Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Rencontre avec Daniel Cohn-Bendit à l'EHESS

image "Changeons le programme" a proposé le 27 février le débat: "Quelle politique européenne de la recherche et de l'enseignement supérieur?" (EHESS, 105, Bd Raspail, amphithéâtre, modération: Cyril Lemieux). Daniel Cohn-Bendit, député européen a répondu aux interventions de Sylvain Piron (EHESS), Laurence Giavarini (SLU) et Michel Saint-Jean (SLR) en présentant diverses réflexions sur la politique européenne de la recherche (album).

Avec la participation de:

Christine Albanel lutte pour l'emploi

On sait Christine Albanel très impliquée dans la lutte contre le piratage, au point que certains se posent la question de son indépendance. On a beau être habitué à tout, sa dernière proposition, limiter les points Wifi publics à une liste blanche de sites autorisés arrive à nous surprendre.

Il y aurait plus de 150.000.000 de sites internet dans le monde selon les évaluations les plus fiables. En tout cas, il y en a beaucoup, ce dont la ministre de la Culture se doit d’être consciente.

Petit problème: sachant qu’il faut environ deux minutes à un être normalement constitué pour comprendre si un site permet ou non le téléchargement (et, pendant qu’on y est, contient ou non des images pédophiles, révèle ou non la manière de fabriquer une bombe nucléaire dans sa cuisine ou bien, plus grave encore, se montre désagréable ou non avec Frédéric Lefèbvre), prenant en compte le temps nécessaire pour trouver les sites internet à évaluer (il n’existe pas d’annuaire exhaustif de l’internet, mais c’est probablement le prochain chantier du ministère de la Culture); combien faut-il de temps pour constituer cette «liste blanche», en prenant des semaines de travail de 35 heures (on ne compliquera pas avec des heures supplémentaires) et cinq semaines de congés payés?

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Peinture interdite

L'autre semaine, petit séjour à Londres en famille. Au programme: British Museum, Science Museum, National Gallery... Tous gratuits, vive le libéralisme anglo-saxon! Bémol: si la photo est autorisée dans les musées de science ou d'archéologie, elle est rigoureusement proscrite à la galerie nationale de peinture. Raisonnement probable du musée: la quasi totalité des oeuvres exposées étant tombée dans le domaine public, la photographie familiale serait susceptible de produire une concurrence déloyale à la vente de cartes postales, catalogues et autres diaporamas stéréoscopiques.

On est affligé qu'une si grande générosité soit entachée par un si petit calcul. Car en vertu de l'interdit, le seul endroit qui ne figure pas dans mon album londonien, le seul moment à jamais exclu de l'histoire visuelle familiale est la National Gallery.

Certes, dira-t-on, l'histoire de l'art fait de la mémoire son appui et son guide. On peut s'en contenter. Mais il ne faudra pas venir pleurer en constatant que l'empreinte des beaux-arts n'est plus aussi présente qu'autrefois et que la culture des humanités, aux yeux de nos mômes, a du mal a soutenir la comparaison avec celle des sciences et techniques, si ouverte et si captivante.

On ne remplace pas les photos qu'on n'a pas faites en collant des cartes postales dans l'album. Il me navre de n'avoir pu photographier mes fils en grande conversation devant un tableau de Salvator Rosa. Car cet événement n'appartient pas au musée, mais à mon histoire familiale.

Les photos sont la trace de l'appropriation des lieux et des choses qui fonde l'expérience du tourisme. Et leur éditorialisation n'est rien d'autre que la construction d'une histoire. Ainsi, ce ne sont pas juste quelques images qui manquent dans l'album. Comme la trace manquante d'un site militaire sur une photographie aérienne, l'absence de ces photos est la marque indélébile d'une privation d'histoire. C'est un acte violent, pour des raisons misérables.

Responsables des musées de peinture, oubliez vos tracas comptables. Le tort que vous faites en interdisant la photo est bien plus grand que ce que vous croyez. Laissez la photo entrer dans vos musées. Elle ne vous volera pas vos tableaux. Elle les fera exister au sein de l'histoire des familles, où ils seront à égalité avec tous nos souvenirs.

