Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Il y a une vie après le séminaire

image La science n'est pas toujours morose. Après le séminaire, on se retrouve Aux bons crus, pour refaire le match autour d'un muscat sec (j'espère que le patron aura l'amabilité de nous offrir une tournée générale pour cette publicité gracieuse). Hier soir, tout y est passé: de Marin à Simondon, Facebook et poke, et bien sûr Laure et Carla. Ce conciliabule d'anthologie méritait bien quelques photos souvenirs.

Faute de disposer d'une connexion pendant la période des vacances, je me vois dans l'obligation de suspendre l'alimentation de ce blog jusqu'au début de l'année prochaine (commentaires validés jusqu'à ce soir, après il faudra attendre). En souhaitant de très bonnes fêtes à mes lecteurs, un père Noël généreux et un repos réparateur. Rendez-vous en 2008 pour des billets encore plus éblouissants, des analyses encore plus fines, des images encore plus belles (et maintenant, arrêter le muscat).

Crions au people

Résumons: Sarkozy a décidé de se promener au bras d'un top-model devant les photographes à Mickeyville pour faire oublier le désastreux accueil de Khadafi. Un “conte de Noël” fabriqué avec art, estime Christian Salmon, spécialiste du storytelling.

Il est curieux de voir à quel point les médias tiennent à être manipulés, et s'acharnent à dépeindre le nouveau maître en Machiavel des médias (“Plus que tout autre homme politique avant lui, Nicolas Sarkozy a compris comment fonctionne le monde médiatique. Il sait l'utiliser à merveille, il en maîtrise toutes les ficelles, tous les automatismes”, Le Parisien, 18/12/2007).

Curieux, parce que ça ne cadre pas. Comme le souligne Arrêt sur images, qui a fait les comptes, la moisson de photos attendue après ce traquenard s'avère étonnament maigre: une dans Point de Vue, une dans Match, la même dans VSD. La relecture de la version de rue89 montre que toute l'affaire se résume à un deal entre Christophe Barbier de L'Express et Colombe Pringle de Point de Vue. Un coup, certes, mais pas de qui l'on croit. Interviewé par Le Parisien, l'un des sept paparazzi présents sur les lieux avoue avoir suivi en moto le cortège présidentiel jusqu'à Disneyland. On est loin du shooting prémédité par l'Elysée – ou alors, ils font sacrément mal leur boulot. Si on avait vraiment voulu nous montrer quelque chose, le résultat serait en-dessous de tout.

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Speaking of pictures. Le baiser de l'hôtel de ville

Quelle différence y a-t-il entre une mise en scène publicitaire et une photographie de reportage? L'exemple célèbre du "Baiser de l'hôtel de ville" nous montre que la distance a pu être moins grande que ce qu'on imagine communément. Robert Doisneau (1912-1994) est en 1950 un photographe confirmé, membre de l'agence Rapho, dont les activités vont des portraits de vedettes de cinéma aux vues de la banlieue parisienne en passant par les reportages industriels. Un vaste éventail auquel Doisneau imprime sa marque de fabrique: le sceau de la "photographie humaniste", une esthétique où prime la dimension humaine. C'est en toute connaissance de cause que le magazine américain Life lui passe commande d'une série de photographies destinées à former la partie visuelle d'un reportage.

La charmante impudeur des jeunes couples parisiens qui s'embrassent dans la rue forme un sujet folklorique et pittoresque. Tout est inventé dans cette double page: des photographies, faux instantanés composés à dessein, aux légendes, qui donnent prétendument la parole au photographe (“My camera exposure was five seconds. The kiss took somewhat longer”; le temps d'exposition de l'appareil était de cinq secondes. Le baiser aura duré un peu plus longtemps). Pourtant, à l'évidence, la rédaction n'y a pas vu malice. Pour le grand magazine illustré, il s'agit d'un traitement éditorial ordinaire. La réalisation d'un véritable reportage sur un thème aussi léger aurait demandé un temps disproportionné et soulevé d'insurmontables problèmes de droit à l'image. Doisneau sait que Life refuserait de vrais instantanés, dont la publication risquerait d'avoir des suites juridiques. Il met donc à profit sa maîtrise des images sur le vif pour en recréer fidèlement les conditions et l'aspect, avec ses flous de mouvement et ses détails inattendus.

