Colloque "Daniel Arasse" à l'INHA
Par André Gunthert, dimanche 21 mai 2006 à 08:56 (3351 vues) :: Colloques, conférences
Le colloque organisé par l’Institut National d’Histoire de l’Art, l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, l’Université Paris I-Panthéon-Sorbonne, l’Ecole normale supérieure et le Centre d’Etudes Supérieures de la Renaissance, avec le soutien de l’Istituto Italiano per gli Studi Filosofici (Naples), réunit des intervenants qui, amis, éditeurs, collègues ou anciens étudiants, ont tous bien connu Daniel Arasse. Dans leurs communications, ils s’attachent à dégager sur des points précis la portée historique, théorique et méthodologique de ses travaux.
Du 8 au 10 juin 2006
INHA, auditorium
6 rue des Petits-Champs
75002 Paris, M° Bourse/Palais Royal
Responsables scientifiques: Maurice Brock, Giovanni Careri, Danièle Cohn, Philippe Dagen, Yves Hersant, Nadeije Laneyrie-Dagen, Philippe Morel, assistés de Marie-Laure Allain et Sara Longo.
Argument:
Disparu prématurément le 14 décembre 2003, Daniel Arasse laisse derrière lui une production scientifique abondante et variée. Il a essentiellement travaillé sur l’image de peinture mais ne s’est jamais cantonné à un domaine de spécialité. Si la plupart de ses recherches portaient sur l’Italie du XIVe au XVIe siècle, Daniel Arasse s’est aussi intéressé à la Hollande du XVIIe siècle, à la France du XVIIIe et, plus récemment, à divers artistes contemporains. Une telle diversité procède d’une curiosité toujours en éveil et d’une insatiable envie de connaître et de comprendre, mais on y perçoit une profonde unité : elle est sous-tendue par une évidente cohérence intellectuelle. Le petit recueil intitulé On n’y voit rien (2000) fait ainsi écho au gros livre sur le détail (1992): dans l’un et l’autre ouvrage, si différents que soient les objets étudiés, l’analyse a pour ressort ce qui arrête le regard et sollicite la sagacité de l’observateur. Ainsi retrouve-t-on à l’œuvre l’attention que Daniel Arasse a constamment portée à ce qui relève de l’affleurement parfois à peine perceptible, qu’il s’agisse de la foi d’un peintre catholique vivant en milieu réformé (Vermeer, 1993) ou de la trace que le moi de l’artiste ou du commanditaire laisse dans l’œuvre (Le sujet dans le tableau, 1997).