Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Journée d'études "Décors de cinéma: de la toile peinte au virtuel"

Conservatoire des techniques cinématographiques. Mercredi 10 juin 10h–18h30, salle Henri Langlois, Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, Paris 12e.

Les procédés numériques actuels modifient en profondeur la technique et l’utilisation ancestrale des décors de cinéma, entraînant du même coup des changements importants dans les studios, la prise de vues, la lumière, la postproduction. Des premières toiles peintes du Cinématographe aux incrustations numériques, des décors gigantesques de Cabiria aux projections par transparence, des magnifiques maquettes dessinées par de grands artistes aux décors virtuels en 3D, histoire, évolution de la technique et de l’esthétique des décors, et évocation de la carrière de grands décorateurs, par des historiens, théoriciens et praticiens.

Lire la suite...

Colloque: "Télévision, le moment expérimental. De l’invention à l’institution (1935-1955)"

image Le colloque international "Télévision: le moment expérimental", co-organisé par le Cemti (Université Paris 8) et l’INA, aura lieu du mercredi 27 au vendredi 29 mai à Paris, à l'Institut National de l’Audiovisuel (INA), Centre Pierre-Sabbagh, 83-85, rue de Patay, 75013 Paris.

Par "moment expérimental" de la télévision, on entend la période qui va de la conception et de la diffusion de programmes proprement expérimentaux jusqu’à la reconnaissance d’une légitimité institutionnelle se traduisant par une première stabilisation de l’offre de programmes, du mode de programmation, du public, de la fonction critique.

L’objectif du colloque est d’éclairer les logiques qui ont présidé à l’émergence du média et à la mise au point des premiers programmes — avec pour conséquence l’échec ou la marginalisation, parfois provisoires, de stratégies alternatives de développement.

Il s’agit donc de croiser les approches (historique, économique, esthétique, culturelle, juridique…) pour étudier, dans différents contextes nationaux, d’une part, la période de gestation et d’émergence du média (années 1930 et 1940), d’autre part, sa première phase d’essor (fin des années 1940 et première moitié des années 1950).

Télécharger le programme (pdf).

L’accès au colloque est libre dans la limite des places disponiibles et la réservation n’est pas nécessaire. Les interventions se feront en français et en anglais. Une traduction simultanée sera assurée.

"Une théorie nouvelle sur un point important de la science"

Foucault, spectre solaire, 1844 Arago et la divulgation du daguerréotype

Aujourd'hui comme hier, le rôle joué par François Arago dans la divulgation du daguerréotype en 1839 garde un goût prononcé d'aventure républicaine. Il se raconte comme la geste typiquement française d'un bon génie clairvoyant et désintéressé, qui inscrit la naissance de la photographie sous le signe des grands destins en lui octroyant le double baptême de l'Assemblée nationale et de l'Académie des sciences. Cultivée tout au long de la seconde moitié du XIXe siècle par les historiographes de l'enregistrement argentique, cette légende s'articule à un travail de constitution de l'origine, nécessaire à la bonne réputation du médium[1]. En mettant l'accent sur l'enthousiasme de l'accueil réservé à la nouvelle technologie[2], cette élaboration vise à installer l'évidence de la rencontre de la photographie avec la Nation. Ce faisant, elle réduit Arago à un simple médiateur et minimise la complexité du dispositif scientifico-politique qu'il met en oeuvre.