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Et le jeu vidéo créa la femme. Lara Croft, une héroïne postmoderne

Lara Croft est l’une des premières héroïnes de pixel dans l’histoire des jeux vidéo à présenter une personnalité complexe et indépendante. Conçu en 1996 par le studio de création britannique Core Design, filiale d’Eidos Interactive, le jeu vidéo Tomb Raider met en scène une jeune femme archéologue: aventurière, sportive et sexy, et représente l’un des premiers jeux vidéo à montrer une héroïne féminine. Fruit du remarquable travail graphique du designer Toby Gard cette "Indiana Jones" en version féminine à la personnalité libérée, est née de l’imaginaire d’un homme.

Par Margherita Balzerani, Agence française pour le jeu vidéo Edit n° 7, 08/12/2007.
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The Tourist Guy

Peu de jours après le crash du 11 septembre 2001, cette photo a énormément circulé sur internet et a été vue par des millions de personnes. On y voyait un touriste innocemment photographié sur une terrasse du World Trade Center alors qu'un avion allait percuter la tour dans la seconde suivante. L'appareil photo contenant le cliché aurait été retrouvé dans les décombres... Il s'agissait d'un faux. Mais point de démarche artistique, éducative ou sociale dans cette photo. Juste un peu d'humour noir.

Par Béat Brüsch, Mots d'images, 16/12/2007.
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Refermer la Boîte à images

Mauvaise nouvelle ce matin: après une longue chronologie des 15 décembre, de 1805 à nos jours, un dernier billet de la Boîte à images annonce la fermeture du plus célèbre des blogs visuels. Ka et moi n'avons pas tout à fait la même approche ni les mêmes curiosités. Mais pour un amateur d'images, ses promenades érudites appuyées sur de longues piles d'illustrations étaient un rendez-vous à ne pas manquer. Qui d'autre que lui, sur le web, était capable d'associer Jean Reno dans Les Visiteurs et un portrait par Jan Van Eyck? De revisiter Vermeer aussi bien que Magritte, Majorelle ou Rodtchenko, de révéler les origines des Gitanes, de Mandrake ou du père Noël, de nous raconter La chute d'Icare ou les reflets dans un miroir? En trois ans, près de 600 billets et 7000 images publiées, c'est un panorama immense qui a été parcouru. Un cours du soir à ciel ouvert, pour tous les amoureux de l'image. Suivi par une troupe de commentateurs fidèles, qui venaient discuter les interpétations, apprécier les mises en rapport, échanger des liens.

A un moment où il est beaucoup question de refonder les médias en ligne à coups d'abonnements, de publicité et d'ouverture du capital, il faut souligner que le partage de cet exercice nous était offert gratuitement. Un bon blog est une chose rare. Sa fréquentation répétée peut engourdir la reconnaissance de la faveur qui nous est faite. La clôture de la Boîte à images, fut-elle provisoire, vient nous rappeler le caractère fragile de cet effort. Au début de l'année, Ka avait tenté de stabiliser cette activité en demandant le versement d'un euro à ses lecteurs. Les résultats de cette proposition n'avaient pas dépassé un niveau symbolique. Qu'à cela ne tienne. Avant même de regretter la fermeture de la Boîte – et en espérant un possible retour –, il faut d'abord remercier Alain Korkos pour cette contribution sans équivalent, dont nous avons été nombreux à profiter.

Soutenons les médias alternatifs avec Ségolène

image Toutes les initiatives audacieuses qui tentent de changer la situation de la concentration de la presse méritent d’être soutenues, au nom de la liberté de l'information et du pluralisme.

