Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Soyez sympas, rembobinez...

image Pas besoin de se casser la tête pour le titre de ce billet, qui signale deux comptes rendus très bien faits par des auditeurs de ma récente intervention à la Haute Ecole d'Art et de Design de Genève, précisément intitulée... Be Kind Rewind (ce que nous dit la mythologie des amateurs sur les images): en français par Yael Maim, en anglais par Nicolas Nova. Merci à eux.

Prochains intervenants du cycle: Nathalie Boulouch ("La photographie couleur n’est plus vulgaire", 28 octobre), Clément Chéroux ("Les larmes à l’oeil: le sex-appeal de Man Ray", 16 décembre, 18h, 9 bd Helvétique, Genève).

Que mesure le classement Wikio?

image Comme le mois dernier, Wikio m'a communiqué en avant-première le top 20 d'octobre des blogs scientifiques. Peu de mouvement d'un mois sur l'autre dans ce classement, où l'on retrouve les même vieilles connaissances. On notera cependant la chute de Technologies du Langage, le blog de Jean Véronis, qui trustait la première place depuis son apparition dans le groupe, au profit de La feuille, d'Hubert Guillaud, toujours talonné par ARHV, qui remporte une honorable deuxième place pour son dernier mois plein d'exercice (sa migration sur la nouvelle plate-forme collaborative de recherche Culture Visuelle devrait être effective fin octobre).

Classement Wikio, octobre 2009, catégorie blogs sciences

  1. La feuille
  2. Actualité de la Recherche en Histoire Visuelle
  3. Technologies du Langage
  4. Bibliobsession 2.0
  5. affordance.info
  6. L'Edition électronique ouverte
  7. Baptiste Coulmont
  8. Autour des sciences
  9. Marlene's corner
  10. Tom Roud
  11. Langue sauce piquante
  12. 2009 Année Darwin
  13. Klog
  14. Inclassables Mathématiques
  15. Dr. Goulu
  16. Enro, scientifique et citoyen
  17. XG_BlogNotes
  18. Le Blog d'ABCMaths
  19. Strange Stuff And Funky Things
  20. Vagabondages

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W.J.T. Mitchell: "On ne nous arrêtera pas"

image L'un des principaux artisans de la création des visual studies, W.J.T. Mitchell (université de Chicago) est arrivé à Paris pour présenter son premier livre traduit en français, Iconologie, paru aux éditions Les Prairies ordinaires. Comme de juste, il a commencé sa tournée par un petit déjeuner à l'INHA, à l'invitation des étudiant(e)s du Lhivic.

Après avoir évoqué le dernier blockbuster, District 9, où les extraterrestres prennent l'apparence de crustacés et figurent la nouvelle menace des migrants, Tom Mitchell a présenté ses prochaines publications. Edité en collaboration, Critical Terms for Media Studies, ouvrage collectif à paraître aux Chicago Press début 2010, fera le point sur les évolutions récentes des medias studies. Cloning Terror est le titre du prochain essai consacré à la manipulation des représentations de la période Bush, que Mitchell caractérise par la fusion des récits du clonage et du terrorisme. En poursuivant sa réflexion sur l'aspect viral du clonage, il le décrit comme la métafigure des images du futur (voir ci-dessous, intervention du 11/09)

La conversation s'est poursuivie sur la prohibition des images dans les religions mosaïques (voir ci-dessous, intervention du 08/09), les métadonnées de la photographie numérique, les caractères du cameraphone, enfin sur l'avenir des visual studies. "We won't be stopped", a-t-il conclu, en encourageant les étudiant(e)s dans leurs recherches. Une première rencontre excitante et joyeuse qui donne le signal des travaux de l'année à venir, en attendant des débats plus formalisés.

Interventions de W.J.T. Mitchell

  • Mardi 8 septembre, 14h - "Idolatry: Nietzsche, Blake and Poussin", suivie d'une table ronde avec François Brunet, Catherine Bernard, Marie-José Mondzain, Marc Vernet, Maxime Boidy et Stéphane Roth, Institut Charles V, université Paris 7, 10, rue Charles V, 75004, Paris.
  • Mardi 8 septembre, 18h - Dialogue avec Jacques Rancière, Les Prairies ordinaires, 206 boulevard Voltaire, 75011 Paris.
  • Jeudi 10 septembre 2009, 18h30 - Conversation publique avec W.J.T. Mitchell, avec la participation de Philippe Bordes, Maxime Boidy et Stéphane Roth, INHA, galerie Colbert, 2, rue Vivienne, 75002 Paris.
  • Vendredi 11 septembre, 19h - "The Future of the Image", musée du Jeu de Paume, auditorium Concorde.