Dans la foulée du cent-cinquantenaire du médium, en 1989, la nouvelle historiographie de la photographie accorde progressivement plus d'importance au rôle d'Arago et reconnaît le caractère exceptionnel du processus de divulgation. Sa chronologie est affinée, sa dimension symbolique mieux prise en compte. Pourtant, les raisons permettant de comprendre les choix de l'astronome demeurent obscures. Sa réponse à la proposition de Daguerre est expliquée par sa sensibilité à l'idéologie progressiste[3]; le sens de son intervention est interprété comme une «politisation» de l'invention lui procurant une plus-value républicaine et patriotique[4]. Chacune de ces analyses apporte un éclairage précieux, mais laisse un sentiment d'inachevé. Quelle que soit la réalité de l'engagement d'Arago, élu député des Pyrénées-orientales depuis 1830 et futur membre du gouvernement provisoire de février 1848, ce serait faire injure à la sincérité de ses convictions républicaines que de ne pas constater la distinction nette entre ses activités politiques et ses responsabilités scientifiques. Malgré l'affirmation selon laquelle «le daguerréotype ne comporte pas une seule manipulation qui ne soit à la portée de tout le monde[5]», il faut considérablement tordre le sens de son célèbre rapport à la Chambre pour admettre de le ranger parmi les grandes pages du saint-simonisme. En réalité, l'accentuation de la dimension politique de son action, son interprétation exclusive en termes d'intérêt général évacuent toute interrogation d'un mobile personnel et se conforment au schéma de la légende républicaine non moins qu'aux idées reçues sur l'héroïsme des savants. Selon Anne McCauley, «ses motivations paraissent transparentes: en tant que scientifique ayant participé lui-même à des expérimentations optiques, il était tout naturel qu'il fut impressionné par la découverte capitale de Daguerre, et qu'il cherchât à attirer les honneurs de l'Etat sur une invention majeure[6]

Lire la suite...

Journée d'études "La matérialité des images"

image Journée d'études du Laboratoire d'histoire visuelle contemporaine (Lhivic/EHESS), sous la direction de Gaby David, André Gunthert et Audrey Leblanc.
Vendredi 13 février 2009, salle Vasari, INHA, 2 rue Vivienne, 75002 Paris (entrée libre).

Programme

1. L'impulsion des sources (modération: André Gunthert)

  • 9h15. Ouverture.
  • 9h30. Cécile Nédélec, "André Jammes, collectionneur et historien de la photographie".
  • 10h. Fanny Lautissier, "Les archives photographiques face aux enjeux de la transition numérique".
  • 10h30. Estelle Blaschke, "Roger-Viollet/La Parisienne de photographie: la dimension économique du patrimoine visuel".
  • 11h. Marc Lenot, "Miroslav Tichy, le retrait de l'artiste".
  • 11h30. Amélie Segonds, "Recherche d'images et indexation visuelle: enjeux et problèmes".
  • 12h. Discussion.

2. Les supports de l'imaginaire (modération: Christian Delage)

  • 14h. Marie-Eve Bouillon, "Figures du tourisme. L'agence Neurdein et le Mont Saint-Michel".
  • 14h30. Audrey Leblanc, "Usages du document dans le photojournalisme. La construction de l'image de mai 1968".
  • 15h. Rémy Besson, "Le thème du train dans Shoah, entre agent de l'histoire et acteur du récit".
  • 15h30. Discussion et pause.
  • 16h30. Sarah Bertrand, "La viralité des vidéos en ligne. Etude de cas".
  • 17h. Gaby David, "Le camphone et la construction de l'automédialité".
  • 17h30. Fatima Aziz, "Partager l'identité. Usages du portrait sur Facebook".
  • 18h. Discussion.

Colloque "L'histoire de l'art depuis Walter Benjamin"

image Colloque EHESS-INHA, sous la direction scientifique de Giovanni Careri et de Georges Didi-Huberman
En collaboration avec le Département des études et de la recherche de l’INHA, dans le cadre du programme Histoire de l’Histoire de l’Art, coordonné par Anne Lafont (INHA).

5-6 décembre 2008, Institut national d’histoire de l’art, salle Giorgio Vasari, 2 rue Vivenne, 75002, Paris (entrée libre).

