Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Les blogs universitaires français, un frémissement

Y-a-t'il ou non un phénomène des blogs universitaires français? La publication d'un billet intitulé "Blogs et enseignement supérieur" par l'Amue (Agence de Mutualisation des Universités) le 17 janvier, a déclenché une série de réactions qui tempèrent quelque peu l'optimisme de l'article. On lira notamment:

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Call for papers: colloque "James Bond (2)007"

image Appel à communications pour le projet de colloque international:
James Bond (2)007. Histoire culturelle et enjeux esthétiques d’une saga populaire
BNF et CEEA, Paris, 16, 17 et 18 janvier 2007

Date limite : 15 mars 2006

Ian Lancaster Fleming, le créateur littéraire de James Bond, est né en 1908: champion d’athlétisme, journaliste, banquier, agent de change, agent secret pendant la seconde guerre mondiale, éditeur; ce n’est qu’en 1952 qu’il inventa son héros, James Bond, lui consacrant 14 recueils. Si l’auteur est décédé en 1964, à l’âge de 56 ans, son personnage lui survit aujourd’hui dans l’édition avec de “Nouvelles aventures de James Bond” écrites successivement par Kingsley Amis, John Gardner et Raymond Benson, mais surtout sur grand écran avec 20 films - bientôt 21.

En 1965, au moment où le cinéma en fit un phénomène de société, paraissait en Italie le livre pionnier Il caso Bond, sous la direction d'Oreste del Buono et Umberto Eco (Milan, Bompiani, coll. “cose d'oggi”, 37). Dans cet ouvrage, Umberto Eco décryptait les structures narratives des romans de Fleming. En 1980, au Danemark, Gérard Lehman montra la filiation de James Bond avec la littérature héroïque antique et médiévale (James Bond, héros mythique, Presses Universitaires d’Odense). Depuis, en dépit de quelques études principalement anglo-saxonnes, le James Bond littéraire ne semble pas avoir reçu une attention scientifique à sa mesure. Quant au James Bond cinématographique, bien qu’il constitue depuis 43 ans la plus longue série en continu de toute l’histoire du 7e art, et qu’il ait survécu à la fin de la guerre froide, il ne représente pas vraiment, en France du moins, un objet d’étude légitime. Pourtant, de 1962 – date de sortie de Dr No – à Casino Royale bientôt, on peut émettre l’hypothèse que ces films (et avant eux les romans) sont d’excellents témoins de l’histoire culturelle de nos sociétés et de leurs évolutions et qu’ils possèdent une singularité esthétique qui mérite d’être réévaluée. Si James Bond appartient à l’histoire contemporaine et aux formes populaires qu’elle a engendrées, une part de cette histoire en retour lui appartient.

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