Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Ingrid Betancourt: photo ou vidéo?

Buzz garanti pour la version en ligne de la vidéo d'Ingrid Bétancourt, annoncée comme enregistrée le 24 octobre, diffusée ce matin par le gouvernement colombien et accueillie avec satisfaction par l'Elysée. Premier webmédia français à en commenter les images, De Source Sûre semble douter de la véracité de la "preuve de vie": “Les otages américains parlent et bougent alors qu'Ingrid Betancourt reste fixe (il semble qu'elle remue faiblement la tête au début, mais cela pourrait être un mouvement de caméra). Le visage amaigri et triste, la Franco-colombienne semble enchaînée par une main et reste tête baissée. Alors, photo filmée ou véritable preuve?”

Malgré la mauvaise qualité des images, on distingue nettement un mouvement de tête au début de l'enregistrement, puis un mouvement tournant de la caméra, enfin plusieurs clignements d'yeux en fin de séquence, éléments qui militent en faveur de l'enregistrement vidéo, même si l'immobilité de la prisonnière, pendant près d'une minute, est troublante. D'autres photographies de la même scène semblent en confirmer la véracité.

Colloque "Enjeux de la photographie à l’heure d’internet"

Colloque des Gens d’images, vendredi 7 décembre 2007, Maison européenne de la photographie, 5-7, rue de Fourcy, 75004 Paris, auditorium.

Programme

  • 9h : Accueil des participants.
  • 9h15 : Ouverture et présentation du colloque par Nathalie Bocher-Lenoir et Dominique Sagot-Duvauroux.
  • 9h30 : Intervention de Jean-Paul Fourmentraux, université de Lille 3/EHESS. Les enjeux esthétiques des nouvelles technologies. En quoi les opportunités offertes par internet et le numérique ouvrent vers de nouvelles formes d’expression artistique remettant en cause les notions d’oeuvre et d’auteur? Témoignage: Jean-Pierre Degas, photographe.
  • 11h15 : Intervention de Michel Melot. Economie de l’image et bouleversements technologiques: les leçons de l’histoire. Dans quelle mesure les types de problèmes qui se posent aujourd’hui à l’économie de l’image ne se sont pas déjà posés dans le passé? Témoignages: Michelle Debat, Franck Maindon.
  • 14h30 : Intervention de Dominique Sagot-Duvauroux, université d'Angers. Les nouveaux modèles de valorisation de la création artistique: une comparaison intersectorielle. La situation des marchés de la photographie est-elle comparable à celle constatée dans d’autres secteurs également touchés par la révolution numérique (musique, cinéma…)? Témoignages: Jean-François Camp, directeur des Laboratoires Dupon et Jean Favreau, directeur de PixPalace.
  • 16h15 : Intervention d’André Gunthert, EHESS. Les enjeux sociaux des nouveaux usages de la photographie. Autour d’internet se développent des communautés de pratiques qui sont à la fois des espaces d’information, d’expertise, d’échanges et de convivialité. Comment fonctionnent ces communautés? Qui y participe? Quels types d’images y sont présentés et discutés? Témoignage: Hughes Léglise-Bataille, photographe.
  • 17h45 : Synthèse et conclusion: Nathalie Bocher-Lenoir et Dominique Sagot-Duvauroux.

Droit d'entrée: 30€ (déjeuner inclus). Inscription et renseignements, tél: 06 60 69 44 50.
MàJ: album.

Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

“L’enseignement et la connaissance sont importants parce qu’ils définissent ce qui, à travers les siècles, a fait de nous des humains, et non parce qu’ils peuvent améliorer notre compétitivité mondiale”, ainsi s’exprimait récemment D. Faust, présidente de l’université de Harvard. Comme l’université française a assumé depuis vingt ans un quasi-doublement des effectifs étudiants sans moyens suffisants pour accompagner cette évolution, elle se trouve aujourd’hui en grande difficulté pour remplir les missions de production et de transmission des connaissances qu’implique une telle vision. Pour améliorer cette situation, de nombreuses propositions ont été formulées par la communauté scientifique. Mais le gouvernement les a ignorées et a tiré argument des difficultés réelles de l’université pour transformer complètement, brutalement et sans réelle concertation, l’ensemble du dispositif national de recherche et d’enseignement supérieur, afin que celui-ci puisse être géré comme une entreprise, afin qu’un objectif majeur de l’enseignement supérieur soit la professionalisation immédiate, et que la recherche soit avant tout finalisée et à court terme.

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