Le monde de la recherche philosophique, historique et littéraire a depuis longtemps reconnu la valeur toujours plus décisive que représente l’œuvre de Walter Benjamin. Ce penseur hors normes a revisité un grand nombre de notions cardinales pour les sciences humaines, proposant de nouveaux modèles d’historicité comme de nouvelles façons de lire et de regarder les œuvres de la culture, depuis l’art baroque jusqu’à la photographie et le cinéma des années 1930 en passant par la poésie romantique, le roman moderne, l’architecture urbaine ou le théâtre expérimental. Il reste aux historiens de l’art la tâche de faire un point sur la valeur d’usage de notions telles que l’aura, l’image dialectique, l’anachronisme, le montage, la «lisibilité» ou la reproductibilité technique. Le colloque s’interrogera sur les conditions d’application à l’histoire de l’art d’une théorie de l’historicité qui se présente en faisant recours au terme d’«image» et à celui d’«image dialectique». Il s’interrogera aussi sur l’esthétisation du politique à l’époque moderne. Quelle est la portée des analyses de Benjamin dans les conditions «bio-politiques» actuelles, quelle place y jouent les nouvelles technologies, et comment peut-on penser le rapport entre esthétique et éthique dans ce contexte?

Lire la suite...

Colloque "Les élites économiques européennes et la création photographique"

13 Novembre 2008, Institut national d'histoire de l'art, 2, rue Vivienne, 75002 Paris, Salle Vasari (entrée libre).
Colloque de l'université Paris 1 (CIRHAC/Institut européen de la mémoire économique et financière).

  • 9h30 - Introduction Raymond Dartevelle (IMEF/Paris 10), Michel Poivert (Paris 1).
  • 10h00 - Paul-Louis Roubert (Paris 8), "Une photographie contre-révolutionnaire: le calotype français des années 1840-1850".

Le développement du calotype en France à la fin des années 1840 s'appuie sur l'idée d'une pratique alternative de la photographie contre l'industrie photographique symbolisée alors par le daguerréotype. Se créée alors autour de cette technique un cénacle qui tente de rapprocher l'image argentique d'une culture aristocratique en défendant une pratique plus noble de la photographie. Une noblesse alimentée autant par la qualité des opérateurs que par leurs prétentions artistiques.

  • 10h30 - Marianne Le Galliard (Paris1/Fondation de France), "Le cas Lartigue: un amateur de la haute bourgeoisie".

La photographie de Lartigue se développe au début du XXème siècle au sein d'une famille d'ingénieurs et entrepreneurs en télécommunication (téléphone) et transport (chemins de fer). Depuis un demi-siècle, cette longue lignée d'inventeurs se passionne pour les nouvelles technologies en photographie, cinéma, aéronautique ou encore la presse. Le milieu de la haute bourgeoisie, auquel appartient Lartigue, est également féru de spectacle, tel que le théâtre, les actualités et le sport. Il sera ici question de montrer les liens entre les premiers instantanés de Lartigue, montrant des sujets en mouvement et leur contexte, celui d'une famille captiveé par le spectacle de la vitesse.

Lire la suite...

Séminaire "Politiques et technologies de l'amateur"

Séminaire organisé par l'Institut de recherche et d'innovation (IRI)/Centre Pompidou, sous la direction de Laurence Allard (université Lille 3/IRI).

Ce séminaire de recherche souhaite reprendre à nouveaux frais la réflexion sur la figure de l'amateur sur le terrain des pratiques culturelles, scientifiques ou politiques s'expérimentant sur Internet ou avec le mobile (impensable l'un sans l'autre désormais).

Il y a de fait une actualité de l'amateur à l'heure du dit web 2.0, ce web des usagers qui se nourrit des user generated content. De nombreux débats sur le «culte de l'amateur» (Andrew Keen) alimentent les billets de blogs et leurs commentaires. D'étranges néologismes ont été conçus pour typifier «ceux qui font le web»: Prosumer (Alvin Toffler), ProAm (Charles Leadbeater et Paul Miller), ou encore Produser (Axel Bruns). Ces figures hybrides visent manifestement à subsumer la frontière entre d'un côté, les amateurs (les usagers d'Internet?) et de l'autre les professionnels d'Internet (mais qui sont-ils au fait?)

Lire la suite...

