Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

"A quoi sert l'histoire de l'art?", une réponse de Claire Barbillon

L'attaque par Jean Kempf du livret intitulé A quoi sert l'histoire de l'art? a suscité une réponse argumentée de Claire Barbillon, co-auteur de l'entretien. Comme mon confrère La Tribune de l'Art, qui a signalé ce billet et appelle au débat autour de l'ouvrage, je suis partisan d'une discussion sur ce livre et ne peux donc que me réjouir de l'établissement d'un dialogue direct entre les auteurs et leurs critiques. Par malheur, la contribution de Claire Barbillon, envoyée le 17 octobre dernier, a été rangée par mon anti-spam dans la file des commentaires refusés. Ce n'est qu'aujourd'hui que je me suis aperçu de cette méprise, que j'ai corrigé aussitôt. Il m'appartient de présenter mes excuses à Claire Barbillon pour le délai qui a séparé l'envoi de sa réponse et sa publication, et d'en signaler l'existence aux lecteurs de ce blog. Je frémis à l'idée que cette chausse-trappe électronique ait pu passer pendant presque une semaine pour l'exercice d'une censure mal intentionnée.

Création d'une archive ouverte en histoire de l'art par l'université de Heidelberg

image Après l'ouverture d'Art-Guide, moteur de recherche dédié à l'histoire de l'art, l'université de Heidelberg annonce la création de Art-Dok, première archive ouverte du domaine. D'accès gratuit, ouvert à tous les contributeurs, y compris non germanophones, la plate forme accueille les mémoires de recherche (thèses et masters), articles ou communications, de préférence en PDF. Archivés selon les normes OAI, ces documents peuvent ainsi être exploités par la plupart des catalogues des bibliothèques allemandes. On saluera la qualité de l'outil et la cohérence de l'initiative, qui s'inscrit dans le projet global de bibliothèque numérique d'histoire de l'art Arthistoricum.net. On aimerait qu'en France, l'INHA, qui a créé sa bibliothèque numérique sur le modèle rétrospectif de Gallica (documents du domaine public), puisse s'inspirer de tels programmes. En attendant, on ne peut qu'encourager les étudiants à s'initier à la pratique de l'archive ouverte en déposant leurs travaux, notamment de master (refusés par le serveur Hal-SHS), sur Art-Dok. Si l'université de Heidelberg voulait bien améliorer encore son interface en la traduisant en anglais, et pourquoi pas en français, elle renforcerait l'attrait de l'outil pour les usagers européens et l'installerait sans aucun doute de façon perenne dans le paysage de la discipline.