expéditif par les grands médias, dans un contexte de troubles généralisés. De nombreux collègues et étudiants, inquiets de mieux comprendre l'enchaînement des circonstances ou leurs justifications, ont alors eu recours à la recherche sur internet. Hélas, le week-end suivant l'évacuation, au moment où la demande d'information était la plus forte, les principaux sites à proposer une réaction étaient ceux situés aux deux extrêmes de l'éventail des sensibilités politiques (voir ci-dessous la "revue de presse"). Deux visions aussi antagonistes que caricaturales, avec pour seul point de rencontre la figure de l'arroseur arrosé, énoncée avec une joie mauvaise (“Les chercheurs en sciences sociales débordés par leurs sujets d'étude“; “Le boomerang (...) revenu en pleine face“, etc.).

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Occupation de l'EHESS: témoignages d'étudiants et d'occupants

image Ont été réunis ci-dessous une sélection des propos des étudiants et occupants éparpillés dans les commentaires accueillis sur ce blog, complétés par d'autres témoignages.


Indymedia, le 24/03/2006 à 18h19, par "Ali"

Juste une précision.
Euh, nous on y est allé avant les CRS (et non une milice privée) qui sont arrivés un peu plus tard à 200 (...) et c'était déjà le bordel (grafs de merde et revendications prépubères)... Peut-etre qu'il y a eu des idées intéressantes échangées et des gens vraiment engagés mais il y avait aussi des petits cons et des gens sans grandes convictions... On nous a même proposé d'embarquer ce qu'on voulait...


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Occupation de l'EHESS: une chronologie par des étudiants

image "Certains étudiants mobilisés" de l'EHESS (il n'y a pas eu d'AG, il ne s'agit donc pas d'un document officiel) font circuler cette Chronologie des événements jusqu'au mardi 21 mars. A verser au dossier.


Beaucoup de versions circulent sur les événements qui se sont déroulés au 105 bd Raspail, du vendredi 17 au mardi 21 mars. Des étudiants de l’EHESS, mobilisés depuis le début du mouvement, proposent cette chronologie minimale. Elle reflète la manière dont ils ont vécu ces faits et les informations qu’ils ont pu recouper. Nous souhaitons que ce texte aidera à mieux comprendre ce qui s’est passé.

VENDREDI 17/03
  • Décisions de l’AG: Bocage reconduit jusqu'à la prochaine AG, prochaine AG décidée pour le Mardi 21/03.
  • 18h: réunion du groupe de travail au 54, au cours de laquelle une personne de la Sorbonne se présente et demande si les étudiants de l’EHESS seraient d’accord pour accueillir l’AG de la Sorbonne. Réponse: A part donner notre avis personnel, on ne peut rien dire. Toutes les décisions sont prises en AG. Pas possible de ce prononcer.
SAMEDI 18/03
  • Pendant la manifestation: Un étudiant de la Sorbonne se présente à quelques étudiants de l’EHESS, il voudrait faire un lieu pour des débats communs Sorbonne-EHESS, et non des AG. Enthousiasme général. Cet étudiant propose aux étudiants de l’EHESS de venir les voir pour en discuter dans une AG de la Sorbonne.

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Comme un lundi...

image Le week-end est passé. L'EHESS se réveille avec la gueule de bois. Une assemblée générale unitaire était prévue aujourd'hui à 12h. Un message de la présidente nous informe vers 9h que cette réunion doit malheureusement être annulée pour des raisons de sécurité. Des tentatives d'intrusion ont eu lieu à plusieurs reprises ce week-end au 54, boulevard Raspail; des menaces téléphoniques répétées ont été enregistrées. Cependant, les personnels sont conviés à une réunion à midi pour faire le point de la situation.

A 12h, Danièle Hervieu-Léger détaille les mesures qui ont été élaborées ce week-end pour remédier aux effets de l'occupation et pour reprendre au plus vite une activité normale. La première initiative concerne les étudiants: les services informatiques vont travailler d'arrache-pied pour rentrer d'ici mercredi les 2500 inscrits sur une liste de diffusion. Il faut dire que jusqu'à présent, leur communication laisse à désirer. Pas prévenus à temps de l'annulation de l'AG, les étudiants sont en train de se rassembler sur le trottoir du boulevard Raspail, où ils tiendront une assemblée improvisée. La première conséquence de l'occupation a été de les priver d'un lieu de réunion.

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Etat des lieux après occupation: témoignages

Deuxième question: qui ont été les acteurs de l'occupation? Les premiers éléments de réponse sont fournis par les témoignages des enseignants de l'EHESS qui ont côtoyé les occupants sur place. Parmi eux, Erwan Dianteill, Pap Ndiaye et Eric Brian ont aimablement accepté de publier sur ce blog les courriers récemment échangés sur la liste tlm@ehess.fr, où la discussion se poursuit.

