Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Colloque "La trame des images" à l'EHESS

image Le Laboratoire d'histoire visuelle contemporaine (Lhivic/Cehta) et la revue Etudes photographiques présentent:

La trame des images. Histoires de l'illustration photographique

Colloque international, dirigé par André Gunthert et Thierry Gervais
Les 20-21 octobre, EHESS, amphithéâtre,105, bd Raspail, 75006 Paris

Argument: Les usages de la photographie dans la presse et l'édition ont toujours réclamé le bénéfice des qualités d'authenticité et d'immédiateté de l'enregistrement. Peu d'images font pourtant l'objet d'autant de médiations que celles prises dans la trame des pratiques éditoriales. De l'invention du récit de l'actualité aux contraintes de la mise en page, des nécessités économiques aux pouvoirs de l'esthétique, ce colloque interrogera les interactions complexes de l'illustration. Un état des lieux d'un des domaines les plus vivants de la recherche en études visuelles, qui vise à esquisser les points de repère d'une nouvelle histoire.

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Colloque "Photographie et corps politiques" à l'INHA

"PHOTOGRAPHIE & CORPS POLITIQUES"
Colloque international
Auditorium, Institut National d'Histoire de l'Art
2, rue Vivienne, 75002 Paris, France
20-21 octobre 2006

Direction: François Soulages (Université Paris 8)
Organisation: Catherine Couanet, François Soulages, Marc Tamisier
Ce colloque est réalisé sous l'égide de l'AIAC (Art des images & art contemporain), l'Equipe de recherche EA 4010 de l'Université Paris 8, RETINA (Recherches Esthétiques & Théorétiques des Images Nouvelles & Anciennes) & OICT (Observatoire International du Corps Transformé).

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Cycle de conférences sur le portrait au Louvre

A l'occasion de l'exposition "Portraits publics, portraits privés", du 4 octobre 2006 au 8 janvier 2007 (Galeries nationales du Grand Palais), le Louvre organise un cycle de trois conférences sur le portrait.

Les années 1770-1830 sont marquées par de profonds bouleversements sociaux, politiques et culturels, dominés par les Lumières, les révolutions américaine et française et le romantisme. Le portrait s'affirme alors comme le genre moderne par excellence, parallèlement à l'émergence de la société bourgeoise. Les plus grands artistes, de Reynolds et Gainsborough à Canova, de David à Goya et Houdon, d'Ingres à Lawrence, Géricault ou Delacroix, s'y adonnent, portant le portrait aussi bien peint que sculpté à un niveau de qualité éblouissant et marquant le passage de l'image officielle à un mode plus intime de représentation.

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Compte rendu de "Où va la photographie africaine?", d'Erika Nimis

image L'historienne Erika Nimis (Université Laval, Québec) a donné le mercredi 7 juin une conférence à la Maison européenne de la photographie, 5 rue de Fourcy, 75004 Paris, dans le cadre des "Entretiens" organisés par la Société française de photographie. Sous le titre: "Où va la photographie africaine? État des lieux et enjeux", il s'agissait d'aborder la réception de la photographie africaine en Occident et voir en quoi elle fait obstacle à une écriture historique.

Introduisant sa présentation par une remarque sur le Musée du Quai Branly - inauguré il y a quelques jours -, Erika Nimis souligne cette volonté de la France de réaliser diverses manifestations autour d’un passé colonial encore mal digéré. Puis elle propose quelques tentatives de définitions. Qu’est-ce que la photographie africaine? Concrètement, nous pourrions la définir géographiquement: c’est la photographie produite par des Africains (c’est-à-dire nés et vivant en Afrique). Qu’est-ce que la photographie africaine contemporaine? Si pour un collectionneur et un marchand d’art, il s’agit du portrait de studio noir et blanc, dont le plus célèbre des représentants est Seydou Keïta. Pour un critique d’art contemporain, la photographie contemporaine africaine est celle de Mohamed Camara ou celle d’Yto Barrada, pour citer deux jeunes artistes visibles récemment dans deux lieux d’exposition parisiens.

