Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Small is beautiful (2): la carte d'Egypte

image Petite chronique des nouveaux usages (suite). Agé de neuf ans, mon fils est en cours élémentaire deuxième année. Hier soir, il demande à sa mère s'il peut utiliser son ordinateur (celui de son père est toujours occupé). Il lui faut une carte de l'Egypte pour un exposé. Ouverture du navigateur sur la page d'accueil de Google. Il tape les mots: "carte d'egipte" (sic). Le moteur lui propose de modifier l'orthographe pour: "carte d'egypte". Un clic. Puis un deuxième sur l'item "Images". Je n'interviens que pour conseiller de sélectionner l'affichage "Grandes". Il choisit une carte illustrée, un document scanné de 1992, disponible sur Lycos. Impression (couleur). Deux, trois minutes en tout? Là encore, comme précédemment, aucune hésitation sur la procédure.

— Tu connais Google images? Tu as déjà fait des recherches dessus? — Oh oui, à l'école, on va sur Google. On a cherché des images pour préparer les exposés. Le maître va les mettre sur une petite clé pour les mettre après sur notre site, tout le monde pourra les voir. (Puis, avec une lueur de malice, sûr de coincer son interlocuteur:) Tu sais faire des hyperliens?

Pendant ce temps, certains évoquent gravement l'école de Jules Ferry...

Projection du "Cortège des captives" à l'EHESS

image Le cortège des captives (tragédie chiite), un film de Sabrina Mervin (54 mn, arabe et français).
Projection le 22 mars 2007 à 17h, EHESS, amphithéâtre, 105 bd Raspail, 75006 Paris.

Dans un village du Liban-sud, proche de la frontière avec Israël, des habitants délaissent leurs occupations respectives et dépassent leurs clivages politiques pour se réunir et monter une pièce. Il s’agit d’un théâtre religieux, qui puise ses thèmes dans la mythologie de l’islam chiite. C’est aussi une manifestation de piété – un rituel – qui émeut les spectateurs jusqu’aux larmes. Le film raconte le montage et la préparation de la représentation; quelques extraits de la pièce s’intercalent à des scènes de la vie quotidienne des acteurs amateurs, du metteur en scène, des religieux qui cautionnent l’entreprise. Ils se racontent. En filigrane, c’est toute une vision du monde qui se dégage, celle que développe le chiisme et, à travers ces histoires personnelles, c’est une chronique du Liban-sud qui apparaît, par bribes, en petites touches.