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Etat des lieux après occupation: commentaires

image Deux jours après l'évacuation de l'EHESS, de nombreux avis se sont exprimés, parfois très contradictoires, sur l'ampleur des dégâts, les responsabilités ou les conséquences de quatre jours d'occupation. En tant qu'enseignant de l'Ecole, il me semble utile d'apporter les informations dont je dispose à ce jour. Dans ce premier billet, je me bornerai à essayer de mieux cerner la question des dégradations.

Un mot sur la centaine de photographies mises en ligne vendredi matin, qui ont été beaucoup consultées (entre 500 et 4000 fois chacune en 48h). Certains commentaires à l'ironie appuyée laissent entendre que je me suis livré à un reportage à charge. Il faut constater que les reprises de ces images sont plutôt le fait de sites et de blogs qui se disent eux-mêmes "conservateurs", quand Indymedia et d'autres organes tendance noir-rouge semblent moins prompts à les reproduire. Il n'y a manifestement pas de quoi être fier du spectacle qu'elles proposent. Je suis arrivé sur les lieux à 8h, pour en repartir vers 8h40. Pendant ces quarante minutes, j'ai parcouru les quatre étages du 105, en prenant 160 photographies. Autrement dit, j'ai appuyé en moyenne 4 fois par minute sur le déclencheur. De ces 160 photos, 100 ont été mises en ligne, soit l'équivalent moyen de 2,5 photographies par minute. On conçoit que dans ces conditions, l'état des lieux proposé est nécessairement au plus près de ce que pouvait apercevoir à ce moment-là n'importe quel témoin arpentant les couloirs et les bureaux du bâtiment. Je n'ai pas cherché à accentuer les traces du saccage, c'étaient elles qui s'imposaient à moi. Du reste, on pourra constater que je ne me suis pas limité à l'enregistrement des dégradations: un paquet de nouilles ou de café, un cendrier ou un oignon, un duvet ou un magnétophone sont autant d'indices de la vie qui a été menée là, qui me semblaient tout aussi intéressants à consigner que les tags.

Quelle est l'ampleur des dégradations? Selon le porte-parole du recteur de Paris, dont les propos sont reproduits par Associated Press: Tout a été détruit. Les locaux sont saccagés sur les quatre étages. C'est terrifiant. Il y a une odeur pestilentielle. On dirait qu'un typhon s'est abattu sur les lieux. Outre les "tags" sur les murs, comportant notamment des menaces à l'encontre des forces, le sol a été maculé d'excréments, les portes, les vitres et le mobilier ont été cassés, les ordinateurs volés et les documents des chercheurs et des élèves détruit. Le porte-parole s'est manifestement laissé emporter par un lyrisme déplacé. Tout n'a pas été détruit, bien au contraire. Un observateur attentif, à partir de la seule consultation des photographies en ligne, estime que: On voit sur ces photos qu'il n'y a pas eu de volonté de saccage systématique car en plusieurs jours d'occupation, il y aurait largement le temps de réduire en confettis et en gravats tous les contenus de tous les bureaux. Or il n'en est rien, on voit sur les étagères que la plupart des classeurs et des dossiers sont en place, les meubles ne sont pas démembrés, ni les vitres brisées... Alors, une occupation festive, je-m'en-foutiste, répréhensible, oui, bien évidemment, mais pas barbare.

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L'EHESS choisie pour cible

image L'EHESS est-elle devenue l'épicentre parisien de la contestation étudiante? Les journaux télévisés de TF1 et FR3, hier soir, Libération, ce matin, ont rendu compte de l'occupation du 105, bd Raspail, qui dure depuis lundi. Malheureusement, ainsi qu'a pu le constater hier le groupe d'enseignants venus pour reprendre prossession des locaux, l'occupation n'est plus sous le contrôle des étudiants de l'EHESS à l'origine de la mobilisation. Dès 19h, les représentants de l'Ecole quittaient à nouveau les lieux, désormais aux mains d'un groupe organisé de militants, qui entendent faire du bâtiment le quartier général de la contestation anti-gouvernementale. Ce matin, le blog Samizdat.net appelle étudiants, travailleurs et chômeurs à rejoindre l’occupation avec sacs de couchage, à manger, à boire, et de quoi mettre un peu de musique pour faire la fête.

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Après la Sorbonne, l'EHESS

image Le 105 boulevard Raspail abrite une partie des bureaux et des lieux d'enseignement de l'EHESS. Il était occupé depuis lundi par les étudiants manifestant contre le CPE, en accord avec la direction de l'Ecole. Cette occupation est une première dans l'histoire de l'établissement. Certains dérapages intervenus dans la nuit de lundi à mardi ont fait craindre pour la sécurité des personnes. A la demande de la présidente de l'EHESS, un groupe d'enseignants s'est rendu ce matin sur les lieux, rétablissant provisoirement la possibilité de circuler dans l'immeuble. Les présents ont eu la tristesse de constater diverses dégradations ainsi que le vol de matériels, imputable à des éléments extérieurs à l'Ecole. Une assemblée générale des étudiants est convoquée ce soir à 19h dans l'amphithéâtre.

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