Pour savoir où va la photographie, il faut d’abord savoir d’où elle vient. Erika Nimis remonte aux prémices de l’histoire de la photographie en Afrique, pour montrer comment celle-ci a été valorisée, avant la période «bamakoise». Dans une seconde partie portant sur le phénomène des rencontres de Bamako, elle tente de définir cette «photographie africaine» dont Seydou Keïta est le père, bien involontaire. Enfin, elle aborde les enjeux à la fois politiques et identitaires de cette photographie et elle revient sur la nécessité de trouver de nouveaux outils pour écrire l’histoire de la photographie en Afrique.

L’historienne revient sur l’histoire de la photographie africaine pour en abolir les frontières. Les premiers photographes africains, officiant dès la fin du XIXe siècle, étaient avant tout des photographes cosmopolites et ne sont pas différents de ceux qu’on désigne de nos jours comme les photographes de la diaspora. Pourtant, encore à la fin des années 1980, l’Afrique reste pour l’Occident le continent aveugle. Il semble que ce continent ne sorte de sa cécité qu’au début des années 1990. Le marché de l’art a fabriqué une photographie africaine qui répond d’abord aux intérêts des biennales internationales, des galeristes et des collectionneurs: une photographie africaine qui en dit long sur les visions occidentales toujours stéréotypées de l’art africain.

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Call for papers "Fixe/animé. Croisements de la photographie et du cinéma au XXe siècle"

Colloque international organisé à l'Université de Lausanne, 10-12 mai 2007

Au fil du 20e siècle, l'histoire de la photographie et l'histoire du cinéma ont constitué leur champ d'étude de façon dissociée, la première restant pour l'essentiel affiliée à l'histoire de l'art, la seconde se développant comme une branche autonome. Cette séparation disciplinaire a eu pour conséquence de laisser un peu dans l'ombre une zone intermédiaire dont l'appartenance au monde de l'image fixe ou de l'image animée n'est pas facilement décidable, et dont la vitalité s'est précisément fondée sur des échanges nourris entre les deux principes de la fixité et du mouvement. Un des rares objets à avoir échappé à ce clivage est sans doute la chronophotographie de la fin du XIXe siècle, autour de laquelle l'ouvrage Arrêt sur image, fragmentations du temps, par exemple, dirigé par François Albera, Marta Braun et André Gaudreault en 2002, avait réuni spécialistes de la photographie et du cinéma. Le futur colloque de Lausanne se propose de prolonger cette entreprise, en étudiant, de façon historique et théorique, la persistance de ces échanges entre fixité et animation au fil du XXe siècle, dans les pratiques artistiques, qu'elles soient photographiques ou cinématographiques , aussi bien que dans les usages sociaux des images et les médias populaires.

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Tchétchénie, la guerre à l'écran

Journée organisée par l'équipe Caucase du Centre d'Etudes des Mondes Russe, Caucasien et Centre-Européen.
Lundi 12 juin 2006, EHESS, Amphithéâtre, 105 Bd Raspail, 75006 Paris.
Organisation scientifique : Claire Mouradian (CNRS, CERCEC) et Kristian Feigelson (Université de Paris III, IRCAV (Institut de Recherche Cinéma et Audiovisuel) avec le soutien d'Amnesty International.

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Colloque "Daniel Arasse" à l'INHA

image Le colloque organisé par l’Institut National d’Histoire de l’Art, l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, l’Université Paris I-Panthéon-Sorbonne, l’Ecole normale supérieure et le Centre d’Etudes Supérieures de la Renaissance, avec le soutien de l’Istituto Italiano per gli Studi Filosofici (Naples), réunit des intervenants qui, amis, éditeurs, collègues ou anciens étudiants, ont tous bien connu Daniel Arasse. Dans leurs communications, ils s’attachent à dégager sur des points précis la portée historique, théorique et méthodologique de ses travaux.