"En matière de photographie, nous sommes entrés dans l'ère du soupçon"

image Rencontre avec André Gunthert, chercheur en histoire visuelle contemporaine et maître de conférences à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), à l'occasion de la présentation de l'exposition "Controverses". Propos recueillis par Sylvie Lisiecki, Chroniques de la Bibliothèque nationale de France, n° 48, mars-avril 2009, p. 7.

  • Qu’est ce qui vous a particulièrement intéressé dans cette exposition?
  • "Controverses" illustre parfaitement l’évolution de notre façon de voir les images. Les usages qui sont faits de l’image médiatique et les transformations des techniques d’enregistrement ont modifié au cours des quinze dernières années la perception des images par le grand public. On a vu se manifester un soupçon qui venait contredire la vieille tradition de la vérité photographique, laquelle depuis le 19ème siècle avait établi la validité et l’objectivité du document photographique. Elle permettait en particulier à la presse d’établir la vérité d’un fait par la photographie. Ici, celle-ci n’est pas mobilisée pour ce qu’elle montre mais pour ce qu’elle raconte. Ce n’est plus la question de la vérité qui est posée. Le visiteur regarde l’image comme le sujet d’une controverse et comme le support d’un récit. Par rapport à la vision un peu naïve de la photographie comme d’un médium qui vise à dévoiler le réel, à le documenter, on perçoit ici combien la photographie participe de ce qu’elle représente: elle n’est pas seulement un miroir du monde mais aussi un acteur des débats et des désordres du monde. Elle se constitue comme un laboratoire actif de la controverse, un lieu par lequel la discussion se produit et donne l’occasion à certaines questions de se poser, y compris des questions de société graves et pressantes comme celles qui se posent autour de la pédophilie, de la politique, des faits-divers…

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L'exposition en ligne: exhibition ou iconoclasme?

image Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France, disait le bon Sully. Quatre cents ans plus tard, si l'on s'enquiert de savoir quels sont les appas d'internet, on n'entendra qu'un cri: narcissisme et exhibition. L'amour de soi et le désir de se montrer. C'est curieux comme chaque fois que je tombe sur cette paire, je pense à Baudelaire: celui du "public moderne et la photographie", où le poète dénie à la populace tout droit à se voir représenter à sa ressemblance[1]. Le portrait, oui da, pour les princes ou les héros – mais pour les «drôles et les drôlesses», fi donc, quelle faute de goût!

Sournois mélange de racisme de classe et de souvenirs du catéchisme (qui enseigne que la modestie est la qualité qui sied aux âmes simples), l'a-priori qui gouverne l'accusation d'exhibitionnisme est qu'il n'y a aucune raison de s'intéresser au sort des humbles, qui feraient mieux de rester à leur place. Les mêmes psychologues improvisés ne songeraient pas à chercher des poux dans la tête à Michel Houellebecq ou Bernard-Henri Levy, lorsque ces auteurs se livrent en public à un tendre numéro d'effeuillage en duo. — Ah mais! Ils sont célèbres, c'est donc bien normal de s'intéresser à eux, comme à Loana ou à Carla. Les people sont riches et beaux, ils ont le droit d'étaler leurs abdos en première page des journaux. Quel présentateur télévisé, quel intellectuel radiophonique irait reprocher à ces gens-là de s'aimer outre mesure ou de désirer se montrer?

Comme autrefois la photographie, internet est le média des petits et des sans-grade, qui permet à ceux qui n'y ont pas droit d'accéder à une notoriété par définition usurpée. La cause est entendue – et la démonstration d'une parfaite circularité. Les délaissés des lieux d'exposition légitimes voudraient-ils attirer l'attention sur eux? C'est donc qu'ils pêchent par orgueil ou sont atteints de névrose obsessionnelle.

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Le web change le droit. La preuve par Facebook

Comme les années 1960 ont eu les soucoupes volantes, on se souviendra des années 2000 par la peur de Facebook. Cet ogre moderne ne se nourrit pas de la crainte d'être mangé tout cru, mais du cauchemar d'être dépossédé de ce nouveau bien aussi précieux que fragile: notre identité numérique. A partir d'un billet paru le 15 février sur The Consumerist, relayé en France par le site Ecrans, le soupçon a couru la blogosphère comme un feu de brousse: Facebook aurait modifié subrepticement ses conditions générales d'utilisation de façon à s'arroger "tous les droits, pour toujours" sur les contenus mis en ligne sur le réseau social.