Réf. W.J.T. Mitchell, Iconologie. Image, texte, idéologie, traduit de l'américain par Maxime Boidy et Stéphane Roth, Paris, Les Prairies ordinaires, 2009, 24 €.

Death in the making (Capa vs Google Earth)

image Fin du mythe? Le journal catalan El Periodico a publié vendredi 17 juillet une enquête consacrée à la célèbre photographie de Robert Capa connue sous le titre "The Falling Soldier", réalisée avec Gerda Taro pendant la guerre d'Espagne.

Publiée dans le magazine Vu le 23 septembre 1936 sans indication de lieu ni de date, reprise en couverture d'un livre qui contribue à asseoir la réputation du reporter (Death in the Making, 1938), l'image avait suscité la controverse dès sa publication. Dans un ouvrage publié en 1978, le journaliste O'D. Gallagher affirmait avoir reçu du photographe la confidence que cette image avait été mise en scène. Biographe de Capa, Richard Whelan s'est au contraire attaché à confirmer l'authenticité de l'image. Selon ses conclusions, fondées sur la numérotation des tirages originaux, la photographie aurait été exécutée le 5 septembre 1936 pendant la bataille de Cerro Muriano, et représente le soldat républicain Federico Borrell García.

Fin 2007, L'international Center of Photography (ICP) de New York acquiert une archive de trois boîtes de négatifs de Capa. Actuellement présentée au MNAC de Barcelone, l'exposition "This is War/Això és la guerra!" propose un ensemble d'inédits issus de ce fonds. Grâce à cette nouvelle iconographie, il a été possible de repérer une série cohérente de photographies réalisées sur cette fameuse colline. En comparant ces images avec des vues actuelles, José Manuel Susperregui, professeur de communication audiovisuelle à l'université País Vasco, a pu identifier le lieu où a été prise la photo, près d'Espejo, à 50 km de Cerro Muriano, loin du théâtre des combats. Cette localisation semble confirmer l'hypothèse d'une mise en scène. Un autre spécialiste du dossier affirme toutefois que le soldat a bien été touché par le tir d'un sniper (je remercie Patrick Peccatte de m'avoir signalé cette référence).

Réf. Ernest Alos, "Las fotos expuestas en el MNAC desvelan que la imagen mítica de Robert Capa fue tomada lejos del frente de batalla", El Periodico, 17/07/2009.

Comprendre la pratique du MMS

image Compte rendu de la séance du séminaire "Recherches en histoire visuelle" du 23/04/2009, intervention de Bertrand Horel (Paris 4/CELSA).

Proposé à partir de 2003 dans le cadre des abonnements de téléphonie mobile, le MMS (multimédia messaging service) s'est avéré un échec commercial. Ce service a été conçu sur le modèle du SMS, dont le succès avait surpris les opérateurs. A l'origine simple outil de communication technique, le SMS a fait l'objet d'une réappropriation enthousiaste par les usagers. L'observation de ce phénomène a donné lieu à des théories de sociologie des usages (P. Flichy), spéculant sur les capacités du grand public à se réapproprier les propositions techniques. Mais le miracle ne s'est pas reproduit. L'étude des pratiques du MMS montre qu'il s'agit d'une proposition technique bien trop complexe. La logique de la proposition s'inscrit dans le contexte des investissements lourds liés à l'achat des licences 3G. Face à des capacités de débit que les opérateurs ont payé très cher, la multiplication de services ont pour vocation de rentabiliser cet espace de communication. La théorie du braconnage et de la réutilisation a permis de proposer un service sans s'interroger sur son utilité. L'utilisateur se voit soumis à des contraintes et simultanément à des injonctions à s'émanciper de ces contraintes. Les usages effectifs observés montrent que la communication par messages visuels ne marche pas bien: les gens ne comprennent qu'environ 10% des messages envoyés. Le fait qu'il s'agit d'un système d'échange interpersonnel sans plate-forme publique, du type Flickr, interdit un apprentissage et rend difficile la création d'un code commun.