Du 8 au 10 juin 2006
INHA, auditorium
6 rue des Petits-Champs
75002 Paris, M° Bourse/Palais Royal

Responsables scientifiques: Maurice Brock, Giovanni Careri, Danièle Cohn, Philippe Dagen, Yves Hersant, Nadeije Laneyrie-Dagen, Philippe Morel, assistés de Marie-Laure Allain et Sara Longo.

Argument:
Disparu prématurément le 14 décembre 2003, Daniel Arasse laisse derrière lui une production scientifique abondante et variée. Il a essentiellement travaillé sur l’image de peinture mais ne s’est jamais cantonné à un domaine de spécialité. Si la plupart de ses recherches portaient sur l’Italie du XIVe au XVIe siècle, Daniel Arasse s’est aussi intéressé à la Hollande du XVIIe siècle, à la France du XVIIIe et, plus récemment, à divers artistes contemporains. Une telle diversité procède d’une curiosité toujours en éveil et d’une insatiable envie de connaître et de comprendre, mais on y perçoit une profonde unité : elle est sous-tendue par une évidente cohérence intellectuelle. Le petit recueil intitulé On n’y voit rien (2000) fait ainsi écho au gros livre sur le détail (1992): dans l’un et l’autre ouvrage, si différents que soient les objets étudiés, l’analyse a pour ressort ce qui arrête le regard et sollicite la sagacité de l’observateur. Ainsi retrouve-t-on à l’œuvre l’attention que Daniel Arasse a constamment portée à ce qui relève de l’affleurement parfois à peine perceptible, qu’il s’agisse de la foi d’un peintre catholique vivant en milieu réformé (Vermeer, 1993) ou de la trace que le moi de l’artiste ou du commanditaire laisse dans l’œuvre (Le sujet dans le tableau, 1997).

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Stieglitz and the Rise of Modernism

Dans le cadre de la journée d'études "Recherches sur l'image dans le monde anglophone", Katherine Hoffman, professeur et directrice du Fine Arts Department à Saint Anselm College, Manchester (N.H.), auteur de Stieglitz: A Beginning Light (Yale University Press, 2004), présentera la conférence: Alfred Stieglitz and the Rise of Modernism, vendredi 19 mai à 17 heures, à l'institut Charles V/UFR d'études anglophones, Université Paris 7, 10 rue Charles V, 75004 Paris (Salle A 50, 5e étage).

Séminaire "Une histoire visuelle de la ville"

Christian Delage (Paris VIII/EHESS), Stéphane Füzesséry (EHESS/Lhivic), Dominique Gauthey (EHESS/Lhivic), Vincent Guigueno (ENPC/LATTS), Philippe Simay (Collège International de Philosophie), Mark Shiel (King’s College).

Du 2 au 4 mai 2006, Ecole nationale des Ponts et Chaussées

Le cinéma — dont l’apparition, à la fin du XIXe siècle, est contemporaine de l’émergence de la métropole moderne — prend aussitôt une place de choix dans l’immense écheveau des représentations de la ville. Cette affinité ne s’explique pas seulement par l’enracinement initial de ses premiers opérateurs et de son public dans la grande ville (Berlin, New York, Lyon): le choix de sujets empruntés aux formes urbaines de la vie moderne trahit aussi la force d’attraction particulière de certains motifs proprement urbains sur les cinéastes — le trafic, l’agitation dans les rues de la grande ville. D’emblée se dessinent ainsi deux des principaux traits propres à la relation ville/cinéma. Le film est urbain: il retranscrit, sous une forme qui lui est propre, le point de vue du citadin, de l’habitant, du passant. La ville est «cinégénique» (comme on dit d’une personne qu’elle est «photogénique»): objet privilégié pour la caméra, elle trouve dans le cinéma un medium particulièrement apte à saisir sa matérialité — sa spatialité comme sa temporalité — et à retranscrire les regards que l’on porte sur elle.

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Colloque "Photographie: image ou reproduction?"