Et les journalistes de conseiller de quitter aussitôt la plate-forme, suscitant une vague de résiliations de la part de geeks crédules, pestant et sacrant qu'on ne les y reprendrait plus. Du calme, camarades! Face au danger, rappelons un principe simple, que tout usager des multiples conventions auxquelles nous expose le commerce contemporain devrait écrire en lettres de feu au-dessus des toilettes: la loi prévaut sur le contrat. Nous signons tous les jours des contrats rédigés en dépit du bon sens, par des prestataires soucieux de protéger leurs arrières. Mais ces textes n'ont de valeur que dans la mesure où ils sont conformes à la loi. Dans le cas contraire, ces accords ne sont que des chiffons de papier, que le premier tribunal venu aura tôt fait de désavouer.

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Test comparatif express: Slate.fr vs Rezo.net

image Slate.fr est arrivé. Le nouveau média en ligne (dites "pure player", c'est plus chic), compte parmi son quintette directorial Jean-Marie Colombani, ancien patron du Monde, Jacques Attali, conseiller de Mitterrand et de Sarkozy, Eric Le Boucher, libérateur de la croissance française et mon pote Johan Hufnagel, ancien de Libé, viré de 20minutes.fr, l'un des meilleurs connaisseurs du web côté rémouleurs d'infos.

Mon autre copain Narvic est tout émoustillé par cette aventure. Comme quelques amis journalistes, ce que je comprends. Narvic nous le décrit tant et plus: leur horizon est bien sombre, un petit nouveau dans le bac à sable, qui sait, ça pourrait changer le jeu. Mais moi qui ne suis pas journaliste, je vois que cette naissance intéresse surtout les journalistes. Pour les autres, on va faire comme d'habitude sur le web: on va prendre son temps pour lire, se faire son idée, juger tranquillement.

En attendant, une première impression vite fait? A la une, un article traduit de Slate.com, "Pourquoi Billy Joel est-t-il si nul?" Un éloge du jogging astucieusement décalé par Blandine Grosjean: "Peut-on faire du jogging sans être sarkozyste?" En invité surprise, la "chronique inaugurale" de François Hollande, qui recommande "Que le PS soit «simplement lui-même»". Et on retrouve Bandine Grosjean, décidément en verve, qui nous explique avec Benoît Helme que "Les journalistes hommes ne séduisent pas les femmes politiques", illustré avec une jolie photo de Rama Yade.

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Universités: y a-t-il un pilote dans l'avion?

L'arrogance de ces gens les perdra. Effrayé par l'inexorable montée de la mobilisation universitaire, qu'il a lui-même contribué à alimenter, Nicolas Sarkozy s'est résolu hier à prendre la décision de retirer le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs. Manque de chance – ou de pratique – il l'a fait si discrètement que personne ne s'en est aperçu. Il faut dire que la formule du chef de l'Etat était des plus sybillines, demandant «que soient rapidement explorées de nouvelles pistes pour l’évaluation des enseignants-chercheurs et l’organisation de leurs services.» Devant l'absence de réaction de la presse, les services de l'Elysée ont remis ce matin les points sur les i: oui, il fallait bien comprendre que le projet actuel était abandonné. Résultat, ce soir, un article du Monde.fr intitulé "l'Elysée annonce de nouvelles pistes" n'y voit qu'un «nouveau coup de canif» dans le projet de réforme. Seul France-Info a titré: "Nicolas Sarkozy retire le décret Pécresse" (merci à Libertaire pour son signalement).

Après la promesse d'une médiation éphémère, il est douteux que les universitaires accueillent avec reconnaissance ce nouveau cafouillage. Villepin avait été plus courageux – et plus efficace – en annonçant lui-même le retrait du CPE et en y mettant les formes nécessaires à une sortie de crise. Nicolas Sarkozy, qui ne semble pas avoir pris la mesure de la colère du monde de l'éducation, ne s'en tirera pas à si bon compte. «C’est pathétique ce manque de savoir faire!» aurait déclaré le président à propos de Valérie Pécresse, selon le Canard Enchaîné. Cet homme est décidément charmant. Et l'expression tout à fait appropriée. La ministre pourra bientôt lui retourner le compliment, quand on constatera dans les jours qui viennent l'insuffisance de ce retrait sur la pointe des pieds.