Réflexions autour du débat "La médiatisation du mouvement universitaire"

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Le débat "La médiatisation du mouvement universitaire", animé par André Gunthert (EHESS), s’est déroulée en deux temps. Le premier volet a été consacré à un examen des conditions et modalités de la médiatisation du mouvement universitaire, réflexion à laquelle étaient conviés un certain nombre de journalistes des médias nationaux (Luc Cédelle pour Le Monde, Ixchel Delaporte pour l’Humanité, Sylvestre Huet pour Libération) et d’un nouveau média diffusé sur internet (Jade Lindgaard de Mediapart), auxquels s’étaient joints une universitaire (Valérie Robert de SLU) et un enseignant-chercheur de l’EHESS (Cyril Lemieux). Il s’agissait de faire retour sur les difficultés et les insatisfactions à la fois des membres de la communauté universitaire mais également des journalistes eux-mêmes au sujet de la couverture médiatique du mouvement universitaire. Le second volet, auquel ont pris part deux universitaires (Sophie Pène et Olivier Ertzcheid) a permis de dresser un premier bilan de la montée en puissance, parmi la communauté universitaire, de l’usage des nouvelles technologies d’information et de communication (NTIC), à des fins d’échanges d’informations et de coordination des actions que le caractère décentralisé du mouvement anti-LRU rendait nécessaire et comme un moyen d’expression autonome de la communauté universitaire mobilisée sur des questions qui la concernent au plus près. (On trouvera les principaux extraits des interventions audio des participants cités sur le site SLRU-EHESS à la rubrique "podcasts". Un des intervenants a présenté sa propre analyse du débat. A consulter également l’article de Régis Soubrouillard, de Marianne.)

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Qui peut encore s'opposer à Nicolas Sarkozy?

Evidemment, c'est dans Slate.fr. Tout est dans le titre: "La méthode Bayrou décortiquée". Un intitulé gage d'analyses profondes et de révélations décoiffantes, de refus du conformisme et de critique sans concessions. Ca se gâte quand on s'aperçoit que l'auteur n'est autre que l'un des principaux bonimenteurs du régime, Jean-François Copé, dont on peut vérifier à chaque apparition télé à quel point il est respectueux de sa propre promesse (J'arrête la langue de bois, Hachette Littératures, 2006). La lecture du papier confirme ce qu'on pouvait attendre d'un adversaire politique en service commandé: un enfumage sans surprise, qui se contente pour tout décryptage d'un rappel à la chronologie: Bayrou était partisan de Balladur en 1995, ha ha, comment peut-on se contredire à ce point?

Atteindre un tel stade de niaiserie ne mériterait pas une once de curiosité, si cette pseudo-analyse n'était somme toute révélatrice de la réception du livre de Bayrou dans la presse. De France-Inter au Figaro, la parution d'Abus de pouvoir (Plon, 2009) a été décrite sur un mode exclusivement politicien, à partir des réactions enregistrées au PS ou à l'UMP, saupoudrées de souvenirs du Coup d'Etat permanent de Mitterrand. Un sondage opportunément réalisé par Opinionway pour Le Figaro-LCI est venu coiffer cette vision expéditive en conférant au président du Modem la palme de «premier opposant» à Sarkozy.

Soit. Mais opposant à quoi? Opposant pourquoi? Cette question ne semble pas effleurer les éditorialistes, dont la grille de lecture réduit tout débat au seul schéma de la guerre de position des partis. Bayrou pourrait tout aussi bien avoir publié un paquet de feuilles blanches, ils n'en seraient pas autrement troublés.

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La culture visuelle s'invite à Neuchâtel

14 heures d'enseignement répartis sur deux jours représentent sans nul doute une épreuve pour les étudiants. Pour le professeur, l'exercice revient à emprunter le rythme du marathon tout en essayant de maintenir pour chaque séquence la qualité du sprint. Une performance physique dont je suis sorti épuisé, mais ravi. Invité par Luc Debraine, journaliste au Temps, à inaugurer le premier cours de culture visuelle proposé par le nouveau master en journalisme et gestion des médias de l'université de Neuchâtel, j'étais partie prenante du programme original concocté par Vincent Kaufmann, qui compte parmi ses intervenants invités Catherine Bertho-Lavenir, Edwy Plenel ou Francis Pisani.