Ecrit Ségolène Royal, en suggérant de souscrire dès maintenant un abonnement de 9 € par mois (108 €/an) au projet de média en ligne MediaPart. Comme Versac et Nicolas Voisin, j'aime bien Benoît Thieulin – mais révolutionner le journalisme avec Edwy Plenel, ça ressemble quand même beaucoup à une bonne blague. Alors, parce que moi aussi je pense qu'il faut soutenir “les initiatives audacieuses qui tentent de changer la situation de la concentration de la presse”, j'ai un conseil à donner à Ségolène Royal. Poster sans attendre une missive sur les réseaux Désirs d'avenir en faveur de l'excellent portail Rezo.net (désormais doté de flux RSS). Un média qui, par un travail de fourmi, révolutionne quotidiennement le paysage de l'information. Un média “financièrement indépendant et exigeant éditorialement, (qui) cherche à inventer une réponse ambitieuse aux trois crises – démocratique, économique, morale – qui fragilisent l'information en France”. Sans tambours ni trompettes, ni papier de lancement dans le Monde. A gauche. Et pour pas un sou.

Tristesse du readymade

Les pratiques de citation et de détournement de Richard Prince ont suscité de nombreux débats depuis 1977. Intitulé "If the copy is an artwork, then what's the original?" (si la copie est une oeuvre d'art, alors qu'est l'original?), un article récent publié par le Herald Tribune a relancé la discussion. De la pire manière. “Que pensent les auteurs des images originales des photographies de leurs photographies, magnifiées en oeuvres d'art, mais sans que leur nom apparaisse nulle part?”, s'interroge le quotidien, en suivant les pas de Jim Krantz visitant la rétrospective actuellement proposée par le Guggenheim de New York. Photographe ayant produit des publicités pour Marlboro, Krantz est l'un de ceux dont les images ont été reprises par Prince. Les prix récemment atteints par les oeuvres du plasticien ("Untitled (Cowboy)" avait été la première photographie a dépasser le million de dollars en vente aux enchères en 2005) ont jeté de l'huile sur le feu – mais pas autant que la crise de l'édition musicale face au téléchargement, qui encourage une vision restrictive et policière de la création artistique.

L'article du Herald Tribune met en scène avec talent la souffrance d'un auteur spolié, qui réclame “reconnaissance et compréhension”. Comment ne pas s'émouvoir au récit de la tristesse du modeste artisan, qui se clot sur ces mots: “Ce n'est pas courant de voir un artiste qui n'est pas le créateur de sa propre oeuvre, et je ne comprends pas la frénésie tout autour. (...) Si je recopiais Moby Dick, est-ce que ça deviendrait mon oeuvre? Je ne sais pas. Mais je ne le pense pas.”

Pourtant, qu'aurait-on dit d'un article relatant la souffrance de Louis Duval, obscur concepteur chez Jacob Delafon d'un modèle d'urinoir, injustement dépossédé par Duchamp de son droit à la propriété intellectuelle et à la reconnaissance devant l'histoire? Quelle différence, à dire vrai, entre cet objet industriel devenu le paradigme de l'art du XXe siècle et une commande publicitaire dûment rémunérée, transformée par Prince en oeuvre?

Dans un débat rapidement devenu nauséabond, il faut saluer le courage d'un Thomas Hawk, photographe qui ose prendre la défense du plasticien sur son blog: “Je pense vraiment que le monde est meilleur avec Richard Prince et son merveilleux travail plutôt que si nous en étions privés.” Et Hawk d'inviter quiconque à faire usage de ses photographies dans un cadre créatif: “Si quelqu'un veut utiliser mes photos comme une partie de son propre processus créatif, qu'il le fasse.” Un point de vue libertaire et généreux devenu rare en matière artistique.

Une nouvelle taxe sur l'audiovisuel en ligne ?

Un amendement au projet de loi de finances rectificative a été voté à l'assemblée nationale. Il prévoit, sans qu'aucune concertation n'ait eu lieu, une nouvelle taxe, sur les recettes publicitaires de "tout site internet" qui diffuse des créations cinématographiques ou audiovisuelles: Art. 302 bis KF. – I. – 1. Il est institué une taxe assise sur le montant hors taxe sur la valeur ajoutée des sommes versées par les annonceurs et les parrains, pour la diffusion de leurs messages publicitaires et de parrainage, aux redevables mentionnés au 2 ou aux régisseurs de messages publicitaires et de parrainage. Ces sommes font l’objet d’un abattement forfaitaire de 4 %.