Le Lhivic à la IIIe école doctorale d'été de l'EHESS

image La IIIe école doctorale d'été de l'EHESS et de Telecom & Management SudParis, consacrée à "La société de l'information et de la connaissance" (Porquerolles, 8-12 septembre 2008) a été une rencontre d'une exceptionnelle qualité. Organisée depuis 2006 pour favoriser l'échange entre chercheurs en sciences sociales et spécialistes des télécommunications, cette réunion a produit plusieurs synthèses précieuses, sur l'histoire croisée des systèmes d'information, sur les paradoxes de la nouvelle économie qu'ils engendrent, sur les convergences industrielles en gestation, sur les déplacements théoriques et culturels à l'oeuvre, ainsi que sur la place de l'image dans une industrie de la séduction. Loin d'être un gadget, l'agrément d'un site paradisiaque autant que la longue durée du colloque ont permis un vrai approfondissement des rencontres, dans une ambiance conviviale propice à l'échange. Le Lhivic était représenté par Gaby David, qui a présenté ses travaux sur les films réalisés au camphone, Fatima Aziz, qui commence une thèse sur le rôle de l'image dans les réseaux sociaux, et moi-même. En attendant de lire sur ARHV les multiples retombées issues de cette réunion, on peut en apercevoir dès maintenant l'album sur Flickr (les participants titulaires d'un compte peuvent ajouter leurs photographies au groupe Porquerolles doctorales).

MàJ. Voir le compte rendu par Pierre-Antoine Chardel et Gaby David sur le site du programme.

Collecter, organiser, valoriser les archives de la recherche en SHS

Collecter, organiser, valoriser les archives de la recherche en sciences humaines et sociales: quelles collaborations mettre en œuvre? 18-19 septembre 2008 - Maison méditerranéenne des sciences de l’homme. Journées d’étude organisées en collaboration avec le programme ARSHS (archives de la recherche en sciences humaines et sociales) du réseau des maisons des sciences de l’homme.

Ethnologues, historiens, linguistes ou sociologues amassent au fil de leur carrière des matériaux utilisés dans leurs publications. Il arrive que ces documents deviennent des archives... Aujourd'hui, ils font l'objet d'un intérêt grandissant de la part des pouvoirs publics, des institutions patrimoniales et de la communauté scientifique, mais de nombreuses questions restent en suspens: auprès de qui un chercheur dépose-t-il ses archives? Peut-on et doit-on tout conserver? Comment et avec qui réaliser cette sauvegarde? Quelles sont les institutions qui sont missionées pour le faire? Comment être sûr que le contexte de la recherche soit préservé avec les matériaux? Dans quelles conditions et selon quelles règles ces données peuvent-elles constituer des ensembles disponibles pour de nouvelles études?

Imageson.org, 01/08/2008.
Lire la suite...

Ecole doctorale d’été "La société de l’information et de la connaissance"

image La société de l’information et de la connaissance. Histoire, enjeux et perspectives critiques
IIIème école doctorale d’été
École des hautes études en sciences sociales/Telecom & Management Sud Paris
8-12 septembre 2008

La IIIe école doctorale d’été organisée conjointement par la Division de l’informatique, des systèmes d’information et de la communication de l’École des hautes études en sciences sociales et Telecom & Management Sud Paris (ex-Institut national des télécommunications) se tiendra du 8 au 12 septembre 2008 sur l’île de Porquerolles.

Ce partenariat entre les deux institutions vise à favoriser le dialogue entre sciences humaines et sociales d’un côté et technologies de l’information et de la communication de l’autre.

De tels stages intensifs hors les murs entendent valoriser la spécificité de l’enseignement à l’EHESS en participant à la philosophie pédagogique de l’établissement: la promotion d’une formation personnalisée à la recherche qui met l’accent tant sur sa dimension pratique que théorique. Ces sessions de réflexion et de formation spécialisée sont destinées aux doctorants et post-doctorants des deux établissements, et peuvent éventuellement accueillir des étudiants en Master.