Elaboré a priori, mon plan de bataille a subi quelques modifications en cours de route. La confrontation avec un public neuf, éveillé et réactif, mais doté de points de repères différents de ceux auxquels je suis accoutumé au sein de mon labo, imposait une souplesse et la capacité d'adapter l'offre en temps réel. Au moment où une certaine technocratie nous chante les louanges de l'e-learning, entendue comme la réponse idéale à la pénurie organisée des formateurs, cette expérience m'a rappelé à quel point le rapport concret avec une classe est la condition essentielle de ce dialogue subtil, où l'on mesure par quelques signes discrets – un oeil qui s'allume, un rire, un bâillement, un soupir... –, la réaction de son auditoire à l'enseignement proposé.

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Sarkobama, une image qui ne veut rien dire?

image Depuis le 27 novembre, des centaines d'affiches ont été collées dans Paris, sans identification ni signature. Elles proposent une imitation servile de la célèbre affiche réalisée par le graphiste Shepard Fairey en février 2008 à l'occasion de la campagne présidentielle américaine, dont elle reprend à l'identique la composition et les couleurs, mais en remplaçant le visage de Barack Obama par celui de Nicolas Sarkozy. Le bandeau inférieur emprunte également le slogan "Yes we can!", avec quatre déclinaisons énigmatiques ("Faire économiser 1000 €/an à chaque ménage?", "Faire payer les entreprises qui polluent?", "Produire une énergie propre et durable en Europe?", "Créer trois millions d'emplois non délocalisables en Europe?")

Les premières réactions ont attribué cet affichage sauvage à l'UMP ou à une organisation satellite. On se souvient en effet que l'élection de Barack Obama avait été suivie par une tentative d'identification de Sarkozy au nouveau président des Etats-Unis. Mais l'UMP comme les services de l'Elysée ont démenti être à l'origine de l'opération. D'autres penchent pour une plaisanterie au second degré – hypothèse accréditée par les slogans, qui ne renvoient pas de façon évidente à des projets actuellement défendus par le gouvernement. On a également évoqué la possibilité d'une pré-campagne de publicité. En désespoir de cause, quelques médias en ligne ont fait appel aux internautes pour savoir "Qui se cache derrière Sarkobama?". Sans succès jusqu'à présent.

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Communication par l'image à l'EHESS

image Remarquable courrier diffusé hier sur la liste de discussion de l'Ecole des hautes études en sciences sociales. Voici le texte de l'e-mail signé d'Annik le Pape, chargée d'édition, intitulé "Rue du Pré visite virtuelle":
«Le Comité Hygiène et Sécurité ayant été invité à parcourir une partie des locaux censés accueillir EHESS, EPHE et MSH rue du Pré, il me paraît indispensable - puisque l'accès n'en est pas autorisé à l'ensemble des personnels travaillant au "54" - de ne pas réserver aux élus les quelques images récoltées lors de cette visite restreinte mais de les mettre à la disposition de tout le monde.»

Suivent quatre hyperliens renvoyant à quatre fichiers Word sauvegardés en pdf, comprenant 33 photographies de l'extérieur et de l'intérieur du bâtiment prévu pour devenir la future localisation de l'administration de l'EHESS à partir de la rentrée 2009, réalisées le 20 novembre dernier par Véronique Conuau, lors de la visite du CHS.

Malgré une présentation sommaire et un dispositif inadapté (l'Ecole ne disposant d'aucun moyen approprié de diffusion d'images, les fichiers ont été placés d'abord sur un vieux serveur ftp, puis recopiés sur un serveur plus puissant pour faire face à l'afflux de connexions), cette "visite virtuelle" est l'information la plus complète dont les personnels de l'Ecole ont pu disposer à ce jour sur les locaux supposés les accueillir dans moins d'un an. Cette mise en circulation d'une information visuelle est un phénomène suffisamment rare pour être noté. La précédente opération comparable, en octobre 2007, avait été la diffusion d'un état des lieux photographique de la parcelle 521, localisation prévue pour la construction du nouvel immeuble de l'EHESS dans le cadre du plan Campus. Alors que cet emplacement était décrit comme le lieu d'accueil de l'administration de l'Ecole après le déménagement du 54, bd Raspail, la publication de ces images, montrant l'impréparation du site, avait pesé lourd dans la décision de l'assemblée générale des enseignants du 17 novembre 2007 de refuser cette implantation, au profit de la rue du Pré.

