Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Call for papers: colloque "Pratiques orales du cinéma"

image Le groupe de recherche "Cinéma et oralité" du département d'histoire de l'art et d'études cinématographiques de l'université de Montréal organise un colloque international intitulé Pratiques orales du cinéma qui se déroulera à Montréal du jeudi 25 octobre au samedi 27 octobre 2007, avec la participation de Roger Odin (Paris III). Ce colloque est ouvert aux enseignants chercheurs, aux étudiants de doctorat et de maîtrise ainsi qu'aux artistes de la scène et de l'écran.

Objectifs du colloque
Le colloque sollicite des contributions de tous les horizons disciplinaires, qui exploreront les perspectives ouvertes par l'influence de la culture et de la tradition orales sur les pratiques cinématographiques. Nous appelons pratiques bonimentées ou pratiques orales, toutes les projections accompagnées de commentaire. Nous nous intéressons également aux films comportant un contenu oral plus important où la parole et la langue jouent un rôle majeur. Nous proposons particulièrement d'aborder la question selon l'angle des études intermédiatiques, sociologiques, ethnologiques, linguistiques, sociopolitiques, littéraire et cinématographiques.

Nous invitons les participants à se pencher non seulement sur les pratiques bonimentées du temps du muet mais aussi sur leurs influences sur des corpus cinématographiques ultérieurs; nous proposons également d'envisager la perpétuation et la transformation de ces pratiques bonimentées du début du vingtième siècle à nos jours.

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Bye Bye Bon Week

image Le magazine Bon Week, lancé par le groupe Bauer le 29 juin 2006, a cessé de paraître. Le numéro 32 du 1er février 2007, dont la couverture (ci-contre) illustre bien les problèmes rencontrés par la publication, sera le dernier. Le 31 janvier, l’éditeur faisait part dans un communiqué de sa décision d’arrêter la production de l’hebdo people après seulement sept mois d'existence. “Les raisons, bien que multiples, de cet arrêt résident principalement dans le durcissement, ces derniers mois, d'une jurisprudence devenue intransigeante et excessive, qui n'est plus en phase avec le comportement médiatique des célébrités” déclarait-il.

Nombreux sont les magazines à voir le jour et disparaître chaque année en France. La mise en avant comme argument principal d’un problème de financement dû aux frais judiciaires est toutefois une première. En dressant le top ten des personnalités ayant touché le plus de dommages et intérêts (la famille Grimaldi, Patrick Bruel, Mylène Farmer, etc.), Les Dessous de la presse people (éd. de la Martinière, 2006) montrait l'importance de cette charge dans l'économie des journaux trash. Mais Léna Lutaud et Thiébault Dromard soulignaient également que ce risque était largement contrebalancé par les ventes. Dans le cas de Bon Week, malgré une diffusion affichée de 170.000 exemplaires pour le mois de janvier 2007, il semble bien que le magazine n'ait pas réussi à trouver son public. Une ligne éditoriale floue, une vingtaine de pages seulement consacrées aux célébrités sur un total de 60 pages, dans lesquelles figurent essentiellement des jeux et des conseils féminins pratiques semblant infantiliser une lectrice, mère de famille, d’origine très populaire: autant d’ingrédients à l'origine d’un désintérêt du lectorat, dans l'univers très concurrentiel de la presse people.

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