Lire la suite...

Colloque "Photographes/cinéastes, amateurs d'images"

Colloque international, 29-30 mai 2008, Tours, université François-Rabelais, site Tanneurs, amphi extension 2
UFR Lettres et Langues - Filière Arts du spectacle, équipe de recherches EA 2115 - Histoire des représentations
Conception et organisation du colloque: Clément Chéroux et Valérie Vignaux

La photographie et le cinéma amateurs sont dorénavant reconnus comme une part importante du patrimoine culturel du XXe siècle: des archives en France et à l'étranger collectent, conservent et valorisent ces images produites hors des circuits professionnels. Au cours de deux journées de colloque des chercheurs et des conservateurs montreront, à partir de leurs expériences respectives, comment ces images ou ces objets sont en train de modifier nos regards - valorisation de l'intime et du privé - mais aussi nos savoirs - représentations nouvelles des événements historiques et sociaux.

Jeudi 29 mai 2008. Voir le monde en images

Les images amateurs comme source d'histoire

  • 9h30 Ouverture: Valérie Vignaux (Université François-Rabelais de Tours), images amateurs et histoire du cinéma
  • 10h00 Ilsen About (Institut universitaire de Florence): images du monde ordinaire, la photographie amateur, une source pour l'histoire
  • 10h30 Pause
  • 11h00 Didier Mouchel (Pôle image de Haute Normandie): archéologie du photo reportage et histoire locale
  • 11h30 Christian Joschke (Université de Lyon 2): miniaturisation, démultiplication, appropriation - les amateurs et la culture artistique au tournant du siècle
  • 12h00-12h45 Discussion

Lire la suite...

Journée d'études "Trucs, trucages et effets spéciaux, de Méliès à Spielberg"

Cinémathèque française, lundi 2 juin 10h à 13h et de 14h30 à 18h, salle Henri Langlois, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.

Il s’agira d’esquisser une histoire des trucages cinématographiques, depuis la célèbre panne de caméra de Méliès jusqu’à nos jours. Plus encore, de mieux connaître, selon les termes mêmes du magicien de Montreuil, ce «métier qui consiste à réaliser tout, même ce qui semble impossible, et à donner l’apparence de la réalité aux rêves les plus chimériques, aux inventions les plus invraisemblables de l’imagination.» De facture artisanale au début du cinéma, les effets spéciaux deviennent bientôt une industrie, rouage essentiel de l’usine à spectacles. Les années 1930 constituent ainsi un premier âge d’or dans les studios hollywoodiens, puis les séries B, dans les années 1950, en reviennent à une inventivité bricolée. Des auteurs atypiques, d’Abel Gance à Stanley Kubrick (2001, l’Odyssée de l’espace), conjuguent génialement effets spéciaux et poésie. A partir de la fin des années 1970, on assiste à l’irrésistible (?) montée en puissance des effets visuels et de ses moyens, accompagnée par la création de sociétés indépendantes spécialisées. Mais dans quel monde cinématographique vit-on depuis La Guerre des étoile?

Programme

  • 10h. Introduction. Serge Toubiana et Laurent Mannoni
  • 10h15. Laurent Mannoni, "Les films à trucs, de Marey à Hulk en passant par Méliès..."

Laurent Mannoni est directeur scientifique du patrimoine à la Cinémathèque française. Il a réalisé plusieurs expositions sur Étienne-Jules Marey et Georges Méliès, ainsi que l'exposition permanente de la Cinémathèque. Il est l'auteur de nombreuses contributions sur les débuts du cinéma. En 2006, il a publié : Histoire de la Cinémathèque française (Gallimard). Il est le commissaire de l’exposition Méliès, magicien du cinéma.

Lire la suite...

