image Nommée en octobre 2008 présidente du "Comité de pilotage pour une stratégie nationale de la recherche et de l'innovation", Danièle Hervieu-Léger avait dû subir en direct la désastreuse intervention de Nicolas Sarkozy du 22 janvier. Celle qui était alors présidente de l'EHESS avait qualifié ce discours de «brutal et chargé de mépris». Pourtant, malgré l'interrogation de nombreux collègues, elle avait choisi de ne pas quitter le comité de pilotage, ne souhaitant pas mettre Valérie Pécresse en difficulté.

Avec la fin de son mandat à la direction de l'Ecole et l'élection de son successeur, François Weil, le 7 mars dernier, Danièle Hervieu-Léger a retrouvé sa liberté de chercheuse. Prenant acte de l'échec de la mission du comité, dont les travaux sont interrompus, elle a présenté sa démission de ses fonctions à la tête de cette instance. Un geste qui met fin à la fiction d'une définition d'une "stratégie nationale de la recherche et de l'innovation" par un gouvernement visiblement incapable d'en apprécier les enjeux.