Solution: on peut estimer que quelqu'un de particulièrement performant pourrait, en un an, vérifier ((35 x 47 x 60)/2) soit 49.350 sites. Il faudrait donc (150.000.000/49.350) soit 3039 personnes pendant un an. Faisons grâce des 39 car ce n’est pas notre genre de chipoter.

Un effectif minimal de 3000 personnes (dont beaucoup de polyglottes) est ainsi nécessaire pour établir cette liste en un an, ce qui fait beaucoup, ou 30 personnes pendant un siècle, ce qui fait un peu long, surtout vers la fin (pour paraphraser Woody Allen). Sans compter que ce travail est permanent, puisqu’il paraît que des sites naissent tous les jours (solution: interdire la création de nouveaux sites, il y en a bien assez comme ça).

Cette suggestion de liste blanche a-t-elle été proférée sérieusement par Christine Albanel? Si oui, il y a trois hypothèses.

Soit Christine Albanel ne sait pas de quoi elle parle. Ecartons cette idée: si la ministre de la Culture parlait de ce qu’elle ne connaît pas, ça se saurait… Soit il s’agit d’une volonté de censurer Internet, au moins dans les lieux publics en attendant mieux. Mais ce n’est pas possible non plus, si le gouvernement rêvait de museler Internet, ça se saurait aussi…

Soit on est en face d’un élément nouveau du plan de relance: le ministère de la Culture embauche, avis aux amateurs! C’est probablement l’explication. Une question en passant: Actualité de la recherche en histoire visuelle est-il un site «utile» selon les critères du ministère de la Culture? Quand on pense que l’on peut y accéder à partir des Wifi publics, franchement, ça fait peur.