Pour sauver l'université, il suffit d'un blog

image La mobilisation universitaire donne l'occasion de le mesurer tous les jours: dans la France sarkozyienne, la vie intellectuelle est mal-aimée. Dégradation de l'image des élites, réflexes poujadistes et utilitarisme néolibéral sont autant d'ingrédients qui alimentent un anti-intellectualisme très en vogue, jusqu'au sommet de l'Etat. Dans ce désamour, les médias jouent un rôle non négligeable. Alors que la presse internationale se fait volontiers l'écho des principaux travaux et rencontres universitaires, les journalistes français témoignent à l'endroit de la production scientifique d'une paresse coupable. Oblitérée par quelques figures médiatiques qui n'ont aucun lien avec la recherche, la vie intellectuelle semble se résumer au commentaire salonnard de l'actualité.

Dès lors, comment s'étonner de la réception par les médias du mouvement qui anime les facs? Encore moins connu que le monde des cheminots, celui des universitaires s'est d'abord attiré des commentaires aussi désobligeants qu'imbéciles. Depuis quelques jours, l'ampleur de la mobilisation et la circulation d'informations contredisant la propagande ministérielle contribuent à modifier ce portrait à charge. Un organe aura joué un rôle décisif pour transmettre cette interprétation plus favorable: le blog de Sylvestre Huet, journaliste à Libération, {Sciences2}.

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Recherche US: "Une crise de confiance"

En matière de recherche, gouvernement, médias et universitaires ont les yeux fixés sur le modèle américain. Mais au-delà du fantasme, quelle est la réalité actuelle du paysage scientifique outre-Atlantique? Un récent éditorial de la célèbre revue Nature (#457, 05/02/2009) fait le point sur une situation contrastée, où l'on voit que des causes opposées peuvent produire des conséquences semblables. J'emprunte au blog de Pablo Achard, Mon labo année zéro, la traduction française suivante, merci à lui.


Une crise de confiance

Résumé: Avec un surplus de diplômés pour les financements disponibles, aux États-Unis, la carrière scientifique est en train de perdre de son lustre et de son attractivité. Le pays a besoin de faire le point et de planifier le futur avec grand soin.

Jill Rafael-Fortney et Darcy Kelley, les deux scientifiques présentés dans ce numéro (voir p. 650), ont tous les deux du mal à faire vivre leurs laboratoires dans une période financière extrêmement difficile. Ils sont aussi deux visages d'une crise des carrières de plus en plus désespérée et qui frappe les jeunes chercheurs à travers les États-Unis alors qu’un trop grand nombre de scientifiques court après des offres d'emplois et des sources de financement en trop petites quantités. Les leaders de la science et de leurs alliés au Congrès feraient bien de garder ces visages à l'esprit lorsqu’ils planifient l'avenir du paysage scientifique américain.

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Isabelle Bruno: "Evaluer, c'est la santé!"

image Dans le cadre de l'opération "Changeons le programme", Isabelle Bruno, maître de conférences en science politique à l'université Lille 2, est intervenue jeudi 5 février à l'INHA.

Analysant l'application des modèles du management à l'espace européen de la recherche, Isabelle Bruno montre comment le benchmarking (évaluation), devient une technique de gouvernement aussi puissante qu'anti-démocratique. Une contribution lumineuse pour décrypter les discours technocratiques et comprendre les soubassements des politiques ministérielles.

"Je ne veux pas du grand soir. Je veux des petits matins"

image Quitterie Delmas annonce qu'elle quitte le Modem. Pour l'expliquer, elle écrit un des textes les plus significatifs sur le rapport de sa génération au politique.

Quitterie Delmas sait de quoi elle parle. Son choix n'est pas une réaction naïve, mais un geste d'insider, longuement mûri, face aux impasses de la politique professionnelle. Son refus suscitera beaucoup d'incompréhension parmi ceux qui ont choisi l'appareil. Rien d'étonnant. Mais c'est elle qui a raison: on ne changera pas les partis de l'intérieur.