Par Versac, 12/12/2007.
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Visitez la France et ses musées

On ne dira pas le contraire: ce blog n'abuse pas des éditos politiques. Mes lecteurs m'autoriseront-ils à en glisser un sous le tapis, à l'occasion de la visite officielle de Mouammar Khadafi? On va faire comme si. Parce qu'il n'est pas si courant que j'exprime mon accord plein et entier avec le régime.

De une, avec les récriminations de Rama Yade qui – après celles de Fadela Amara – confirment la valeur qu'il faut accorder à la soi-disant "ouverture". Un ministre du gouvernement Sarkozy peut avoir la sensibilité qu'il souhaite et en témoigner librement. Pour ce que ça change.

De deux, avec la phrase de bienvenue du président: “Si nous n'accueillions pas les pays qui prennent le chemin de la respectabilité, que devrions-nous dire à ceux qui prennent le chemin inverse?” Qui traduit bien l'idée selon laquelle le problème n'est pas tant de savoir si la Libye est devenue une grande démocratie – mais de comprendre que c'est la France qui a fait la moitié du chemin vers la monocratie.

Visitez la France et ses musées. Après celui de la liberté de la presse, on ouvrira bientôt celui des droits de l'homme (en attendant le musée de l'université).

Nonfiction: (ne pas) comprendre Facebook et l'internet social

Le site nonfiction.fr, je l'avoue, me laisse perplexe. J'aurais pourtant dû me réjouir de voir un nouvel organe, accessible gratuitement, plutôt orienté à gauche, se consacrer au compte rendu des essais et de la production intellectuelle. Mais le blogueur est soupçonneux de nature. Un plan média à la grosse caisse, marqué par quelques parutions d'articles sur vrai papier avant même l'ouverture du site, ça ne fleure pas vraiment le web 2.0 ni le garage band. Alors évidemment, quand à l'occasion du lancement, le blogueur découvre en page de garde le portrait du pape des magazines, BHL himself – mais pas le moindre fil RSS (installés depuis) et une interaction restreinte, il se dit qu'on essaye de lui vendre du jarret au prix du filet, et de faire passer une resucée du Nouvel Obs pour un portail.

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La nature de l'histoire selon l'histoire naturelle

image Mes collègues historiens, lorsqu'ils discutent théorie de l'histoire, citent volontiers Hérodote, Michelet, Fustel, Bloch ou Veyne. Je n'ai pas souvenir (et serai ravi qu'on me rafraichisse la mémoire en cas d'erreur) de voir Darwin figurer parmi leurs principales références. C'est un tort. Lorsqu'on étudie les pratiques visuelles, on croise couramment d'autres approches – notamment l'histoire de l'art, l'histoire des techniques ou l'histoire des sciences –, qui nous aident à prendre du recul. Personnellement, je regrette beaucoup que les historiens de l'événementiel n'aient pas plus d'occasions de se confronter à l'histoire naturelle. C'est grâce à Stephen Jay Gould – l'un des plus grands historiens du XXe siècle et, avec Ricoeur, l'un des penseurs les plus profonds et les plus subtils de la temporalité –, que j'ai pour ma part découvert les capacités de questionnement de cette autre science historique, celle du vivant, qui a tant à voir avec la nôtre et tant à lui apporter.

Un exemple parmi d'autres – en forme de signalement pour la liste des cadeaux de Noël: le dernier ouvrage traduit en français de Richard Dawkins, professeur de biologie à Oxford et auteur du Gêne égoïste (Odile Jacob, 1996). Dans Il était une fois nos ancêtres. Une histoire de l'évolution (une traduction un peu fade du bien meilleur: The Ancestor's Tale. A Pilgrimage to the Dawn of Evolution, Houghton Mifflin Co, 2004), Dawkins décide de renverser le sens du récit. Au lieu d'une chronologie qui se déroule du passé à nos jours, il suit le fil de l'évolution à l'envers, s'éloignant du présent pour s'enfoncer vers l'origine. Le recours au modèle du pélerinage (ou de la machine à remonter le temps) a ici un but bien précis: désarçonner l'interprétation finaliste de l'histoire évolutive, qui découle tout naturellement de la vision rétrospective. Je n'ai le livre que depuis hier, et n'en ai parcouru que les quatre-vingt premières pages. Je ne sais pas encore si ce retournement de perspective tient ses promesses (j'ai l'impression que la composition de l'ouvrage, sous la forme de "fiches-cuisines" relativement indépendantes, facilite cette inversion). Mais je suis convaincu d'emblée de la fécondité du schéma, qui redéfinit immédiatement les enjeux de l'histoire autour de la notion de causalité, quelque soit le sens de la flèche du temps, et qui suggère de nous interroger sur la fausse ingénuité de nos outils de récit.