Cycle de conférences "Lire et interpréter l'image photographique"

image Jeudi 29 mai à 19 h: Comment exposer la photographie?
Rencontre animée par André Gunthert, chercheur et maître de conférences à l’EHESS.
Intervenants: Quentin Bajac, directeur du département photographique du Musée National d’Art Moderne de Beaubourg. Virginie Chardin, commissaire d’expositions photographiques. Daniel Girardin, commissaire de l’exposition "Controverses" (musée de l’Elysée, Lausanne). Jean-Luc Monterosso, directeur de la Maison Européenne de la Photographie.

Samedi 31 mai à 15h: La photographie est- elle un bon témoin de l’histoire?
Rencontre animée par André Gunthert, chercheur et maître de conférences à l’EHESS.
Intervenants: Jean-Pierre Azéma, historien, spécialiste de la Seconde Guerre Mondiale, auteur de la préface du catalogue "Les Parisiens sous l’Occupation" (éd. Gallimard/ Paris Bibliothèques). Françoise Denoyelle, professeur d'histoire de la photographie à l’ENS Louis-Lumière. Pascal Ory, professeur d’histoire culturelle et d’histoire politique à l'université Paris 1.

Lire la suite...

"Mai 68, un événement politique", par Claude Lefort

Principaux extraits de l'introduction par Claude Lefort au colloque "Mai 68. Regards sur les sciences sociales" (EHESS, 7 mai 2008).

Colloque "Mai 68. Regards sur les sciences sociales"

image 7 mai 2008, EHESS.

L'événement de Mai 68 est intervenu dans un contexte d'affirmation des sciences sociales. Il a impliqué de nombreux chercheurs de ces disciplines, engagés dans le combat des luttes sociales, intellectuelles et politiques, au plan national comme international. Fort de ces constats, une série de questions s'offre aux chercheurs qui, quarante ans plus tard, souhaitent penser l'événement et en comprendre le sens. En quoi la pratique des sciences sociales a-t-elle agi dans l'engagement de ceux qui les constituaient à la même époque? Comment ces engagements, à rebours, modifièrent-ils les sciences sociales et leurs pratiques? En quoi les thématiques actuelles de recherche et les nouvelles problématiques contribuent-elles enfin à la connaissance de l'événement et des controverses que suscite son quarantième anniversaire? Des chercheurs de l’Ecole des hautes études en sciences sociales proposent quatre grandes tables rondes, introduites par une conférence de Claude Lefort, afin de relever le défi de ces questions qui intéressent la société, la politique aussi bien que les savoirs scientifiques.

Matinée: Amphithéâtre, 105 bd Raspail

Ouverture, par Danièle Hervieu-Léger, EHESS
Présentation, par Marc Abélès, EHESS

9h30 - Mai 68, un événement politique, par Claude Lefort, EHESS

Lire la suite...

Why Flickr is not Art

image Fraîche réception, lundi dernier, par les étudiants de l'école des beaux-arts de Lorient, de ma présentation consacrée à Flickr et YouTube. Appuyé sur le récent article du New York Times, qui concède pour la première fois le statut de production culturelle aux oeuvres en ligne, je me bornais pourtant à une introduction plutôt neutre, décrivant les systèmes d'appréciation comme un nouveau cadre pour l'expression créative. Peu intéressés par l'interestingness, les apprentis artistes n'étaient pas prêts à admettre qu'il y eut là matière à débat esthétique.

Y-a-t'il de l'art sur Flickr? Sur un total d'images qui flirte avec les deux milliards, il serait sans doute aussi imprudent de croire le contraire que de prétendre qu'il n'existe pas d'oeuvres d'art en peinture. Pourtant, face aux questions de l'assistance, il m'est apparu que mes moyens pour le démontrer ne pouvaient être que rhétoriques. Il ne m'était pas possible de répondre en montrant simplement une image, et en disant: voici. Cela non seulement parce qu'une oeuvre, sur cette plate-forme, ne se limite pas à ce qui est dans le cadre, mais comprend la totalité du réseau tissé par les multiples interactions, commentaires, favoris, etc., qui la constituent comme telle. Mais d'abord pour la raison que le seul véhicule de cette présentation aurait été l'écran d'ordinateur.