Manifestée par plusieurs échanges sur la liste de discussion, l'inquiétude des personnels reste vive sur les motivations et les conditions du futur déménagement de l'Ecole. La prochaine assemblée générale des enseignants est prévue le samedi 29 novembre.

La vidéo qui ne buzzait pas

image En 2007, avec Rémi Douine, nous avons étudié de nombreux cas de vidéos virales, dans le cadre des campagnes électorales françaises. Avec d'autres, nous avons poursuivi à plusieurs reprises l'observation de ces phénomènes, de façon à en comprendre les mécanismes. C'est donc en nous frottant les mains que nous constations mercredi dernier l'apparition d'une vidéo-candidate qui semblait présenter toutes les caractéristiques pour accéder au buzz.

Le 22 octobre, peu après minuit, Agoravox publie un article d'Olivier Bailly dont le titre, enregistré dans le cache des moteurs de recherche, est d'abord: "Témoignage exclusif: «DSK a voulu me violer»". Cet intitulé sera rapidement modifié au profit du moins tonitruant: "Témoignage exclusif: la troisième affaire Strauss-Kahn" et mis à la une du site collaboratif. Accompagné d'un extrait vidéo de l'émission de Thierry Ardisson diffusée sur la chaîne Paris Première les 5 et 20 février 2007, cet article reprend et commente les propos de la journaliste Tristane Banon, qui accuse l'ancien ministre de lui avoir fait des avances agressives, un épisode qui remonte à 2002. Dans la vidéo, le nom que prononce la jeune femme est couvert par un bip. Mais Olivier Bailly indique avoir obtenu de la journaliste la confirmation qu'il s'agissait de DSK.

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Flickr relooke sa page d'accueil façon Facebook

Flickr a modifié le 16 octobre la disposition de la page d’accueil des comptes de ses membres. Ce relooking propose un affichage visuel sous quatre rubriques (Votre galerie, Vos contacts, Vos groupes, Explorer) dont la fonction principale est de regrouper toutes les activités récentes liées aux images (photos et vidéos), comme les derniers chargements ou les commentaires, qu'elle rend plus accessibles.

La rubrique "Activité récente" est l’élément principal de cette refonte, qui permet la visualisation rétro-chronologique détaillée et paramétrable des activités des contacts. La sélection des quatre images issues du flux de l'upload, qui permettait de découvrir le tout-venant des photos téléchargées sur la plate-forme, a été remplacée par un module qui présente alternativement des vignettes de l'upload, de l'"Explore" (sélection automatisées des meilleures images du site), ou des renvois sur les applications spécialisées (Lieux et Commons).

La disposition de ces nouveaux éléments, comme l’agrégation des images des contacts ou des groupes semble s’inspirer directement du fonctionnement des sites de réseaux sociaux (SRS), et particulièrement de Facebook. Aujourd’hui, Facebook, le n°1 de la photo en ligne, est l'exemple phare d'un réseau social où le rôle des images se diversifie et s’enrichit des pratiques visuelles de ses usagers. Le relooking de Flickr, l'ancêtre des SRS visuels, souligne la place désormais incontournable de Facebook et l'influence de son ergonomie sur l'ensemble des sites de réseautage social.

Moving ethics

"Mobile Communication and the Ethics of Social Networking" (25-27 septembre 2008). My first international congress: Hungary. Having the chance to go to Budapest was almost a trip back to my family roots. With Hungarians grandparents I had grown up hearing them chatting or talking on the phone with my father ;) in this strange language. So far but so familiar tones, so familiar tastes, so familiar food…

L’Atelier du Lhivic, 16/10/2008.
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Bonnes nouvelles pour la rentrée du Lhivic

image Studieuse et chaleureuse. La réunion de rentrée des étudiants du Lhivic, le mercredi 15 octobre à l'INHA, a permis de renouer avec l'ambiance du séminaire après l'interruption estivale. Le pack soudé des aînés a accueilli les nouveaux dans la bonne humeur.

Il est vrai qu'il y avait de quoi se réjouir. Outre le rappel du programme d'enseignement 2008-2009, le plus riche depuis la création du laboratoire, plusieurs annonces permettaient de dessiner les contours d'une année captivante.