Alors quoi? Tarnac? Je trouve pour ma part parfaitement respectables les choix qui relèvent du retrait, construits par la réflexion et soucieux d'une vraie sociabilité. Il est temps de réfléchir au signe qu'ils nous envoient sur la catastrophe qu'a engendré un demi-siècle de professionnalisation de l'activité politique.

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Pourquoi une grève?

Cette semaine l’assemblée générale de ma faculté, l’UFR de sciences économiques, de gestion de mathématiques et d’informatique, a voté à l’unanimité une motion contre le projet de décret Pécresse. Pourquoi?

Il n’est pas de mon rôle de dire pourquoi chacun est venu, pourquoi chacun a voté. Je peux au moins dire pourquoi je m’y associe. J’ai 45 ans, suis professeur d’université, je suis universitaire. Je fais un métier qui pour beaucoup se limite à enseigner quelques heures par semaine. Sa réalité est la suivante.

J’ai participé cette année à une douzaine de soutenances de thèse, j’aurai présenté au doctorat deux de mes étudiants avec lesquels je partage depuis plusieurs années tous les affres de la recherche - identifier un problème, le formuler théoriquement et trouver le terrain juste qui permette d’en démontrer les propositions, mes collègues m’ont confié la tâche d’évaluer une vingtaine d’articles, je participe à deux ou trois ateliers doctoraux, j’ai donné une dizaine de conférences auprès de publics d’entreprise, fait signer un accord en Indonésie, participé à trois où quatre conférences internationales. Dans les avions je lis les articles que je n’ai pas encore lu, je ne compte plus les réunions avec des partenaires possibles pour lancer de nouveaux terrains d’enquêtes, conseiller des actions, j’ai lancé un programme de Master, dont j’assure en grande partie le secrétariat - dans nos universités les secrétaires sont rares! Je ne compte pas les jurys de soutenance de mémoire où l’on s’assure que les maîtres de stage soient présents pour assurer de l’emploi à nos étudiants, par ailleurs depuis peu j’ai accepté d’être l’adjoint du doyen de ma faculté pour stimuler les échanges internationaux, des programmes Erasmus et d’autres encore, un double diplôme avec une université allemande, celle de Mayence, un programme de développement d’un cours à distance avec l’université d’Essex, celle de Budapest une autre à Wismar, accessoirement je participe à un groupe de travail sur la communication de l’UFR. Quoi d’autre? Maintenir des cours sur mon blog, les donner en réalité bien au-delà de la charge prescrite (j’assure environ 350 heures d’enseignement quand la charge prescrite est de 128H), assumer la correction des examens, recevoir les étudiants, et écrire, quand même, encore. J’aurais eu le plaisir avec un excellent collègue d’être un des rares français publiés dans une revue américaine de premier rang dans ma spécialité.

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Arrêt sur images: un site fermé très ouvert

Est-il possible de suivre Arrêt sur images sans être abonné au site? Telle était l'expérience que je proposais à l'issue d'un récent billet: "Faut-il se réabonner à Arrêt sur images?". L'actualité vient de me permettre de vérifier cette hypothèse.

Informé par la lecture de la page d'accueil du site de l'émission consacrée à Pierre Péan, j'apprends par une brève en forme de teasing que l'auteur du Monde selon K a quitté le plateau d'@si en cours d'émisssion, écoeuré par les accusations d'antisémitisme de l'animateur.

Je découvre ensuite, par le biais d'un rétrolien vers ARHV, le forum (accessible sans abonnement) où un torrent de messages indignés accueille l'exégèse schneidermanienne du terme "cosmopolite" et autres gracieusetés qui reprennent fidèlement la ligne de défense de Kouchner à l'Assemblée nationale.

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Marcel Gauchet: "En état de légitime défense..."

image Dans le cadre de l'opération "Changeons le programme", Marcel Gauchet a prononcé aujourd'hui à l'EHESS un réquisitoire argumenté contre le programme de réforme gouvernemental des universités. Le philosophe montre comment ces projets, loin de corriger les erreurs du système, conduiront inéluctablement à les aggraver. Un podcast à écouter en ligne sur le site Slru-Ehess.

Réf.: Séminaire de Marcel Gauchet, "La redéfinition du savoir sous le néo-libéralisme", amphithéâtre, 105, bd Raspail, 4 février 2009 (extraits, 67 min.), www.slru.ehess.org....

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