Un outil bien trop faible pour convaincre les sceptiques. A l'exception des plus aguerris des regardeurs (les critiques de demain, qui ont déjà produit seuls le travail qui permet cette distinction), nous ne sommes pas encore capables de voir de l'art lorsque celui-ci se manifeste sur un écran. Mis à part la frange spécifiquement identifiée comme expérimentation sur le médium lui-même, comme le net.art, un écran reste pour la plupart d'entre nous un support sur lequel nous pouvons apprécier une oeuvre déjà reconnue par l'institution – mais pas une production qui n'aurait bénéficié d'aucune validation par une instance légitime. A la différence de la cimaise, l'écran n'est pas une institution artistique. Aussi admettons-nous qu'internet puisse accueillir des oeuvres en devenir – mais seul leur adoubement par un critique, une galerie, un grand journal est pour l'instant susceptible de donner le coup de baguette magique qui transformera la citrouille en carosse.

Pour apprécier le travail créatif qui se produit aujourd'hui sur les plates-formes, nous usons d'une catégorie qu'utilisaient déjà au XIXe siècle les promoteurs de l'oeuvre photographique: celle de l'amateur. Cette catégorie refuge constitue un précieux espace d'acclimatation à l'art tel qu'il se fait, au moment où celui-ci est encore dépourvu des institutions qui permettraient au plus grand nombre de l'apercevoir. Un espace dont la liberté et la capacité d'invention tiennent à l'absence de revendication d'un statut. Soit l'inverse de la fonction d'une école des beaux-arts.

Conférence "Histoire du Technicolor trichrome de 1932 à nos jours"

Dans le cadre des conférences du Conservatoire des techniques cinématographiques, Jean-Pierre Verscheure, professeur à l’Institut National Supérieur des Arts du Spectacle (INSAS) de Bruxelles, présentera vendredi 4 avril une intervention intitulée "Histoire du Technicolor trichrome de 1932 à nos jours".

Vendredi 4 avril, 14h30, salle HL, Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris (plein tarif: 4 euros, tarif réduit: 3 euros).

Les prémices de l’histoire du Technicolor débutent en 1912 lorsque le Dr Herbert T. Kalmus et ses associés furent contactés afin de mettre au point un système permettant d’améliorer la projection cinématographique. Les recherches n’aboutirent pas, mais le Dr Kalmus avait découvert le monde du cinéma alors en plein essor et tentera dès lors d’introduire la couleur dans cet univers d’images en noir et blanc.

De nombreux problèmes techniques rendront les débuts difficiles. Le nom du procédé en sera dérivé puisqu’il est la contraction de « technique » et de « couleur ». La marque sera déposée dès 1915.

Lire la suite...

Conférence "La photographie numérique et la parenthèse du film"

André Gunthert présentera une conférence intitulée "La photographie numérique et la parenthèse du film", vendredi 4 avril à 18 h au Musée suisse de l'appareil photographique (entrée libre).

”Comment faire l'histoire de la photographie numérique? Comment la photo numérique nous apprend-elle à faire l'histoire? En manifestant, non pas la fin de la photo argentique, comme on l'a trop souvent dit, mais plus précisément la fin de la photographie sur support film, le numérique intervient dans l’histoire, et change notre perception. En faisant apparaître cette fin, la photo numérique révèle aussi l'énorme "trou" de l'histoire de la photographie du XXe siècle: l'absence d'une histoire du film.”

A l’aube de la refonte de son exposition permanente, le musée est confronté à une réalité: il faut désormais reconsidérer la place de la pellicule photographique dans l’histoire des techniques. Le projet d’un étage baptisé "le siècle du film" rencontre les préoccupations des historiens de la photographie.

Musée suisse de l'appareil photographique, Grande Place, Vevey, Switzerland, tél 021 925 21 40, www.cameramuseum.ch.
MàJ du 07/04/2008: Compte rendu de l'intervention sur Souris de compactus, album sur Flickr, extrait vidéo.

1 2 3 4 5 >