En premier lieu, après la participation du Lhivic à la IIIe école doctorale d'été organisée par l'EHESS et l'Institut Telecom, j'avais le plaisir d'annoncer que la thématique de l'édition 2009 sera consacrée aux "Pratiques de l'image dans la société de l'information", et que sa préparation s'accompagnera d'un séminaire-atelier à l'INHA dédié à l'exploration de ces problématiques, avec de nombreux invités (ouvert aux auditeurs libres, les 1er et 3e jeudis du mois, 17h-19h30, première séance le 20/11/08, INHA, salle Walter Benjamin).

Deuxième bonne nouvelle: la sélection par l'ANR (Agence nationale de la recherche) du projet "La production artistique en régime numérique", sous la direction de Philippe Le Guern, qui associe trois équipes: le laboratoire Georges Friedmann (Paris 1/CNRS), le Granem (université d'Angers), piloté par Dominique Sagot-Duvauroux, et le Lhivic (EHESS). Doté d'un budget de 200.000 euros sur trois ans, ce programme de recherche destiné à analyser les nouvelles économies de la musique et de l'image se concrétisera dès le mois de janvier prochain par un séminaire ouvert à tous (les derniers jeudis du mois, 17h-19h30, les 29/01, 26/02, 26/03, 30/04, 28/05, 25/06, INHA, 2 rue Vivienne, salle Walter Benjamin).

Ajoutons à ces annonces celle du colloque "L'histoire de l'art depuis Walter Benjamin" organisé par le CEHTA les 5 et 6 décembre prochains, ainsi que la journée d'études "La matérialité des images", proposée par le Lhivic le 13 février 2009 à l'INHA (salle Vasari), et l'on conviendra que la corbeille 2008-2009 a de quoi contenter les plus solides appétits.

Le Fujifilm MX-2700: l'appareil à ne pas faire des photos numériques

image Avant les vacances, suite à mon billet sur le Konica QM-80, Pascal Kober, rédacteur en chef de la revue L'Alpe, proposait de me faire parvenir «un vieux Fuji (...) hors d'état de nuire». Quelques jours plus tard, j'avais la surprise de découvrir dans ma boîte aux lettres un exemplaire du Fujifilm MX-2700 – mon premier appareil photo numérique, acheté en 1999 (revendu en 2003 pour un Sony).

Qu'il soit hors d'usage m'autorisait à recourir à ma plus vieille méthode scientifique, niveau maternelle: ouvrir la bête pour en observer les entrailles (ma longue expérience en la matière m'ayant prouvé qu'il est difficile de redonner vie à un équipement électronique après une autopsie poussée). Il y a dans ce geste une dimension magique: braver l'interdit, ouvrir la boîte noire, accéder au secret. Est-ce parce que j'aimais démantibuler les transistors étant petit que je me suis orienté vers l'histoire de la photo? Comme Walter Benjamin, je suis de ceux que fascine la dimension matérielle des outils culturels.

Mais au-delà du rituel, un tel exercice en apprend beaucoup. La disposition des organes, l'équilibre entre les choix et les contraintes a toujours été la clé de la morphologie des appareils photo de l'ère argentique. Qu'allait devenir cette organisation avec la transition numérique? Mis à part l'espace réservé à la batterie, le MX-2700 est composé de trois blocs nettement distincts: le bloc optique, comportant l'objectif, le photocapteur et l'électronique associée, le bloc-flash (dont le condensateur est l'élément le plus volumineux), enfin un bloc hybride, le plus important, qui occupe environ la moitié de l'espace disponible et qui explique la distribution des autres composantes. Celui-ci est composé de trois parties empilées en sandwich: la carte-mère, le lecteur de carte-mémoire et l'écran de visualisation. On comprend que c'est l'encombrement similaire de ces deux derniers organes qui a poussé à les associer, de même qu'il a paru logique de profiter du support ainsi créé pour situer l'équipement électronique principal. Mais le plus frappant est l'épaisseur de ces trois éléments, distribuée à peu près également par tiers sur toute la largeur de l'appareil. Face à un dispositif dont l'intégration – notamment électronique – est encore visiblement perfectible, on pressent aussitôt l'enjeu représenté par la miniaturisation. Pour devenir cet outil si pratique, il fallait que l'appareil photo numérique se fasse d'emblée petit et mince – d'une taille comparable à celle d'un paquet de cigarettes. Ce format idéalement adapté aux recoins du vêtement masculin ou féminin n'est pas si facile à atteindre. Avec ses quelques millimètres supplémentaires en hauteur et en épaisseur, le Fujifilm est encore loin de cette compacité.

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