Positions critiques concernant la conception positiviste dans l'histoire de la photographie française et allemande.
5-6 mai 2006

Deutsches Forum für Kunstgeschichte/Centre Allemand d'Histoire de l'Art
10, Place des Victoires, 75002 Paris
http://www.dt-forum.org

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Colloque "Quelle est la place des images en histoire?"

Dans la série des panoramas culturels pilotés par Laurent Gervereau, le Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines (Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines), l'INA et l’Institut des images reposent à nouveau la question qui taraude historiens et spécialistes du visuel: "Quelle est la place des images en histoire?"

Les 27 avril (Inathèque, Centre Pierre Sabbagh, 83-85 rue de Patay, 75013 Paris, salle Cognacq-Jay) et 28-29 avril (Agro-ParisTech, 16 rue Claude Bernard, 75005 Paris, amphi Tisserand).
Programme, voir: http://www.chcsc.uvsq.fr/...

Conference "Heroism and Reportage. Winslow Homer: Poet of the Sea", London

image Monday 10 April - Tuesday 11 April 2006.

This two-day international conference organised by the Courtauld Institute of Art Research Forum in conjunction with the Terra Foundation for American Art coincides with the exhibition Winslow Homer: Poet of the Sea (22 February-21 May 2006) at the Dulwich Picture Gallery, co-organised with the Musée d’Art Américain Giverny and Terra Foundation for American Art. The conference will examine the context of Winslow Homer’s works in relation to the topics of heroism and reportage in the art of the second half of the nineteenth century. It will include a gallery session and a plenary lecture at the Dulwich Picture Gallery.

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Journées des doctorants du Centre d’Histoire et Théorie des Arts

Le CEHTA présentera ses journées d'études annuelles les 30 et 31 mars 2006 en salle Vasari, INHA, 2, rue Vivienne, 75002, Paris.

Programme

Jeudi, 30 mars 2006

  • 15h–15h45, Jeanne Mercier, "Les Rencontres Africaines de la Photographie de Bamako, 2005".
  • 15h45-16h30, Marie-Eve Bouillon, "L'agence Neurdein et la représentation des régions de France entre 1880 et 1917".
  • 16h30-17h15, Hervé Aubron, "Le kitsch, de l'incident industriel à la nécessité esthétique: l'exemple du cinéma".

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Séminaire "Livres et revues illustrés" à l'Ecole normale

Le deuxième séminaire du TIGRE (Texte et Image/Groupe de Recherche à l’Ecole), "Livres et revues illustrés, XIXe-XXe siècles", animé par Evanghélia Stead, se tiendra samedi 18 mars 2006, 10h-13h, à l'ENS, salle des Conférences, 46, rue d’Ulm, Paris.

  • Paul Edwards (Paris VII), "La Vie à Paris: la photo donne le ton".
  • Lucie Goujard (Lille III), "Conjuguer l’invention et la vraisemblance. Travaux narratifs et documents photographiques dans l’illustration de l’œuvre littéraire".

Phénomène de la fin du XIXe siècle, les oeuvres littéraires illustrées par la photographie reposent sur l’interprétation des scènes importantes de l’intrigue par une théâtralisation narrative. Elles intègrent aussi des vues plus documentaires. Portraits et vues de monuments dispensent les informations constitutives du récit et participent de l’élaboration progressive de l’univers référentiel. Comme le fait le début d’un film pour parvenir à la construction d’un monde diégétique, elles rendent réels l’ensemble des éléments du récit (décor, personnages, action) et transforment le livre en théâtre d’une vaste illusion. Plus que la question du travestissement des images se pose donc ici, à travers ces œuvres, celle de leur légende.

Journée d’études "Photographies d’écrits"

Photographies d’écrits: preuves judiciaires, corpus scientifiques, dispositifs artistiques

Journée d’études de l’Atelier méthodologique "Pratiques d’écriture", ITEM (CNRS/ENS), EHESS
Mercredi 15 mars 2006, de 9 h 15 à 17 h 30 à l’Ecole normale supérieure,
Salle des Conférences, 46 rue d’Ulm 75005 (r.d.ch. à gauche).

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