  • Richard Dawkins, Il était une fois nos ancêtres. Une histoire de l'évolution (trad. de l'anglais par Marie-France Desjeux), Paris, Robert Laffont, 2007, ill. index, 29 €.

L'album-photo définitif sur Hergé?

image Publié à l'occasion du centenaire de Hergé, cet épais volume d'un millier de pages, rédigées par l'ancien secrétaire de la fondation Hergé, avait été annoncé à grands coups de trompe comme la biographie "définitive" de Georges Remi. J'ai péniblement atteint la page 265 et ne suis pas sûr de poursuivre beaucoup au-delà – ce qui, pour un tintinophile, ne me paraît pas un signe très encourageant. Avoir nagé jusqu'à plus soif dans les archives du maître n'est visiblement pas une condition suffisante pour produire un essai historique digne de ce nom. A défaut d'un compte rendu proprement dit, je préfère m'acquitter d'un signalement en forme de recueil d'impressions non définitives, mais déjà marquées par la déception.

Pour autant qu'on puisse en juger après une lecture si brève, l'ouvrage me paraît souffrir de trois défauts rédhibitoires: un gros plan permanent sur Hergé, qui laisse constamment de côté les éléments de contexte. Impossible, en lisant l'ouvrage de Goddin, de connaître ce qui fait l'ordinaire d'une carrière d'illustrateur, de la pratique publicitaire ou de l'édition illustrée de l'époque. Sans cet arrière-plan, on ne comprend pas non plus ce qui fait les qualités propres du dessinateur. Cette constante myopie devient des plus gênantes au moment de l'évocation des rapports à la grande histoire, qui prend un tour volontiers bêtifiant: «En Allemagne, un homme infiniment plus dangereux que Rastapopoulos vient de gagner les élections. (...). Adolf Hitler a les pleins pouvoirs» (p. 189). No comment.

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J-332: une campagne en mal de blagues

La grève des scénaristes et auteurs de télévision, qui a démarré il y a maintenant plus d’un mois, peut-elle affecter le scénario des prochaines élections? Le blog du très sérieux Foreign affairs s’en est ému en début de semaine. D’abord, les séries se sont arrêtés et comme le remarque malicieusement le blog – après John McCain, d’ailleurs –, sans Jack Bauer dans 24h pour promouvoir l’usage de la torture, comment les républicains vont-ils pouvoir se justifier?

Par Gilles Bouvaist, USA 2008, 07/12/2007.
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Projection du film "Considérant que..."

La MJC Monplaisir et LaPRA présentent, dans le cadre de Vues sur Opinions: Considérant que..., documentaire de Dominique Roberjot et Christine Della-Maggiora (82', 2005-2007, Latitude 21 Productions)
Le jeudi 13 décembre 2007 à 20 h, en présence de Christine Dalla-Maggiora, rencontre-débat avec le public.

Tarif participatif: 5 €, MJC Monplaisir, 25 avenue des frères Lumière, 69008 Lyon.
Métro: ligne D (Sans Souci), Bus: 9 (Saint-Gervais), 23 (Lycée Colbert), 36 (Manufacture des tabacs ou Lycée Colbert).

“Ce film documentaire est le fruit d’une rencontre et d’un cri d’alarme qui nous ont profondément touchées. Il y a deux ans, nous sommes parties au Chili pour effectuer le repérage d’un documentaire sur le peuple Mapuche. Nous avons rencontré la Lonko (chef de communauté) Juana Paillalef et sa famille. Nous avons passé avec eux 10 jours au sud de la rivière Bio Bio pour préparer un scénario sur le thème de la criminalisation de la lutte Mapuche pour la récupération de leurs terres ancestrales.

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